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jeudi 24 mars 2011

29 Bd de St Germain, une reconnaissance pour ce matin!


1) deretour : 29 Bd de St Germain, une reconnaissance pour ce matin!, 2) 29 Bd de St Germain (suite), 3) Ben Cohen, Jerry Greenfield ... et Hezekiel 16:49-50, 4) New blog on the kid : Il n’a pas trop eu ses lunettes cassées ?, 5) Il n’était pas trop considéré avec ses voisins ?

Clarification de comparaison en bas!

J'avais envisagé de décrire notre rencontre en toutes ses couleurs. Je me borne à dire, que si j'ai exprimé un certain dédain pour Monsieur devant son appartement, il avait pris le prix d'inhospitalité rencontré par moi à Paris et j'avais quand même dormi la plupart des nuits comme cette-même. Enfin, il y a eu un avantage de ça, puisque j'étais en train de me débattre avec un américain qui prétendait entrevoir les motifs des premiers chrétiens de se faire persécuter même sans une quelquonque aide ou inspiration surnaturelle, vous m'avez aidé à refuter un peu ses argumentations, voici parti de mes réponses:

As for the first, being poor and supported by the Church is one thing, but being rich, risking persecution, and being in the meantime expected to support the poor with alms? I have seen Christians shun that obligation, when it comes home to them. And older martyr ages were times when standing up publicly in soup kitchens was not a great option for almsgiving. Not that I do not enjoy the soup kitchens that are there now, more or less depending on the other guys who are there. But that way of giving alms is recent among Christians.


Pour lire le tout en contexte, voir ce lien: http://youcallthisculture.blogspot.com/2011/03/persecution-of-mormons-vs-persecution.html HGL

Rectification:

Le prix d'inhospitalité à Paris, sauf un soir vis-à-vis mon bagage tandis que je me trouvais en George Pompidou. Mais là, le perpétreur était lâche. En dehors de Paris, c'est vrai, trois endroits j'ai eu des pires rencontres. Les trois fois avec des noirs ou beurs. Ce matin c'était le pire que j'ai vécu avec un blanc francophone et face à face, en cherchant ou trouvant un hospitalité pour une nuit.

Mise-à-jour, le 2-IV ejusd. anni:

Ce matin j'avais une discussion avec des policiers venus me déloger - ce qui ne m'arrive pas trop souvent, la plupart des copropriétaires ou locataires ayant un peu plus de compréhension que ça. J'ai entre autre expliqué que d'abord je prends pour méthode générale de ne pas revenir pour ne pas embêter les mêmes gens, ensuite je ne bois pas pour pouvoir garantir de ne pas dégrader avec des impuretés corporels provoqués par une consommation élévée.

J'ai aussi reçu d'informations. Il parait que:
a) il y aurait des non-sdf qui feraient la même démarche, sans en avoir la même nécessité,
b) il y aurait eu des occasions récemment ou il y avait eu des violences.

Si c'est le monsieur de cette adresse qui en collusion avec des membres de quelque loge ou réseau (comme Jean Madiran était mieux en 1962 quand il écrivait que des catholiques ne devaient jamais se mettre en des loges avec les méthodes de la franc-maçonnerie!) a-t-arrangé ça, ce serait un peu ignoble. Et même de part d'un réseau qui aurait tout simplement entendu les choses de lui et décidé de les arranger sans lui dire comment. Et sinon, il y a une coincidence très curieuse qu'après ce matin là j'ai trouvé davantage de difficultés. J'ai même rencontré des insultes sur l'internet les dernier deux jours, qui me qualifiaient de manières pas seulement inexactes, mais aussi quoique inexactes au moins plus compréhensibles de part de loges ou autres réseaux qui m'observent sur place ou qui décident de me refaire mon éducation ou quelque chose comme ça./HGL

Mise-à-jour, le 2-IV ejusd. anni, bis:

Parlant de réseaux et de francmaçonnerie, il me commence sembler louche que: a) on a longtemps évité de me donner la chance comme écrivains de ce blog et d'autres apparentés selon mes conditions données sur la première page de ce blog, raccourci vers la version française des conditions se trouvant ici:

http://shrt.st/ui1


ce qu'aurait pu m'éviter les pauvretés rélévants pour ce matin là et aujourd'hui et ce qui aurait pu m'aider à payer les dettes envers la bourse d'études;

b) on m'a parfois reproché un peu indirectement dans le contexte un manque de maîtrise de français, ce qu'est faux;

c) juste hier j'avais fait un appel vers l'étranger anglophone là-dessus et juste aujourd'hui j'ai parlé, avant l'ouverture de la bibliothèque Audoux avec un népalais qui me demandais si je considérais la maîtrise d'une langue essentielle pour s'y exprimer.

Je le trouve louche, en plus que la reproche m'a été faite à propos de ma langue maternelle, où je choisis une orthographe désuète mais proche de l'actuelle et où, en plus, j'ai parfois remplacé les lettres å, ä, ö avec aa, ae, oe selon les exemples donnés pour orthographes alternatives de ces ligatures dans l'allemand (pour ä, ö = ae, oe) ou le danois (pour å = aa). Ça par des gens fortements suspects de maçonnerie.

Ces réseaux là, il y a un certain biais kantien dans la morale qu'ils aimeraient m'imposer, ce que je demande des autres, ils voudraient m'obliger à le faire aussi, mais avec quelques mensonges directes - comme sur ma maîtrise de langue - et d'autres malhonnêtetés - comme refus de tenir compte des proportions, par exemple entre un homme libre et un employé, entre un homme seule et une communauté - en plus cher, comme excuse pour m'empêcher d'arriver à quoi que ce soit du tout.

Je confirme, je n'ai pas l'obligation de me soumettre à une quelleconque bizutérie par des francmaçons ou des marxistes ou des juifs, je n'appartiens pas à leurs réseaux, quelle que soit la protection qu'ils m'accordent ou prétendent accorder. /HGL

Mise-à-jour, le 3-IV ejusd. anni:

Et la même observation est valable vis-à-vis des réseaux islamiques, antiracistes, marxistes, ou de la secte sémimaçonnique Alcoholiques Anonymes. Pourquoui cette observation?

J'envoie la version anglaise des conditions d'utilisation:

http://shrt.st/ujx


à la connaissance d'une connaissance à FB, et je me vois obligé de ne pas envoyer comme lien.

"Attention : ce message contient du contenu bloqué.
Certains contenus de ce message ont été signalés comme abusifs par des utilisateurs de Facebook."


Ce qu'est abusif est bien-sûr cette signalisation. Et ça reste vraie quelle que soit le bienfait avec lequel les coupables de cette persiflage ont prétendu devant leur consciences de me dédommager ou d'acheter quasiment le pseudo-droit de me faire un tort en me donnant une aumône.

Même observation quand aux gens qui admirent cet admirateur de Chesterton pour être ennémi de la propriété privée ou qui me méprisent pour le même motif totalement erroné. Quoique, n'ayant pas lu ou ayant lu mais pas souhaité le citer correctement ce drôle type de Chesterton, je serais probablement accusé de faire un paradoxe en disant qu'un admirateur de Chesterton ne peut pas être un adversaire de la propriété privée./HGL

vendredi 26 novembre 2010

Jean Madiran a tort sur une chose (ça c'est rare)

La Reine d'Espagne, qui "a dû se courber dans une profonde inclinaison monastique qui finit par équivaloir en somme à un agenouillement"1, a tout simplement fait la proskynisis usuelle quand un fidèle du rite Grec communie. L'agenouillement latin n'existe pas chez eux, un agenouillement qui continue maindroite ou tête vers le sol s'appelle metanoia et se trouve réservée pour la pénitence, tandis que la proskynisis par profonde inclinaison est le geste usuelle d'adoration. Le Pape, en lecteur avisé du M. l'Abbé Klaus Gamber (mémoire éternelle!) le sait trop bien pour y voir occasion de prendre affront.

Quand au roi d'Espagne, c'est possible qu'il soit bien conscient du fait que sa signature d'une législation récente néfaste l'exclut de la communion./HGL

1PRÉSENT, Samedi 20 Novembre 2010, p. 1, "L'affront au Saint-Père"

dimanche 2 mai 2010

Jean Madiran, 10/IV/2010, PRÉSENT N°7070, p. 1 (commentaires)

Dans la plupart des cas, la foi est au contraire un don reçu à la naisssance par le baptême.


Bon, huit jours après, c'est une attente très normale, sauf en peril de mort imminente.

Ces "huit jours" sont une parralèle assez directe à la loi de Moïse, où il s'agissait encore de la circoncision, que le baptême remplace en signe d'alliance et surpasse comme moyen de grace.

Il y a des gens qui ne veulent pas vraiment admettre ça, pour le motif qu'alors, le peuple élu ne serait pas eux. Ils veulent avoir la sécurité que le "kiddush ha-Shem" (la sanctification du Nom), c'est honorer le tétragrammaton, la Torah et la communauté juive, plutôt que le Nom du Père et du Fils et de l'Esprit-Saint, l'Évangile et l'Église Catholique (ou peut-être Orthodoxe).

Pour y arriver, ils s'aveuglent volontairement devant l'histoire de l'Église primitive, notemment le baptême des petits enfants, des deux sexes, au huitième jour, coûtume qui sera (plus tard?) loi canonique. D'où aussi l'allergie contre des locutions comme "la vieille loi" et "la nouvelle loi": le christianisme devait être une philosophie, non pas une loi, une opinion humaine, non pas une révélation divine publique, un mouvement changeant et non pas une tradition. Si ça explique le modernisme à travers la franc-maçonnerie, ça explique également le Protestantisme - et l'Anabaptisme.

Pour moi, je ne suis pas grandi ni dans un contexte purement judaïque ni purement chrétien, et immédiatement très peu dévot, sauf pour ma mère et un bel-oncle. Elle a du attendre assez longtemps avant de me donner une doctrine chrétienne cohérente, j'ai eu la doctrine de Comte à peu près, avec le miraculeux présent en Superman et Marvel Comix pas sans beaucoup de "technoblabla" pour le déguiser comme non-miraculeux. Mais, de la doctrine de Laplace et de Darwin, j'ai été sorti avec la gentillesse de ma mère à celle de l'Évangile. Et non comme supérieure en morale ou spiritualité seulement - à l'age de neuf je n'étais pas tellement doué pour juger ça, sauf vis-à-vis le Communisme de 1917 et de l'après-guerre et la Terreur de 1793, mais surtout comme une connaissance plus exacte puisque plus accessible à la raison, puisque révélé comme divine par miracles qui se sont déroulés devant des temoins.

Il me semble déjà par là hypocrite de vouloir repousser l'age de l'apprentissage de la doctrine chrétienne le plus longtemps possible, tandis que l'apprentissage de pseudo-sciences comme évolution ou héliocentrisme vient au contraire très tôt. Oui, il me semble hypocrite d'admettre des doutes sur la résurrection là où les doutes sur l'héliocentrisme passent pour folie ou fanatisme.

Permettez-moi, cher Jean Madiran, que j'ai découvert à travers Itinéraires il y a une vingtaine d'années, à faire un petit reponse moi-même, plus en détaille, à ce sottisier de l'évêque-type, fait par vos citations:

"Le dialogue désormais l'emporte sur l'orthodoxie, c'est ainsi qu'une Église qui bouge prend la relève d'une Église figée, et que l'on passe d'un christianisme d'habitude à un christianisme de conviction."


C'est précisement en dialoguant que j'ai trouvé l'orthodoxie, mais ceux qui n'en ont pas ont été mes pires memoires d'interlocuteurs de certaines époques. Cet homme, cet ami d'une "mère de maison" d'un internat, qui m'a prêté The Origin of the Species par Charles Darwin, et qui avait le chutzpah envers ma mère de me vouloir rééduquer de mon rejet, et envers moi de le vouloir faire par désapprouvement en me rapprochant des "mörkmän" - "hommes des ténèbres, hommes obscures" par le fait de rejeter cette perle de la "raison humaine" mise en hypostase comme par les révolutionnaires (qui avaient de toute façon la lucidité de voir que la nation qui vénère Ste Jehanne et la Sainte Vierge serait mieux inspirés par une comédienne inthronée que par un commité des encyclopédistes).

Quand au christianisme d'habitude, j'ai eu affaire avec des gens un peu fourbes qui, déployant leur fausse autorité auprès de tiers part, qu'il s'agisse de prêtres ou de filles, ou des gens qui m'auraient donné un travail ou qui me l'auraient conservé, à certaines époques, ou de la situation géographique d'un pays où les catholiques sont en minorité inférieure même aux musulmans m'ont empêché de vivre une vie paroissiale normale.

Je ne crois pas pouvoir exclure qu'on ait abusé des hospitalités pour m'amener sous pouvoirs cabbalistes, dans le but de changer mes convictions. J'ai aussi été reçu dans l'"église orthodoxe" en debut 2007, sans abjurer le catholicisme romain, je suis retourné au catholicisme romain version traditionnelle (ou intégriste) deux ans après. Voir par exemple ma défense de St Robert Bellarmin que je trouvais attaqué par des "orthodoxes".

"Le prêtre n'est plus le patron de la paroisse, il préside simplement une eucharistie qui est un geste de fraternité, en mémoire de l'unique sacrifice déjà accompli une fois pour toutes."


Normalement le curé est autant "patron de la paroisse" que l'évêque de sa diocèse. "Ne faites rien sans l'évêque" disait St Ignace, troisième évêque d'Antioche, après St Pierre et St Éleuthère.

Et la liturgie divine, qu'elle soit en azymes ou en pain levé, de Sts Basile et Jean Chrysostome ou de Sts Gregoire I et Pie V, est le mémorial d'un sacrifice et contient ce qu'elle mémorise, elle n'est donc pas un mémorial vide.

"Il faut amener les chrétiens à devenir des adultes dans la foi plutôt que de se replier sur eux-mêmes, occupés à répéter une doctrine officielle au lieu d'inventer librement leur conviction"


Si j'ai inventé librement moi-même quoi que ce soit, c'est une forme de paix entre Orthodoxie Greque et Romanité Latine qui ne fait aucun appel à la maçonnerie ou au rélativisme. Deux hommes en erreur objectif et non coupable, Photios (avec Cærulaire) et Boniface VIII. Un schisme apparent, où l'église demeure intacte sur les deux côtés. Vatican I (de la côté Latine) et Constantinople V (de la côté Grecque) sont des conciles locales qui se confirment en condamnant rationnalisme et scepticisme, Trente avec Iasi et Jérusalem font le même contre le Protestantisme. Vatican II et Florence, deux conciles locales qui se contredisent et s'invalident sur le dogmatisme feeneyite d'un côté et de l'autre les insinuations de l'universalisme. Ce que laisse ouvert la porte à St Pie X, le Grand Catéchisme comme parti du Catéchisme Romain de 1905: "ceux qui sans leur propre faute sont ignorants de la vérité dans son ensemble et coopèrent fidèlement avec la grace selon les vérités déjà connus ne sont pas dehors de l'église, car bien qu'ils sont dehors de son corps ils appartiennent à son âme" (cité d'après la mémoire). Mais plutôt ce n'est pas ce que j'ai inventé, c'est ce que me reste avec une certaine stabilité après avoir reçu doctrine traditionnelle de deux embouchures différents. Si je me trompe, que Dieu me garde de le faire par orgueil ou par égotisme. Que Dieu me garde, si encore possible de tromper d'autres.

Si je dois abandonner ça, c'est à la côté Latine que m'amènent mes convictions, car là se trouve la vérité historique la plus canonique, la demeure le plus purement la tradition commune en mainte question.

Pie XII n'a pas fait tant de concessions aux darwinistes ou aux malthusiens que les Orthodoxes Néohimérites l'ont assez souvent, ni tant de duretés inutiles envers l'autre côté du schisme de 1053 que les Orthodoxes Paléohimérites (c'était notamment lui qui cessa de nommer Patriarches Latins pour Constantinople, Alexandrie et Antioche, quoique les postes ne furent supprimés qu'avec Jean XXIII ou Paul VI), comme, je viens juste de lire Vladimir Moss l'autre jour sur la Conquête Normande (il s'agit de lecture pour mon opus commencé en honneur de St Anselme, qui fut le IIe archevêque de Cantorbéry après la conquête de 1066). On avait trouvé un Stigand sur le throne de Cantorbéry qui pactait avec Cærulaire, on avait affaire à un peuple qui avait commis un massacre envers les Danois d'Angleterre (les Normands étaient encore très attachés à leurs racines Danoises) et on commence à avoir des doutes sur les saints honorés sur place, ceux dont les miracles les authentifient sont finalement acceptés. De ça Vladimir Moss - a-t-il même pris connaissance du fait que le roi Danois d'Angleterre était lui aussi un Saint, le Saint Canute? - veut voir un "aggiornamento" brutal dans le cadre de la réforme grégorienne, qui pour lui est la fin de l'orthodoxie en Occident.

"Quand les laïcs et les prêtres restent des mineurs dans l'Église, alors l'Église n'est plus crédible. Des "mineurs"? C'est-à-dire être dans cet état d'incapacité de penser et de vivre sans la direction d'autrui. L'Église doit parler d'adulte à adulte. C'est l'exigence incontournable de la modernité."


Que ça me donne envie de ricaner!

La modernité c'est l'expertise qui une fois dicte que les neuf planètes sont les traces d'une grande masse cigaro-morphe tirée du soleil par le passage d'une autre étoile et une autre fois qu'elles sont les condensées des cercles qui sont condensées du plan de gaz qui constitua originellement le système solaire, encore dicte-t-on que le neuvième planète Pluton est désormais dégradé du rang de planète, et que ne dicte-t-on pas sur héliocentrisme, sur darwinisme, sur explications purement matérielles de la pensée et la non-expertise est censée avaler ça comme ... "des mineurs" est bien la phrase?

La modernité c'est aussi l'école obligatoire (comme en Suède, Allemagne, aussi en Soviétique avant la chute du mur), de l'enlèvement des mineurs de leurs parents, de la psychiatrie ... pour les fous, bien-sûr, pour les dépressifs aussi, mais également pour une plus grande quantité d'hommes et femmes dont "le problème psychique" se résume assez bien dans le refus de laisser penser l'expertise (ou "les autorités")pour eux.

"Dans l'Église l'ouverture prend enfin la place de la fermeture. Au lieu de dicter aux gens des mœurs médiévales préfabriquées, il faut s'adapter à leurs comportements actuels."


Est-ce génuine, ce dernier truc? Ce n'est pas un résumé un peu polémique?

Les mœurs médiévales préfabriquées, où exactement est le problème? Les mœurs sont assez souvent préfabriquées, et s'il s'agit des mœurs chrétiennes, elles étaient en place au Moyen Age et sont par définition mœurs médiévales. Je les préfère aux mœurs communistes ou politiquement correctes préfabriquées, et je crois que cette préférence est assez commune parmi les gens qui ont une génuine ouverture et connaissance de l'histoire du Moyen Age.

Hans-Georg Lundahl
BpI G. Pompidou
Beaubourg, Paris
2/V/2010 IV dim. après Pâcques
(et St Athanase tombe sur
ce dimanche cette année)

mercredi 2 avril 2008

L'enfant-roi derrière la misère d'école? Non, au moins pas seulement

Certaine époque, on respectait les profs. Et maintenant ... Certaine époque on apprit la grammaire du français littéraire, on avait un bon vocabulaire. Et maintenant ... Au moins c'est ce que me dit une connaissance à peu près l'age de mes parents, qqs années plus jeune. Il l'explicait avec jeunisme, avec l'enfant-roi.

Je ne crois pas qu'il hallucine. Je ne crois pas non plus qu'il voye les choses dans la bonne perspective, ni même qu'il aye raison.

1° A l'époque, plus de monde était encore dans la campagne. La ville démoralise. Au moins du point de vue du respectueux.

2° A l'époque, l'école, la grammaire, le correcte fonctionnaient encore comme des ascenseurs sociaux. Maintenant plus.

3° Il confond un bon vocabulaire avec un vocabulaire correct. Un bon vocabulaire est un vocabulaire rélévant pour ses contacts sociaux, que ce soit d'entourage familiale, de passetemps ou encore de profession. Même observation pour l'orthographe. Si tes copains abbrègent "j'ai" en "G", ce n'est pas mauvais de le faire avec eux. Ce que serait mauvais, c'était de le faire avec quelqu'un qui valorise le correcte, par example si par là on perdrait un contrat qu'on voudrait bien avoir. Celui qui connaît juste le correcte est autant handicapé aux contextes populaires ou informels, que celui que ne connaît pas le correcte l'est dans un contexte formel.

4° A l'époque, il y avait moins des jeunes des quartiers ou banlieues aux écoles. Maintenent il y a les banlieues et les quartiers devenus fameux en 2005. J'ai déjà noté, je le note, je le rénoterai: le problème avec ces jeunes, c'est qu'on les force à attendre une école où ils ne sont vraiment pas chez eux, où ils sont censés apprendre des choses dont ils ne seraient souvent pas même fiers s'ils les apprendraient bien. Sauf de leur travail en tant que travail et de leur adaptation en tant qu'adaptation, comme des strebers.

Pour un Arabe, je parle concrètement, littérature (dans le sens de culture générale) veut d'abord dire le Coran, ensuite les poëtes Arabes ou Persans, encore les comtes de Mille et Une Nuits (ça, c'est déjà de la culture populaire, comme Mickey Mouse par Disney ou Sillage par Morvan pour les jeunes occidentaux) - ils ont quoi à foutre avec Racine ou avec Sartre? Ceux qui respectent la culture occidentale, oui, eux, ils seraient fiers de l'apprendre. Ceux qui ne la respectent pas tellement ... c'est pas trop pareil. On les force de perdre des ans et des ans pour apprendre ... une culture qui n'est pas la leur, une attitude dans le rapport foi et raison qui n'est pas la leur non plus ... non, ce n'est pas une bonne démarche auprès d'eux, ni, enfin de compte pour les autres, surtout pas pour les autres dans une même école. On ne vit pas chez eux dans la famille, eux ne vivent pas chez uns-mêmes dans la famille, le fait de vivre sous les mêmes lois sur le même territoire n'est pas une raison valable pour usurper pour ainsi dire l'autorité qu'ils respectent vraiment, c'est à dire celle des parents. On peut savoir gré aux Arabes qui respectent et qui aiment notre culture occidentale, ce n'est pas une raison de se venger hors toute proportion sur les autres, les trop dégoûtés de Palestine, Abou-Ghraïb, Guantanamo Bay, ceux pour qui ça résume l'Occident.

Il y en a même, pour qui le français correcte avec son orthographe du Moyen Âge (oui: on prononce mou-a-ien et ecrit comme à l'époque où on disait encore mo-ye-n avec un o audible, avec un yè et avec un n audible, une époque qui se trouvait à ce qu'on appelle le moyen âge) hors rapport prévisible avec la prononciation soulève des mémoires noires de la colonisation d'Algérie, des punitions corporels pour ne pas avoir appris de distinguer "avais--avait--avaient"!

Pour un jeune Français patriotique, soucieux de ne pas subire une colonialisation à rebours, je parle avec une concrétion pareille, littérature contemporaine c'est peut-être plutôt Jean Raspail ou Mgr Lefebvre ou Un Moine du Barroux ou Serge Beketch (R. I. P.) avec son "Journal de la Courtoisie" ou "Itinéraires" par Jean Madiran que ce ne serait Sartre ou Michel d'Onfray (qui copie, directement ou indirectement, un illogisme de "la Bible du Moscou": que la religion, (surtout chrétienne), soit à la fois une névrose attristante qui sape la joie de vivre jusqu'à rendre malade et une illusion béate qui aveugle devant le spectacle tragique du monde - spectacle qui semble peut-être autant plus tragique pour d'Onfray, que c'est son athéisme qui semble perdre de terrain et se retrancher dans au moins une langue de plus en plus violente).

Pour que la paix regne dans une cour d'école, c'est peut-être la seule solution valable que les deux parties se retranchent dans une vie de jeux, de littérature futuriste (donc pas enracinée dans le passé qui les opposerait autrement), c à d des BD comme Sillage, de fumé de Haschisch, des teufs improvisées, de drague qui (on le sait trop bien) n'a pas beaucoup de chances de résulter dans des mariages les années à venir. En bref: une vie "d'immaturité", selon les critères des profs. Une vie telle que les profs l'aiment combattre. Une vie que les profs résument comme fuite de la réalité, tandis que c'est eux-mêmes qui se coupent de la réalité en se disant que "si seulement les élèves respecteraient les profs, s'appliqueraient aux études, cesseraient les jeux vidéo et les tchatches, écriraient le français correcte, ils auraient de l'espoir" - je me demande bien auprès de qui? Auprès de patrons avides de suivre les goûts des profs comme démarcage social? Peut-être il y en a qui auraient très peu d'espoir auprès de ces patrons de tout manière ...

L'autre solution, c'est d'abolir la cour d'école s'il s'agit de grandes classes, s'il s'agit d'école obligatoire, s'il s'agit même d'école de rattrappage imposée par les autorités sociales. On n'a pas besoin d'avoir appris les équation de deuxième degré pour faire la coiffeuse, ni d'avoir appris l'histoire de France pour faire le mécanicien. Si on les aime, pourquoi qu'on les étudie pas, même sans obligation? Si on ne les aime pas - pourquoi qu'on les étudie de tout? L'essentiel c'est l'acessibilité, pas l'obligation!

Je ne veux pas cacher que cet aspecte a été abordé. La gauche a décrié de pousser les enfants et des jeunes trop tôt à l'usine. Mais si la faute est dans l'usine comme façon de faire le travail plutôt que dans le travail économique depuis la puberté? De toute façon, on peut interdire certains travaux aux jeunes, même sans leur interdire de travailler.

Hans Lundahl
Aix en Provence
20 mars/2 avril 2008