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samedi 2 août 2008

Anarchie des propriétaires, communisme des démunis ...

Anarchie veut dire qu'on peut faire quoi que ce soit sans être puni par ordre d'un juge, communisme veut dire réglimentation et inculcation d'esprit d'équipe.

Quand à Avignon un mendiant peut être insulté parce qu'il n'aille pas au Secours Catho, quand une fois là il doit payer certains services, notamment d'hygiène, quand à Avignon c'est qu'on blesse des gens si on entre les bibliothèques avec des fringues qui puent, quand à la campagne on se voit interpellé par police et recommendé de prendre travail parce qu'on mendie sa nourriture quand on peut être insulté parce qu'on vient de demander argent que ce soit là ou là .... il me semble que le titre de ce message soit un peu juste quand même.

Juste pour ne pas laisser que des liens aujourd'hui ... 20 juillet/2 août 2008, Avignon

Hans Lundahl

vendredi 18 juillet 2008

How e v e r

Ayers has something to say, its a pity to miss it because of his past:

"This is a time not only of great stress and oppression and authoritarianism, and a kind of rising incipient American form of fascism, and what the government counts on, what the powerful count on, is that we will stay quiet. It's the idea that we can tolerate these intolerable things without screaming, without somehow coming out, joining up and coming out and saying something. It's what they count on in terms of keeping things under control."


It is not by calling adoption "the responsible option" as if every indulgence in teens were not just a sin, but a mismatch to be repaired by loneliness and separation, rather than marriage and mother-/fatherhood, that one will stop (if ever abortions). It is by calling every deviance from "responsability" a disaster to be erased by doing the contrary, that one pushes teens into getting abortions rather than families (and works). It is by demanding more and more qualifications and "preparations for real life" (mine has not started at nearly forty, they are still not letting me stand for my compositions last wednesday) for the simplest tasks, that one keeps teenagers out of work and fatherhood.

Hans

mercredi 16 juillet 2008

14 et 17 juillet - avant la révolution!

C'est de coûtume de considérer le 14 juillet (N. C.) de 1789 comme le début de la révolution française. Si le Roi avait repondu avec répression sévère, il y en aurait été comme ça, parce qu'alors il aurait, soit inauguré une révolution d'en bas (comme celle en Russie après le Dimanche sanglant de 1905), soit une répression qui aurait fini sa libéralité envers son peuple, en quelque façon retournant aux mœurs de Richélieu.

Mais la reponse du Roi fut tout autre: le 17 juillet il accorda le rasage de la Bastille.

Si la révolte populaire (et, accordons-le, excessive dans des détails) a été pardonné, c'est qu'elle ne constituait pas une révolution inacceptable aux yeux du Roi. Le geste que je commémorerai demain a fait d'une révolution potentielle une réclamation de liberté exaucée par décret royal.

Si, comme je le pourrais soupçonner, il y avait derrière cette révolte populaire une instigation vraiment calculant la révolution, celle-ci avait échoué pour le moment le 17 juillet 1789. Il en fallait des nouvelles initiatives pour séparer le peuple de son Roi et opprimer les deux. La constitution de la nuit du 4 août - un jour vraiment digne du deuil - constitue, j'en doute pas, la plus importante immédiatement après. Si le Roi a pu accorder la fin de la servitude avec bon cœur - comme plus tard le St Czar et porteur de la Passion Nicolaï II - et si la fin des exactions féodales était bien-intentionnée, la Constitution Civile du Clergé avec la nouvelle liturgie constituait une vrai provocation envers une minorité importante du peuple, capable des révindications armés pas moins populaires que la prise de la Bastille - notons Vendée et Bretagne - comme elle était aussi inacceptable pour la Reine.


Hans Lundahl
3/16 juillet 2008
Avignon

PS/ J'ai passé le 14, pas en deuil, mais j'ai suivi un conseil attribué (peut-être à tort) à la Reine Marie-Antoinette: ayant faim, j'ai mangé des gateaux. Des alimens plus solides ne manquèrent point longtems. Grace à son intercession?