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vendredi 24 avril 2009

m_a_g_o_u_i_l_l_e_s___m_a_ç_o_n_n_i_q_u_e_s

J'en ai pas eu de doutes depuis 2006. Mais j'en ai manqué les épreuves.

  • 1 Hier, je me suis qualifié comme écrivain. Mon interlocuteur m'a posé la piège "tu es écrivain public?" ce que je n'avais pas dit. J'ai soigneusement évité de repéter sa phrase, j'ai eu égale souci de ne pas l'accuser de m'avoir posé une piège. A moi, on me pose trop de pièges depuis trop longtemps. Mais pièges linguistiques, et ça à moi - c'est bas.

    J'avais pas dit être un écrivain en recherche d'éditeur. Je m'autoédite sur internet. J'autorise biensur - pour être lu par non-utilisateurs d'internet, et pour que quelqu'un puisse faire argent et m'en verser un peu - l'impression. Je suis donc trop public et trop publiciste pour être un écrivain public. Ceci, selon mes sensibilités linguistiques, soit c'est un notaire public (notarius publicus en bon latin et bon suédois), soit c'est une fonction un peu inférieur dans ce que s'appelle à quelque contre-sens "fonction publique". Car la fonction magistrataire à cessé de s'exercer de façon publique dès que la démocratie s'est amenuisée.

    À la fin de l'ancien régime la démocratie était encore suffisemment forte pour prendre la Bastille, renversant ainsi un symbole de l'œuvre de Richelieu. Dans la Cinquième République les bastilles se multiplient.

  • 2 En plus, chercher des prétextes pour qu'un écrivain ne soit pas lu - sans doute à cause de ma position fortement anti-maçonnique, selon ma conscience, mais je n'oblige personne à prendre juste mon mot pour, allez leur parler, ils ne veulent pas ma'voir comme écrivain tant que je n'écrive pas leur truc, ça sera transparent, si vous cherchez honnêtement - soit dans l'ordre linguistique, ce qu'est ridicule dans mon cas, j'ai pas peiné avec "trop" de déclinaisons dans l'école coloniale de Jules Ferry, j'ai déploré qu'on nous n'aie pas eu "le temps" d'enseigner subjonctif d'imparfait et passé simple, soit dans l'ordre morale, comme si un écrivain était formellement un rhétor et en devait avoir les qualités morales requises, ou comme si l'on connaissait quelque fait flagitieux de moi, c'est la preuve que ceux que j'ai aggressés verbalement n'ont pas tellement le courage de reponse. Qu'elle soi juridique ou littéraire / bloggaire.

  • 3 Mais finalement, il m'arrivent parfois des choses étranges en recevant d'hospitalités, par exemple ceci: la veille de Pâques orthodoxes, dernier samedi soir, il pleuvait. Je demandais à une dame de m'abriter. Elle le faisait à la terrasse. Son ami me venait parler en sortant. Il y avait ce qu'il appelait un "bigounet" ou qqc - orage et tonnerre. Il me disait "la nature est formidable". Ne pas voulant accuser mon hôte d'idoliser la nature, j'entrait pas dans le débat directe, mais repondit simplement "formidable, c'est le mot".

    Car un autre orage avait donné peur - formido en bon latin - aux disciples.

    Et le créateur de la nature, devenu créature, avait dit aux vagues et aux orages de vent: Calmez-vous. Et ils se sont calmés.

mercredi 16 juillet 2008

14 et 17 juillet - avant la révolution!

C'est de coûtume de considérer le 14 juillet (N. C.) de 1789 comme le début de la révolution française. Si le Roi avait repondu avec répression sévère, il y en aurait été comme ça, parce qu'alors il aurait, soit inauguré une révolution d'en bas (comme celle en Russie après le Dimanche sanglant de 1905), soit une répression qui aurait fini sa libéralité envers son peuple, en quelque façon retournant aux mœurs de Richélieu.

Mais la reponse du Roi fut tout autre: le 17 juillet il accorda le rasage de la Bastille.

Si la révolte populaire (et, accordons-le, excessive dans des détails) a été pardonné, c'est qu'elle ne constituait pas une révolution inacceptable aux yeux du Roi. Le geste que je commémorerai demain a fait d'une révolution potentielle une réclamation de liberté exaucée par décret royal.

Si, comme je le pourrais soupçonner, il y avait derrière cette révolte populaire une instigation vraiment calculant la révolution, celle-ci avait échoué pour le moment le 17 juillet 1789. Il en fallait des nouvelles initiatives pour séparer le peuple de son Roi et opprimer les deux. La constitution de la nuit du 4 août - un jour vraiment digne du deuil - constitue, j'en doute pas, la plus importante immédiatement après. Si le Roi a pu accorder la fin de la servitude avec bon cœur - comme plus tard le St Czar et porteur de la Passion Nicolaï II - et si la fin des exactions féodales était bien-intentionnée, la Constitution Civile du Clergé avec la nouvelle liturgie constituait une vrai provocation envers une minorité importante du peuple, capable des révindications armés pas moins populaires que la prise de la Bastille - notons Vendée et Bretagne - comme elle était aussi inacceptable pour la Reine.


Hans Lundahl
3/16 juillet 2008
Avignon

PS/ J'ai passé le 14, pas en deuil, mais j'ai suivi un conseil attribué (peut-être à tort) à la Reine Marie-Antoinette: ayant faim, j'ai mangé des gateaux. Des alimens plus solides ne manquèrent point longtems. Grace à son intercession?