J'en ai pas eu de doutes depuis 2006. Mais j'en ai manqué les épreuves.
- 1 Hier, je me suis qualifié comme écrivain. Mon interlocuteur m'a posé la piège "tu es écrivain public?" ce que je n'avais pas dit. J'ai soigneusement évité de repéter sa phrase, j'ai eu égale souci de ne pas l'accuser de m'avoir posé une piège. A moi, on me pose trop de pièges depuis trop longtemps. Mais pièges linguistiques, et ça à moi - c'est bas.
J'avais pas dit être un écrivain en recherche d'éditeur. Je m'autoédite sur internet. J'autorise biensur - pour être lu par non-utilisateurs d'internet, et pour que quelqu'un puisse faire argent et m'en verser un peu - l'impression. Je suis donc trop public et trop publiciste pour être un écrivain public. Ceci, selon mes sensibilités linguistiques, soit c'est un notaire public (notarius publicus en bon latin et bon suédois), soit c'est une fonction un peu inférieur dans ce que s'appelle à quelque contre-sens "fonction publique". Car la fonction magistrataire à cessé de s'exercer de façon publique dès que la démocratie s'est amenuisée.
À la fin de l'ancien régime la démocratie était encore suffisemment forte pour prendre la Bastille, renversant ainsi un symbole de l'œuvre de Richelieu. Dans la Cinquième République les bastilles se multiplient. - 2 En plus, chercher des prétextes pour qu'un écrivain ne soit pas lu - sans doute à cause de ma position fortement anti-maçonnique, selon ma conscience, mais je n'oblige personne à prendre juste mon mot pour, allez leur parler, ils ne veulent pas ma'voir comme écrivain tant que je n'écrive pas leur truc, ça sera transparent, si vous cherchez honnêtement - soit dans l'ordre linguistique, ce qu'est ridicule dans mon cas, j'ai pas peiné avec "trop" de déclinaisons dans l'école coloniale de Jules Ferry, j'ai déploré qu'on nous n'aie pas eu "le temps" d'enseigner subjonctif d'imparfait et passé simple, soit dans l'ordre morale, comme si un écrivain était formellement un rhétor et en devait avoir les qualités morales requises, ou comme si l'on connaissait quelque fait flagitieux de moi, c'est la preuve que ceux que j'ai aggressés verbalement n'ont pas tellement le courage de reponse. Qu'elle soi juridique ou littéraire / bloggaire.
- 3 Mais finalement, il m'arrivent parfois des choses étranges en recevant d'hospitalités, par exemple ceci: la veille de Pâques orthodoxes, dernier samedi soir, il pleuvait. Je demandais à une dame de m'abriter. Elle le faisait à la terrasse. Son ami me venait parler en sortant. Il y avait ce qu'il appelait un "bigounet" ou qqc - orage et tonnerre. Il me disait "la nature est formidable". Ne pas voulant accuser mon hôte d'idoliser la nature, j'entrait pas dans le débat directe, mais repondit simplement "formidable, c'est le mot".
Car un autre orage avait donné peur - formido en bon latin - aux disciples.
Et le créateur de la nature, devenu créature, avait dit aux vagues et aux orages de vent: Calmez-vous. Et ils se sont calmés.