mercredi 15 décembre 2010

Rythmes scolaires dans les actu? Vous les suivez?

Bien, alors vous savez que l'école commence avec des enfants à peu près 700 heures par an. La chiffre exacte n'a pas été retenue dans ma mémoire.

Il s'agit en France d'enfants agés de six ans, ça continue ensuite vers l'age de 16 (mimimum légal) ou 17/18 (l'age normal pour la Terminale).

12 ans * env. 700 heures =?
Il me semble: 8.400 heures. Et au delà.


Les chiffres de Miviludes seraient intéressants: combien des heures calculent ils comme le minimum pour une secte pour faire un adepte adulte?

En Suède leurs homologues (je crois en organisme privée, pas en organe d'état) avaient donné la chiffre 400 heures. Et ça concerne un adepte adulte, ayant déjà fait ses répères.

L'école véhicule une vue de monde qui est fortement privilégié par rapport aux vues dites "sectaires". Et malheureusement ce n'est pas la vue thomiste de l'univers créée par Dieu, l'humanité rachetée par la croix, c'est bel et bien par implication un déni de ça, un déni que l'église catholique n'a pas manqué à noter dans des vraies sectes, celles où se trouve le soutien des Miviludes: Grand-Orient, Rosicruciens, Rite Écossais (avec le dégré "Chevalier Cadoche" en opposition consciente et rabiate envers les deux pouvoirs dites obscurantistes qui s'étaient retrouvés unis contre Jaques Molay: la monarchie française, la papauté).

Je dis "par implication", car un professeur d'école peut ne pas dire en classe les mots "la papauté est obscurantiste" et quand même donner un récit du procès de Galilée qui va dans ce sens, il peut ne pas dire en classe les mots "la cosmologie moderne et l'évolution des espècees rendent Dieu superflu comme explication de quoi que ce soit" et quand même donner un enseignement de la génèse des étoiles par les nuages de gaz en rotatation par la gravitation, un enseignement sur la première vie comme les êtres unicellulaires plutôt que spirituels qui va exactement dans ce sens.

"Mais c'est la vérité ça!" dira-t-on. Après 8400 heures ou plus en classe, c'est sérieux combien comme conviction basée sur la pensée indépendante?

On était en train de parler des "sectes" - les Temoins de Jéhova comptent comme une (et les calvinistes ou musulmans pas?): leur numéro sur l'athéisme (Réveillez-Vous!, je me garde bien de prendre leur Tour de Garde) précise sur l'obligation scolaire (le problème pratique à quand quitter l'école) qu'il faut être soumis aux pouvoirs (Romains 13).

Bien, mais Romains 13 était dans l'Empire Romain où précisemment l'obligation scolaire n'existait pas. L'état d'Athènes comme celui de Sparte en temps pré-romains, oui, là l'obligation scolaire était une réalité. Mais Rome ne connaissait pas telle obligation pour le citoyen en tant que tel. Néron avait beau persécuter les chrétiens, il avait beau commettre atrocité après atrocité et contre sa famille eet contre les chrétiens dans le cirque, mais il ne vous mettait pas les flics aux trousses pour le fait de ne pas envoyer vos enfants à l'école. Celle-là existait, y envoyer les petits pour qu'ils apprennent à lire était coutumier, sauf pour ceux qui pouvaient se payer un instituteur privé, mais ne pas les y envoyer ne comportait aucune peine dans les cours de justice. Juste une mauvaise réputation parmi les voisins: comme radin et comme rude rustre*. Ou une bonne: comme suffisemment riche ou doué pour que vos enfants peuvent s'en passer. Encore, les ludi-magistri expliquaient des choses comme B A BA, C A CA, BA CA BACA ("baie", c'est le même mot et vu que la forme latine contient les trois premiers lettres, il a été parmi les premiers mots à apprendre), et encore trois onces (unciae) égale un quart et quatre onces un tiers de quelle que soit la mésure (poids ou argent) et biensur IIII I V, V I VI, I V IIII. Ils expliquaient un peu plus tard pourquoi le loup commence une querelle avec l'agneau ou pourquoi Ulysse aveugle le cyclope: mais ils ne s'exprimaient pas sur l'essence des choses. Là où ça commence dans les classes, il y a déjà une spécialisation des études, d'autres font déjà la potterie ou regardent leur maître couper une barbe. Moi, j'ai pu lire une généalogie évolutionniste (avec le crossoptérygien et tout) à l'age de six dans un jardin d'enfants qui faisait un peu l'école maternelle. Et c'est typique pour notre siècle passé.

Les seuls Cristeros ont fait une révolte contre l'obligation scolaire, je ne peux pas les qualifier comme contre Romains 13: aux contraires je crois qu'ils avaient bien étudié (au moins leurs prêtres) ce chapître, et constaté que l'obligation scolaire ne s'y trouve pas parmi les causes justes de l'autorité civile. Généralement je suis assez pour Pape Pie XI: son ordre aux Cristeros de baisser les armes ne se trouve évidemment pas parmi mes mobiles.

Hans-Georg Lundahl
Bibl. de Versailles
15/XII/2010

*Merci pour le mot, Arleston!

2 commentaires:

Hans-Georg Lundahl a dit…

Et les Cohen Gadol après Notre Seigneur ...?

HGL a dit…

Le lien dans le commentaire dessus est vers entre autre une réflection sur le fait que les juïfs n'avaient pas encore l'obligation d'études aux temps de Notre Seigneur: c'est une invention après leur chute.