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jeudi 14 juillet 2011

Bonne fête de St Camille de Lellis!

- Mais c'est vert aujourd'hui.
- Non, blanc. St Camille de Lellis.
- Vous êtes un homme honnête et pieux, voici les clefs de l'église. Je m'appelle Camille Chaussinand!*

Le 17 je vais commémorer la destruction de la Bastille, sur l'ordre de Louis XVI.
HGL

*D'après mémoire du livre Prêtre rejeté, par M. l'Abbé Bryan Houghton

mercredi 14 juillet 2010

Feu d'artifice, vue par dessous le Pont d'Alma


J'étais arrivé à une barrière, autres ont franchis par dessous ou à côté, moi je suis resté. J'ai par contre vu le feu d'artifice de sous les voutes du pont prochain.

Le drôle qui m'a frappé est: ce feu d'artifice se fait un 14 juillet pour mémoriser un fait divers devenu vite historique mais il y a plus que 200 cent ans. À l'époque il y avait aussi un feu d'artifice, celui dont une étincelle avait enflammé un stock de bois de feu. Les morts se sont fait moins par le feu que par les "pompiers" qui empêchaient les citoyens de "jouer aux pompiers".

C'était le feu d'artifice en honneur du mariage principal entre le duc de Berry - futur Dauphin encore plus tard Louis XVI - et la princesse Viennoise Maria Antonia, ici commue comme Marie Antoinette. (Merci au blog Tea at Trianon pour ce fait). Bien que le feu d'artifice n'était que de loin l'occasion des décès, elle s'est imposée des pénitences.

À l'époque, donc, les feux d'artifice se faisaient pour des événements historiques aussi, mais contemporains. Aujourd'hui donc par le rétrospectif.

Quand on ne voit pas le comble d'un feu d'artifice, on sait quand même qu'il est là derrière le pont. Et quand il tombe, c'est comme une cascade volcanique, sans bien-sûr les dégâts. Ou une pluie en les couleurs très vifs. Je me suis demandé si le titre Purple Rain (par Prince, dont je ne suis autrement pas un fan, mais Purple Rain reste un classique) ne soit pas tout simplement un feu d'artifice en pourpre vu d'un angle pareil - avec quelqu'un dansant "dedans", en réalité devant: "see you dancing in the purple rain" pourrait s'expliquer si simplement et si peu "psychadéliquement" et si peu décalément que ça. C'est souvent le cas avec des choses qui semblent mystiques, ou qui le sont réellement, elles sont parfois très simples.

Pink Floyd n'est pas "pink fluid" avec une prononciation décalée ou dialectale comme j'avais autrefois cru, wikipedia sur ce band m'informe que ce sont deux noms d'artistes appréciés par le lead singer. Pink est crois-je un surnom ("rose" ou "couleur de chair") réutilisé par une autre artiste plus récemment, les américains me correcternt si je me trompe, Floyd est une orthographe anglaise du gallois Lloyd (oui, gallois "ll" se prononce à peu près comme "fl", comme les anglais approchent le "u" avec "iou", et ça se comprend aussi).

Et Deep Purple, selon la même référence, est nommé en mémoire d'une chanson aimée par la mamie du lead singer. La chanson parle de l'heure ou le ciel devient pourpre profond.

Car, dans la musique aussi, il y a une certaine rétrospectivité. À l'époque, si on voulait de la musique classique, on prenait pas un morceau cent ans de vieux, mais normalement un morceaux contemporain. Le contemporain chez nous n'est normalement pas classique, car il y a pour des solennités tristes ou drames comme "Aniara" une musique très dissonante, pour le gai ou pas si sombre quie ça comme solennel des morceaux vieux, et pour le gai ou pas si sombre comme ça des morceaux marqués dans un style ethnique ou "rythmiquement animé": jazz, pop, rock, salsa, Broadway musical étant entre ces styles peut-être le plus classique. Il y a quelques artistes contemporains qui font une musique avec sonorités classiques, je pense à Tubular Bells par Mike Oldfield et les concerts de Jean-Michel Jarre. Purple rain est évidemment du rock.

Mais un adagio ou une sonate est généralement d'il y a centaines d'années, sauf l'œuvre de Maurice Ravel: premier morceau plus connu "pastiche" ethnique, Bolero, deuxième morceau le plus connu "pastiche" d'époque, Pavane. Mais dans le jazz, si on fait comme le premier jazz à New Orleans ça ne s'appelle pas pastiche, ça s'appelle revival.

Entre 14 juillet et Guy Fawkes day, c'est le dernier qui me semble vraiment anti-catholique à célébrer. Guy Fawkes était un catholique complotteur, mais il fut très provoqué, par les vraies persécutions que les cathliques subissaient par le vraiment totalitaire Jacques I ou VI (d'Angleterre et d'Écosse). La Bastille fut rasé par un ordre issu de Sa Majesté très Chrétienne le 17 juillet. Parfois des excès sont pardonnés par le ciel ou ses représentants très vite. Et les lettres de cachet n'étaient pas provoqués sauf pour Richelieu et son oublie du principe "nulla pœna sine lege".

Hans-Georg Lundahl
Paris
15 juillet, mémoire d'un autre
excès du colère populaire français,
en 1099, Jérusalem.

dimanche 9 mai 2010

1429 - 1789, les 17 juillet

1429, Jehanne achève son œuvre en couronnant Charles VII à Rheims;

1789, Louis XVI sanctifie ce jour d'anniversaire (360 ans exactement, sauf la réforme grégorienne du calendrier) en rasant la Bastille.

Ajoutons que Ste Jehanne lutta contre les anglais, et la Bastille eut cette fonction par les décisions d'un anglophile nommé Richelieu (un grand admirateur du régime totalitaire des Tudor et du premier Stuart, chose qu'il voulait pour la France, chose que Ste Jehanne avait épargné à la France).

En 2010 - ce n'est pas encore le 17 juillet, mais quand même - Bachelot s'apprète à ajouter aux illibertés tyranniques pour bien plusieurs que les quelques pauvres prisonniers de la Bastille.

Hans-Georg Lundahl
Paris IV, Beaubourg
9/V/2010

Ajoutons, que c'est pleinement un droit et parfois un devoir de faire la politique au nom du vrai Souvereign, et d'affirmer la Catolicité de cette belle France. Il y en a qui le font en ciblant la laïcité et les Musulmans, c'est leur jugement prudentiel. Pour moi, cibler les Musulmans serait ingrat les défendre à tous les coups également, j'ai reçu bonnes choses des deux côtés, ce n'est pas mon débât, je me prononce sur les questions que je peux honorablement prononcer.

Mais une chose au thème: je préfère un simple boulanger Musulman à certains au pouvoir qui le sont.

dimanche 28 mars 2010

Il y a des moments qu'un Tradi et Monarcho comme moi trouve le Tricolore beau ...

Il y a des moments que je trouve que si les Fleurs de Lys seront restaurées comme drapeau national, le Tricolore aurait une place comme drapeau de la region Parisienne ou de Paris.

Il y a des moments que je me souviens des mots célèbres du Pape Léon XIII dans le ralliement: liberté, égalité et fraternité ont aussi - a-t-il dit aussi? - un sens légitime et chrétien.

Et les têtes drapées dans le Tricolore dans une générosité envers les assiégés de Bab-el-Oued qui rappelle et dépasse (en bons raisons et en sacrifices) la générosité envers les prisonniers de la Bastille ont fait quelque chose pour racheter les crimes commises autrefois sous ce drapeau.

Je n'ai pas l'honneur d'être Français ou Algérois, mais si je l'avais, je n'aurais plus la honte senti par Henri V ou Henri comte de Chambord vis-à-vis ce drapeau.

Aujourd'hui j'ai brandi une palme avec les autres fidèles, avant-hier des militaires ont brandi Tricolores comme des palmes devant Notre Seigneur.

Hans-Georg Lundahl
Dimanche de Rameaux 2010
G. Pompidou/Beaubourg, Paris IV

mercredi 20 janvier 2010

Alexis Lacroix, connaît-il l'histoire?

En Marianne du 13 au 19 juin 2009, p. 79, il s'exprime dans la catégorie culture en faisant la critique d'un essai: "Catholiques: le retour des intégristes".

Je me refuse de diffuser les coordonnés du livre en question et je me borne (en question de retrouvailles) à constater:

1 qu'à cette époque il a dit:

On les croyait vaincus, ces catholiques intégristes, héritiers de la Contre-Réforme, de la contre-révolution, du contre-modernisme qui, jusqu'à Vatican II, avaient écrasé de leur rigorisme la scène politique et religieuse de l'Europe.



2 que ce critique n'est plus trouvable sur le site www.marianne2.fr

3 mais malheureusement cette bévue énorme se trouve encore sur papier.

Car d'une bévue énorme il s'agit en effet. J'aimerait trouver autant d'héritage de la Contre-Réforme (St François de Sales, St Robert Bellarmin, p ex) chez les Tradis qu'ils veulent avoir, ce que je ne peux pas supporter ce sont des attaques à la Contre-Réforme. Ou louanges à Vatican II basées sur de telles attaques.

Mais passons sur les faibles dans nos propres rangs. Car ce qu'à écrasé l'Europe, ce ne sont certainement pas Felipe II (Roi d'Espagne, exemple de la Contre-Réforme, vaincu par l'échec de l'Armada en 1588 et ensuite posthumément par la paix concluante de la Guerre de 80 ans en 1648), ni Bonnie Prince Charlie (contre-révolutionnaire Écossais et Anglais et Irlandais, fils du Vieux Prétendant, en tant que tel vaincu à Culloden en 1746), ni Cadoudal (contre-révolutionnaire français, vaincu et pendu par Napoléon, excommunié par un Pape en Concordat avec celui-ci, 1804), ni les Carlistes (contre-révolutionnaires espagnols, vaincus à plusieurs reprises entre 1820 et la Guerre d'Espagne, dans celle-ci co-vaincueurs de la guerre ensemble avec Franco, mais perdants de la paix ensuivante*), ni les contre-modernistes, marginalisés et ostracés depuis le debut dans les universités sauf les expressement catholiques ou les faultés de théologie (Belloc à raconté un fable d'un homme ayant vendu son âme au diable ou on se dispute si celui-ci était au bon temps pour cueillir sa proie "mais j'ai tous les universités à mon côté" disait le diable à quoi repondit St Charles Borromée "mais moi j'ai le pape de mon côté" ce qu'à vaincu le diable, mais non pas le monde académique de l'Europe).

On n'écrase pas la scène religieuse et politique d'un continent en perdant de plus en plus terrain, en perdant sinon chaque bataille au moins presque chaque guerre. Et non plus ils - nous donc - n'ont pas fait ça "de leur rigorisme" si à chque coup le rigorisme est de l'autre côté.

Il y avait plus de libertés pour le peuple (mais pas pour l'élite) sous Felipe II que sous ses adversaires vaincants, Elisabeth l'usurpatrice d'Angleterre (qui avait envoyé armes et bateaux aux rebelles contre ce roi en Pays-Bas), ou les capitalistes d'Amsterdam. Il y avait plus de festivités populaires (les fêtes de l'église catholique, donc) il y avait plus de sauvegards pour les droits de la petit gent (Fuente Ovejuna et El Alcalde de Zalamea témoignent que les paysans et la bourgeoisie pouvaient venger un affront sexuel même à un notable, ce que n'était pas forcément le cas partout à l'époque - ou aujourd'hui). Sur le plan culturel, Angleterre d'Elisabeth pouvait encore prétendre à autant de théatre qu'Espagne, mais bientôt venaient les puritains avec ensuite Cromwell - en Angleterre. Et Hollande est devenu éponyme quasiment avec richesse et stolidité bourgeoise - demandez à un Belge, ils sont restés fidèles à Felipe II et ce sont eux qui nous ont donné Tintin.

Tous qui est pittoresque à l'égale de la liberté religieuse - qu'elle soit contesté ou accepté, plutôt le dernier quant aux lecteurs de Marianne - parle en faveur des Stuarts vaincus qui toléraient Anglicans, Puritains, Non-conformistes (sauf les révolutionnaires violents) et Catholiques plutôt que les vaincueurs libéraux (whigs) qui persécutaient les catholiques et avec eux les irlandais jusqu'aux temps de l'émancipation des catholiques.

Les pertes des Chouans et des Carlistes furent les succès d'une scolarité progressiste qui supprimait durement les particularités Bretons et Basques - sous la III République comme sous Franco (et avant). Et la Réforme Liturgique de Vatican II semble avoir mis chaque paroisse de France sous la dictature des puces de benitier - celles qui s'assument (bon, plus ou moins) parmi les Tradis, les autres (comme la fameuse Comité de la Jupe) à l'autre champs, plus vaste.

C'est Louis XVI (dont on commémore la décapitation demain) qui a rasé la Bastille le 17 juillet 1789. Depuis 1870 et la III République, la laïcité ne cesse pas de la remplacer et augmenter.

Hans-Georg Lundahl
Saint Denis,
Médiathèque Municipale
20 janv. 2010

*Évidemment ils n'avaient rien à voir avec ceci, qui est carrément moderniste d'allure:

Des témoignages historiques et scientifiques relatent par ailleurs que dans l'immédiate après-guerre des psychiatres de la junte ont effectué des expérimentations sur les prisonniers politiques pour identifier les gènes communistes. Il s’agissait sur le plan historique de l’une des premières tentatives systématiques de mettre la psychiatrie au service d’une idéologie.** Des documents publiés récemment révèlent le projet conçu par le psychiatre en chef de Franco, le docteur Antonio Vallejo Nágera, pour identifier le bio psychisme du fanatisme marxiste.


Source, accessé 12:30 le 20 janv. 2010

**Une des premières tentatives, ce n'est pas si correcte. D'abord il y a eu la Prussie. Louis II de Bavière déjà fut victime de psychiatrie selon les idéologues prusses, mais aussi tant de particuliers jugés non désirables. Aux EEUU avant la Sécession, il existait une diagnose appelée "drapétomanie" - "lubie d'un esclave de s'enfuir". Ça s'était bien avant Franco!

Mise à jour, 23 janv. 2010, St Raymond de Peñaforte, dans la Bibliothèque Mouffetard, Paris Ve:

1788 All forms of torture were abolished, greater freedom given to press, steps towards abolition of lettres de cachet.


Source: humanitarian reforms of Louis XVI.

Mon emfase. Le rasage de la Bastille décidé par le Roi le 17 juillet 1789 n'était donc pas une simple faiblesse ou clémence avec le populace qui l'avait prise le 14, c'était parti de son regne, une libre décision, hâtée mais non pas forcée par le peuple.

Dans le commentaire en bas "d'autres ne l'étaient moins" est biensur anacolute pour "d'autres ne l'étaient pas" avec "d'autres l'étaient moins".

vendredi 24 avril 2009

m_a_g_o_u_i_l_l_e_s___m_a_ç_o_n_n_i_q_u_e_s

J'en ai pas eu de doutes depuis 2006. Mais j'en ai manqué les épreuves.

  • 1 Hier, je me suis qualifié comme écrivain. Mon interlocuteur m'a posé la piège "tu es écrivain public?" ce que je n'avais pas dit. J'ai soigneusement évité de repéter sa phrase, j'ai eu égale souci de ne pas l'accuser de m'avoir posé une piège. A moi, on me pose trop de pièges depuis trop longtemps. Mais pièges linguistiques, et ça à moi - c'est bas.

    J'avais pas dit être un écrivain en recherche d'éditeur. Je m'autoédite sur internet. J'autorise biensur - pour être lu par non-utilisateurs d'internet, et pour que quelqu'un puisse faire argent et m'en verser un peu - l'impression. Je suis donc trop public et trop publiciste pour être un écrivain public. Ceci, selon mes sensibilités linguistiques, soit c'est un notaire public (notarius publicus en bon latin et bon suédois), soit c'est une fonction un peu inférieur dans ce que s'appelle à quelque contre-sens "fonction publique". Car la fonction magistrataire à cessé de s'exercer de façon publique dès que la démocratie s'est amenuisée.

    À la fin de l'ancien régime la démocratie était encore suffisemment forte pour prendre la Bastille, renversant ainsi un symbole de l'œuvre de Richelieu. Dans la Cinquième République les bastilles se multiplient.

  • 2 En plus, chercher des prétextes pour qu'un écrivain ne soit pas lu - sans doute à cause de ma position fortement anti-maçonnique, selon ma conscience, mais je n'oblige personne à prendre juste mon mot pour, allez leur parler, ils ne veulent pas ma'voir comme écrivain tant que je n'écrive pas leur truc, ça sera transparent, si vous cherchez honnêtement - soit dans l'ordre linguistique, ce qu'est ridicule dans mon cas, j'ai pas peiné avec "trop" de déclinaisons dans l'école coloniale de Jules Ferry, j'ai déploré qu'on nous n'aie pas eu "le temps" d'enseigner subjonctif d'imparfait et passé simple, soit dans l'ordre morale, comme si un écrivain était formellement un rhétor et en devait avoir les qualités morales requises, ou comme si l'on connaissait quelque fait flagitieux de moi, c'est la preuve que ceux que j'ai aggressés verbalement n'ont pas tellement le courage de reponse. Qu'elle soi juridique ou littéraire / bloggaire.

  • 3 Mais finalement, il m'arrivent parfois des choses étranges en recevant d'hospitalités, par exemple ceci: la veille de Pâques orthodoxes, dernier samedi soir, il pleuvait. Je demandais à une dame de m'abriter. Elle le faisait à la terrasse. Son ami me venait parler en sortant. Il y avait ce qu'il appelait un "bigounet" ou qqc - orage et tonnerre. Il me disait "la nature est formidable". Ne pas voulant accuser mon hôte d'idoliser la nature, j'entrait pas dans le débat directe, mais repondit simplement "formidable, c'est le mot".

    Car un autre orage avait donné peur - formido en bon latin - aux disciples.

    Et le créateur de la nature, devenu créature, avait dit aux vagues et aux orages de vent: Calmez-vous. Et ils se sont calmés.

mercredi 16 juillet 2008

14 et 17 juillet - avant la révolution!

C'est de coûtume de considérer le 14 juillet (N. C.) de 1789 comme le début de la révolution française. Si le Roi avait repondu avec répression sévère, il y en aurait été comme ça, parce qu'alors il aurait, soit inauguré une révolution d'en bas (comme celle en Russie après le Dimanche sanglant de 1905), soit une répression qui aurait fini sa libéralité envers son peuple, en quelque façon retournant aux mœurs de Richélieu.

Mais la reponse du Roi fut tout autre: le 17 juillet il accorda le rasage de la Bastille.

Si la révolte populaire (et, accordons-le, excessive dans des détails) a été pardonné, c'est qu'elle ne constituait pas une révolution inacceptable aux yeux du Roi. Le geste que je commémorerai demain a fait d'une révolution potentielle une réclamation de liberté exaucée par décret royal.

Si, comme je le pourrais soupçonner, il y avait derrière cette révolte populaire une instigation vraiment calculant la révolution, celle-ci avait échoué pour le moment le 17 juillet 1789. Il en fallait des nouvelles initiatives pour séparer le peuple de son Roi et opprimer les deux. La constitution de la nuit du 4 août - un jour vraiment digne du deuil - constitue, j'en doute pas, la plus importante immédiatement après. Si le Roi a pu accorder la fin de la servitude avec bon cœur - comme plus tard le St Czar et porteur de la Passion Nicolaï II - et si la fin des exactions féodales était bien-intentionnée, la Constitution Civile du Clergé avec la nouvelle liturgie constituait une vrai provocation envers une minorité importante du peuple, capable des révindications armés pas moins populaires que la prise de la Bastille - notons Vendée et Bretagne - comme elle était aussi inacceptable pour la Reine.


Hans Lundahl
3/16 juillet 2008
Avignon

PS/ J'ai passé le 14, pas en deuil, mais j'ai suivi un conseil attribué (peut-être à tort) à la Reine Marie-Antoinette: ayant faim, j'ai mangé des gateaux. Des alimens plus solides ne manquèrent point longtems. Grace à son intercession?