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lundi 28 juin 2010

Rue Asuza, LA ... d'où les préjugés anticatholiques?

Seymour* semble avoir été un homme humble. Il avait lu un verset de Joël qu'il avait - avec d'autres - interprété comme une promesse d'une nouvelle Pentécôte:

Joel 2:27 Et vous saurez que je suis au milieu d'Israël ! Moi, je suis Yahweh, votre Dieu, et il n'y en a point d'autre, et mon peuple ne sera plus jamais confus !
3:1 Et il arrivera après cela que je répandrai mon Esprit sur tonte chair. Et vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards auront des songes, vos jeunes gens verront des visions.
2 Même sur les serviteurs et sur les servantes, en ces jours-là je répandrai mon esprit.
3 Je ferai paraître des prodiges dans les cieux et sur la terre, du sang, du feu et des colonnes de fumée.
4 Le soleil se changera en ténèbres, et la lune en sang, avant que vienne le jour de Yahweh, grand et terrible.
5 Et quiconque invoquera le nom de Yahweh sera sauvé; car sur la montagne de Sion et de Jérusalem, il y aura une réunion de sauvés, comme l'a dit Yahweh, et parmi les survivants que Yahweh appelle !


(source ici avec dernier verset de "précédent" tout sur http://bible.catholique.org/=version Crampon)

Pour nous les catholiques, biensûr, c'est une promesse de la Pentécôte tout court. "je répandrai mon Esprit sur tonte chair" s'est vérifié quand St Pierre a vu que le Saint-Esprit s'était repandu sur des non-circoncis. Un peu avant, quand c'est dit "et mon peuple ne sera plus jamais confus," c'est une prophétie sur l'indéfectibilité de l'Église depuis l'Ascension jusqu'à nos jours et au delà jusqu'à la consommation des temps.

Mais pour Seymour "mon peuple" était la même nation qui avait entendu Joël, il n'avait pas compris que la nation juive c'était séparé en deux pour le Christ et que "mon peuple" était l'Église - le grec ekklesia veut dire "assemblé du peuple" - de celui-ci, même en préférant latin, grec, syriaque à l'hébreux comme nouvelles langues liturgiques, plus tard aussi slavon, précisément parce que devenue internationale, parce que le Seigneur avait répandu son Esprit sur toute chair, juive ou ethnique. D'où la nécessité de chercher un autre accomplissement de la promesse.

Il crut la situer dans la glossolalie. Il attendait la glossolalie comme les juifs ou certains juifs - les bons ou les mauvais, Dieu le sait - attendaient le Messie. Il trouvait une femme qui avait ce don, il croyait que c'était de Dieu. Il s'est rendu aux études théologiques chez Parham, qui l'a reçu devant la fenêtre les beaux jours, et dans le couloir les jours pluvieux, selon Harvey Cox. Quand il reçoit le don qu'il attendait, il établit une assemblé quasiment domestique à rue Asuza, Los Angeles. Parham le visite quelques années plus tard, il n'est pas d'accord, et Seymour conclut, très sagement: quand on parle en langues mais n'aime pas ses frères d'une autre couleur de peau, ce n'est pas un signe qu'on ait reçu le Saint-Esprit.

D'abord, citons un autre recit, celui de sa belle-fille:

"One of those who applied for enrollment was William J. Seymour, who had been encouraged to do so by Lucy Farrow. His entry into the Bible school must have caused some consternation because of the Jim Crow and segregation laws that time in Texas. Dad Parham, being from Kansas, was not used to such laws and customs and he welcomed Seymour into the classroom. There is an undocumented account, repeated in many books, that Seymour was required to sit in an adjoining room and listen to the lectures through an open door. The account I heard from those present was that he was welcomed into the class along with everyone else."[9]


Wikipedia donne comme référence: Across the Lines: Charles Parham's Contribution to the Inter-Racial Character of Early Pentecostalism

by Eddie L. Hyatt

From the Fall 2004 issue of the PNEUMA REVIEW
où en effet les mots de sa belle-fille se trouvent.

Pour Harvey Cox, Seymour devait quand même constater un manque de charité dans le rejet de ce que se passait à la rue Asuza.

Mais alors, quel crédibilité accorder à Parham? Le choix de Parham comme "professeur de théologie" était motivé par le fait que c'était une disciple à lui qui avait parlé en langues, mais ensuite il se rend compte que celui-ci n'a pas la charité.

Dans son livre, Harvey Gallagher Cox taxe Parham de "sympatiseur de Ku Klux Klan". Certains ont allégué une loyauté de Klan, wikipedia (c à d éditeur anonyme) dit:

An undated (probably 1925)[5] poster for a Parham camp meeting is provided by one web site to support the allegation that Parham was involved with the Klan,[12] yet what it says at the bottom "K-onvincing K-onvicting K-onverting" is open for interpretation in various ways (i.e. location was K-ingman K-ansas). The rumor that Parham was involved in the Klan may have developed from the name of his revival meeting.

It is important to note[says who?] that the KKK in Parham's time was not primarily seen as an anti-black organization. Rather, it emphasized family values and was concerned with limiting Irish immigration and the spread of Roman Catholicism. It had great political power in some parts of the country. Even Harry Truman, who later integrated the military, joined the Klan in 1922.


Parham, était il donc sympatiseur du côté anti-catholique du Klan?

Je continue la prochaine paragraphe de wiki:

The 1930 biography on Parham (page 32) says "Mr. Parham belonged to a lodge and carried an insurance on his life. He felt now that he should give this up also."[5] The question is one of timing, the extent of his involvement, and how much of their teachings became merged with his theology. From his wife's comments, it appears he was originally involved because of the good deeds they did in looking after their fellow man (something he did not feel the churches did a good job of doing), not because of their beliefs. Because many in the Pentecostal movement oppose the Freemasons so bitterly, some have said that he left the organization when he started his "Full Gospel" ministry.


Ici une référence est donnée: la biographie écrite par sa femme.. Je n'ai pas eu l'opportunité de vérifier.

Il y a des croyances maçonniques et il y a des croyances maçonniques. La question que je me pose n'est pas "a-t-il cru Jah-Bul-On"** dans le sens donné par Walton Hannah - dans ce cas il l'a probablement regretté, car les pentécôtistes attaquent les maçons pour ça - mais: a-t-il accepté les diatribes anticatholiques à propos de l'Inquisition, de la Papauté et de la Royauté française, faisant une forme de culte de martyrs pour Galileo Galilei, Jacques Molay, peut-être même les Kathars et Giordano Bruno? Et, a-t-il transmis ça à Seymour? Il me semble fort possible que oui.

Seymour semble s'être comporté, à part ça, assez catholliquement. Il n'a pas fait de publicité pour rue d'Asuza, faisant confiance que l'Esprit allait attirer ceux qui devaient venir. Ou est-ce qu'on doive considérer ça comme sécrétesse plutôt que modestie? Mais il n'a pas vraiment caché non plus. Si on frappait la porte, on pouvait venir. On n'avait pas à se prouver digne par un an comme pour les loges. Il n'a pas fait la quête, il a laissé une boîte à l'entrée - ce que n'est pas sans rappeler la coutûme des Alcooliques Anonymes, selon un livre que j'ai lu sur les douze principes et les douze étapes. Un livre qui m'a convaincu que AA sont apparentés aux maçons. Et, il n'a pas du tout fait fortune, il est mort en pauvreté.

Il n'est pas tout à fait un St Ignace de Loyola non plus, quand Parham - qui était pour lui ce que l'Inquisition avait été pour St Ignace - est contre l'émotionnalisme ritualisé, il ne change pas. Il taxe même son ex-mentor comme ayant trop peu de chartité (selon le chapître deux chez Harvey Cox). St Ignace avait été demandé de ne plus conseiller sur le dégré des péchés sans avoir fait des études de théologie qu'il accomplit aussi fidèlement à Sorbonne.

Sorbonne et St Ignace, ça donne St François Xavier, un des premiers jésuites, qui avait vraiment le don des langues, car il a préché dans des langues qu'il n'avait pas apprises mais que ses auditeurs comprenaient, comme les Apôtres le jour de Pentécôte, dans les pays lointains de l'Orient. Je ne crois pas que mon curé serait très appréciatif pour la glossolalie des pentécôtistes, il s'appelle justement Xavier.

Hans-Georg Lundahl
Mairie du III, Paris
Jour de Ste Potamiène,
Jour de St Irénée,
Veille des SS. Apôtres
Pierre et Paul
28/VI/2010

PS, n'empêche pas, quand ils sont attaqués, ce n'est pas pour leur manque de catholicité. Quoique la même question que je pose à un Musulman se pose à eux, j'ai étant catholique, répondu à ses question d'une manière semblable à la leur.

*Selon le deuxième chapître de Harvey Gallagher Cox (trad. Michel Valois), Le retour de Dieu : Voyage en pays pentecôtiste, Desclée de Brouwer, Paris, 22 août 1995, broché, 296 p. (ISBN 978-2220036885). Numéro OCLC 34572826

** Différents auteurs [Qui ?] ont cherché l'origine de ce nom dans une translitération du mot biblique « Jahbulon » (ביה) qui serait l'un des noms de Dieu[réf. souhaitée].

  • Selon le révérent Canon Richard Tydeman[3], le mot serait composé de trois termes hébreux:
    • יהּ (Yah, « Je suis »)
    • בּעל (bul, « au Ciel »)
    • און (on, « en force »)


  • Des rapprochements ont été également faits avec les noms des trois assassins de certaines versions de la légende d'Hiram, dénommés dans certains pays « Jubela », « Jubelo » et « Jubelum » ou dans d'autres « Giblon », « Giblas » et « Giblos ».

  • Le mot Jabulum pourrait venir de l'hébreu Yaba’al’am (׳בצלצמ) qui pourrait être traduit par « Yah est le seigneur du peuple »[4].

  • Le mot Guibulum pourrait venir du mot « Ghiblim », présent dans la Bible et signifiant "maçon".

  • Enfin, le pasteur anglican Walton Hannah, dans son livre Darkness Visible : A Christian Appraisal of Freemasonry (1952) affirma que le mot Jahbulon, décomposé en Yah-Bul-On dans certains rituels anglais[5], signifiait Jéhovah-Baal-Osiris.


Selon wiki.