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vendredi 25 juillet 2008

Vérités "de droite" et "de gauche"

Evidemment, ni les vérités, ni la vérité qu'elles constituent, ne sont de droite ou de gauche, sauf la vérité que l'homme a ces deux cotés dans son corps. Le théorème de Pythagore ne vote pas de droite, parce que Pythagore croyait (dans sa liste des oppositions, style yin/yang) que la main gauche portait malheur. Les nombres de Fibonacci ne votent pas à gauche parce que da Vince (qui les utilisait) était gauchier.

Avec une évidence pareille, il y a des vérités, dont les partis de droite ou de gauche s'accaparent dans les débats politiques - comment pouvaient-ils autrement attirer les votes? Parfois la logique en souffre:

  • La liberté d'éduquer ses enfants sans électricité dans la maison - écolo, donc de gauche. La liberté de les éduquer sans les envoyer à une école laïque et obligatoire pour tous - chrétienne, donc de droite.
  • La liberté de faire la route et vivre dans la rue avec ses enfants et son époux ou son épouse - hippie, donc de gauche. La liberté de se marier jeune pour les garder ensemble - traditionnaliste, donc de droite.
  • La liberté des musulmanes de porter la voile dans l'école - menace à la chrétienneté de la nation, donc une liberté de gauche. La même liberté pour des vocations monastiques - menace à sa laïcité, donc liberté d'extrème droite.
  • La liberté de fumer haschisch avec modération - anarchique, donc de gauche. La même liberté pour l'alcool - antique, donc de droite.
  • La liberté d'écouter trash metal dans la cour de l'école - anarchique, donc de gauche. La liberté de chanter y-même le grégorien - antique, donc de droite.
  • La liberté d'écarter les chrétiens de parmi ses potes (si l'on est laïc) - laïque, donc de gauche. La liberté d'en rayer les laïcs (si on est chrétien) - chrétienne, donc de droite.
  • La liberté d'une femme de ne pas se marier tôt, de travailler - féministe, donc de gauche. La liberté d'une-même de se marier tôt, d'être nourri par le mari - sexiste, donc de droite.
  • La liberté d'un jeune de ne pas prendre conseil d'un prêtre, mais d'un psychiâtre - laïc et scientifique, donc de gauche ou du milieu. La liberté d'un jeune de ne pas prendre conseil d'un psychiâtre mais d'un prêtre - chrétienne, donc de droite.
  • La liberté de pensé vis-à-vis la Génèse et Josué et la vue et le sens commun d'accepter darwinisme et héliocentrisme et d'éduquer ses enfants d'après ça - laïque et scientifique, donc de gauche ou du milieu. La liberté de pensé vis-à-vis darwinisme et héliocentrisme d'accepter la Génèse et Josué et la vue et le sens commun et d'éduquer ses enfants d'après ça - obscurantiste, donc de droite.
Et c. Et c. Et c. Et, à part la bonne logique, la paix entre les citoyens (évidemment de droite ou de gauche) en souffre aussi, et on voit déjà leur libertés s'effondrer et les pouvoirs des bureaucraties s'augmenter.


Hans Lundahl
12/25 juillet 2008
Avignon

dimanche 20 juillet 2008

Royalisme ou royauté? Quoi sert à quoi?

Je crois que la royauté a une chance, parce que les partis politiques divisent la vérité politico-morale et économico-morale entre eux. Parce que trop souvent des discussions internes fort nécessaires dans chacun des partis sont étouffés par le constat "ce n'est pas constructif". C'est à dire: ça sert à l'autre parti, pas au notre. Après, les discussions internes des partis font surface, ayant écarté tout ce qui "n'est pas constructif". Et si quelqu'un qui voulait débattre une vérité "de gauche" (c à d prise par la gauche) dans un parti de droite ou une vérité "de droite" dans un parti de gauche tâche après de se faire entendre dans le débat général, tout débat interne ayant déjà écarté sa position comme "non constructive" se trouve, à cause de ces débats internes, encore une fois étouffé dans le débat général. C'est d'ailleurs exactement ce que disait Ch. Maurras (mémoire éternelle!).

Le royalisme sert normalement à la royauté, et celle-ci sert, normalement et entre autres choses, à rendre cet esprit de parti hors état de nuire, ouvrant le débat à tout ce qui n'est pas trahison ou blasphème. Attention, je parle de trahison envers la patrie (T et ensuite R, feminin) ou l'armé, pas juste "trahison" envers le parti (R et ensuite T, masculin) - un substantif qui avec ses synonymes a fait carrière dans la politique des partis.

Mais on a vu le siècle passé que l'élimination des partis est parfois passé par l'élimination de tous les partis sauf un. Avec un étouffement pour tout débat qui n'est pas interne au parti unique. Il y a une grande différence entre absence de partis (réf angl.) et parti unique dans les élections*. Une restauration monarchique pour et par absence de partis serait bienvenue. Une restauration qui ferait du parti légitimiste le seul parti, ne le serait pas forcement.

Hans Lundahl

*Sans partis, comment établir une proportionnalité entre les votes, s'il y a juste les personnes auxquelles on vote?

A: la proportionnalité porte sur localité partielle ou classe partielle des votants. P. ex. la Commune d'Avignon; il y aura des représentants tels pour centre historique, tels pour St Ruf, tels pour autour de l'Hôpital, et c en foncion des habitants; ou encore tels pour les propriétaires de café, tels pour les employés de Bibliothèque ou Musée, et c. en fonction des catégories socio-professionnels des habitants, et c.

B: si on vote sur plusieurs personnes, et si on vote pour une personne deux fois le nécessaire pour qu'il soit élu, il pourrait avoir deux mandats (sériellement ou simultanément selon son choix ou les dispositions légales ou locales). Ou il pourrait encore supplementer les votes mancants pour l'élection d'un autre candidat.