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jeudi 9 avril 2009

Tolerance ... un peu de signification

C'est une question de tolerance quand il y a deux calendriers de Pâques. Banalement. Pour moi, Jeudi Saint sera la semaine prochaine. Ceux qui le comptent comme aujourd'hui, je ne les considère pas comme automatiquement hérétiques. Juste fâcheux qu'en 2006 ils (ou nous, à l'époque) célèbraient/célebrions Pâques le même weekend que les juifs leur Pesach. Faut pas confondre les deux testaments.*

Mais, autrement, "tolerance" n'est pas une question théorique de considérer sa propre confession à l'égale exacte de toute autre. On n'est pas "intolérant" par ce qu'on considère que les hérétiques et apostats ou les non-baptisés vont à l'enfer. On n'est pas "tolerant" parce qu'on considère que les adeptes d'une secte bouddhiste esotérique japonaise ont la même proximité que les chrétiens au ciel, pourvu que les deux soient pratiquants - ou les deux pas pratiquants. Le bon mot pour "intolérant" dans ce sens là est exclusiviste (un exclusiviste catholique s'appelant père Feeney, un exclusiviste Catholique romain s'appelle aussi feeneyiste), le bon mot pour "tolerant" dans ce sens là est indifférentiste ou universaliste.

Tolerance est accepter ce qu'embête. Intolerance est de ne pas l'accepter. Vue que les mendiants embêtaient certains aixois il y a deux ou trois années, c'est un acte d'intolerance de monter les obstacles à la mendiance. Pour un mendiant, c'est un acte de tolerance de ne pas trop se fâcher de ça. Ça c'est d'évidence.

Moins évident est la question, qui est embêté par la présence d'un mendiant? Père Bryan Houghton avouait parfois être "un peu rude" envers les mendiants, mais c'était parce qu'à Londres une certaine époque, ayant maison et donc possibilités de chauffer, il a vécu de ce qu'il ramassait des poubelles. Il a cru pouvoir généraliser l'expérience. Et il y a des gens qui font systématiquement les poubelles.

Il y a d'autres qui sont fâchés de voir quelqu'un ramasser de la nourriture des poubelles. Certains supermarchés même jusqu'à pourrir délibéremment les invendus. Logiquement ils devraient idéaliser les mendiants. Ce que n'est, hélas, pas toujours le cas. Mais nourriture des associations ou ou des invendus en fin de journée ou des poubelles ne resout pas le problème de laver les fringues. Il y a quand même des laveries (automatiques en plus) ou le patron engueule quelqu'un pour une demande même courtoise à un autre coutumier. Ce n'est pas tolerant.
...
Hans

*PS: Bien que séparés, ils ne sont pas sans rapport. Tous les Sabbaths du Vieu Testament étaient la préparation du jour que les Catholiques et Estoniens célèbrent aujourd'hui - 29 mars/11 avril 2009 -, et les autres orthodoxes en une semaine: Holy Saturday (nous, on est encore à Samedi de St Lazare, Lazarus Saturday)

mercredi 30 avril 2008

Mercredi de Pâcques; jour de St Jacques

Hristos a înviat, adeverat a înviat!
Le Christ est résuscité, en vérité il est résuscité!
Christ is risen, he is truly risen!
Kristus är uppstånden, han är sannerligen uppstånden!
Χριστὸς ἀνέστη! Ἀληθῶς ἀνέστη!

C'est aussi le jour de St Jacques de Zébédée, dont G fE le Chem1 en 2004.

lundi 28 avril 2008

Hristos a înviat, mais comment va notre évêque?

Quelques mots de sa pastorale paschale me troublaient de façon de m'empêcher même de faire la confession de foi en communion avec lui et les prêtres et fidèles en communion avec lui. Je l'ai retrouvé par internet, sur le site de la métropolie Roumaine.

"Avec tout cela, nous mêmes faisons souffrir nos frères, nous blessant réciproquement, en médisant, en nous offensant, en nous mentant, en nous faisant la guerre, en nous haïssant, en nous trahissant en vue d’un gain financier, en nous troublant les uns les autres. Même si nous avons connu et connaissons encore la souffrance, nous nous faisons souffrir les uns les autres."

C'est tout à fait vrai. Ce n'est pas pour plaisir que le bon Dieu aie choisie de nous sauver sur la croix douloureuse.

"Nous souffrons aussi à cause de nos désirs qui ne s’accomplissent pas selon notre volonté, à cause des maladies de l’âme qui nous tourmentent, ou à cause de la jalousie, de l’envie, de la colère, ou de la haine envers les autres. Tout en nous peut être cause de souffrance. Beaucoup d’entre nous sont éprouvés par des maladies de toutes sortes, les maladies de l’âme allant souvent de pair avec les maladies du corps." (mon emphase)


Comment veut il entendre le ou qui suit? Est-ce qu'il pense de la jalousie, de l'envie, de la colère ou de la haine comme "les maladies", qu'il avait évoqué? Malheureusement ça se peut entendre d'une autre façon, comme si les maladies de l'âme étaient autre chose que les vices capitaux et leurs exaggérations. Surtout qu'il y a quoique rarement des vrais maladies mentales, comme l'aliénation, le délire - qui passe après la fièvre ou excitation ou l'intoxication, la furie engendré par fixation dans une passion, la démence - celle-ci encore par age infantile, qui passe, par syndrome de Down ou par syndrome d'Alzheimer. Comme si par "maladies" de l'âme il entendrait les choses cités par les psychiatres, qui surdiagnosent peut-être même ces états et qui y assimilent des états moraux. Ou, comme si en entendant les maladies de l'âme (ceux qui sont suffisamment communs pour être cités avec les maladies des corps) comme les vices, il serait d'accord avec les psychiatres qu'il soient à soigner comme maladies qui se soignent par les médecins: qu'il soit à eux de diagnosticer jalousies, envies, colères, haines et de les traiter, et pas aux prêtres. Et ça n'est pas dans le crédo.

Hans Lundahl
Aix en Provence
Lundi Radieux
15/28 avril 2008
PS: Je regarde la juxtaposition de deux phrases un peu plus près:

"Nous souffrons aussi à cause de nos désirs qui ne s’accomplissent pas selon notre volonté, à cause des maladies de l’âme qui nous tourmentent,"

et je me demande, s'il veut dire que certains sont malades dans l'âme à cause précisement des désirs qui s'accomplissent pas selon leur volonté (j'espère qu'il n'aie pas pensé à moi, faudra-t-il le soupçonner?). Mais certains voient leurs désirs voués à l'échec précisemment parce qu'ils sont soumis à des surveillances de la psychiatrie qui a décidé en avance que tel ou tel désir est impossible et malsain par irréalisme ou malsain d'autre manière, et qui voient, fois après fois, années après années, chaque démarche selon leurs désirs annéanti par tel ou tel dérive sécuritaire ou responsabilitaire de la psychiatrie. À chaque démarche individuelle ils sont formellement libres, mais comme des enfants qui doivent beaucoup insister pour chaque petit démarche. Comme conséquence ils ne sont pas tout à fait libres socialement dans l'ensemble, ils sont comme des esclaves, empêchés de chaque cours de poursuites qui déplaît leurs maîtres. Des adultes qu'on traite en enfants, quoi! Ça ne peut pas ne pas provoquer de la colère et de la haine. Ça ne peut pas ne pas être la cause pourquoi tant d'ados aujourd'hui vont mal. Et le communisme excelle dans ce jeu là.

samedi 26 avril 2008

Bientôt Pâcques

Les évangiles de la passion sont lus, on attend déjà la résurrection.