mercredi 14 juillet 2010

Feu d'artifice, vue par dessous le Pont d'Alma

J'étais arrivé à une barrière, autres ont franchis par dessous ou à côté, moi je suis resté. J'ai par contre vu le feu d'artifice de sous les voutes du pont prochain.

Le drôle qui m'a frappé est: ce feu d'artifice se fait un 14 juillet pour mémoriser un fait divers devenu vite historique mais il y a plus que 200 cent ans. À l'époque il y avait aussi un feu d'artifice, celui dont une étincelle avait enflammé un stock de bois de feu. Les morts se sont fait moins par le feu que par les "pompiers" qui empêchaient les citoyens de "jouer aux pompiers".

C'était le feu d'artifice en honneur du mariage principal entre le duc de Berry - futur Dauphin encore plus tard Louis XVI - et la princesse Viennoise Maria Antonia, ici commue comme Marie Antoinette. (Merci au blog Tea at Trianon pour ce fait). Bien que le feu d'artifice n'était que de loin l'occasion des décès, elle s'est imposée des pénitences.

À l'époque, donc, les feux d'artifice se faisaient pour des événements historiques aussi, mais contemporains. Aujourd'hui donc par le rétrospectif.

Quand on ne voit pas le comble d'un feu d'artifice, on sait quand même qu'il est là derrière le pont. Et quand il tombe, c'est comme une cascade volcanique, sans bien-sûr les dégâts. Ou une pluie en les couleurs très vifs. Je me suis demandé si le titre Purple Rain (par Prince, dont je ne suis autrement pas un fan, mais Purple Rain reste un classique) ne soit pas tout simplement un feu d'artifice en pourpre vu d'un angle pareil - avec quelqu'un dansant "dedans", en réalité devant: "see you dancing in the purple rain" pourrait s'expliquer si simplement et si peu "psychadéliquement" et si peu décalément que ça. C'est souvent le cas avec des choses qui semblent mystiques, ou qui le sont réellement, elles sont parfois très simples.

Pink Floyd n'est pas "pink fluid" avec une prononciation décalée ou dialectale comme j'avais autrefois cru, wikipedia sur ce band m'informe que ce sont deux noms d'artistes appréciés par le lead singer. Pink est crois-je un surnom ("rose" ou "couleur de chair") réutilisé par une autre artiste plus récemment, les américains me correcternt si je me trompe, Floyd est une orthographe anglaise du gallois Lloyd (oui, gallois "ll" se prononce à peu près comme "fl", comme les anglais approchent le "u" avec "iou", et ça se comprend aussi).

Et Deep Purple, selon la même référence, est nommé en mémoire d'une chanson aimée par la mamie du lead singer. La chanson parle de l'heure ou le ciel devient pourpre profond.

Car, dans la musique aussi, il y a une certaine rétrospectivité. À l'époque, si on voulait de la musique classique, on prenait pas un morceau cent ans de vieux, mais normalement un morceaux contemporain. Le contemporain chez nous n'est normalement pas classique, car il y a pour des solennités tristes ou drames comme "Aniara" une musique très dissonante, pour le gai ou pas si sombre quie ça comme solennel des morceaux vieux, et pour le gai ou pas si sombre comme ça des morceaux marqués dans un style ethnique ou "rythmiquement animé": jazz, pop, rock, salsa, Broadway musical étant entre ces styles peut-être le plus classique. Il y a quelques artistes contemporains qui font une musique avec sonorités classiques, je pense à Tubular Bells par Mike Oldfield et les concerts de Jean-Michel Jarre. Purple rain est évidemment du rock.

Mais un adagio ou une sonate est généralement d'il y a centaines d'années, sauf l'œuvre de Maurice Ravel: premier morceau plus connu "pastiche" ethnique, Bolero, deuxième morceau le plus connu "pastiche" d'époque, Pavane. Mais dans le jazz, si on fait comme le premier jazz à New Orleans ça ne s'appelle pas pastiche, ça s'appelle revival.

Entre 14 juillet et Guy Fawkes day, c'est le dernier qui me semble vraiment anti-catholique à célébrer. Guy Fawkes était un catholique complotteur, mais il fut très provoqué, par les vraies persécutions que les cathliques subissaient par le vraiment totalitaire Jacques I ou VI (d'Angleterre et d'Écosse). La Bastille fut rasé par un ordre issu de Sa Majesté très Chrétienne le 17 juillet. Parfois des excès sont pardonnés par le ciel ou ses représentants très vite. Et les lettres de cachet n'étaient pas provoqués sauf pour Richelieu et son oublie du principe "nulla pœna sine lege".

Hans-Georg Lundahl
Paris
15 juillet, mémoire d'un autre
excès du colère populaire français,
en 1099, Jérusalem.

5 commentaires:

Hans-Georg Lundahl a dit…

Mais "déesse raison" me parait sacrilège, comme 1792

Hans-Georg Lundahl a dit…

Oops le temps indicait encore 14 juillet comme quelque part aux États Unis - Feast of St Bonaventura - mais c'est écrit à Paris après minuit.

HGL a dit…

Oups encor!

"déesse Raison" est du 10 Nov. 1793!

Hans-Georg Lundahl a dit…

J'ai encore reperé que Richard Wright, du Pink Floyd est décédé:

Rest In Peace!

HGL a dit…

http://7.ly/ckk = Vladimir Moss