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lundi 23 avril 2012

Pussy Riot et Hamadoun Tandina

Parfois je me demande si l'institution de l'exile punitif ne devait pas être réintroduit: oh, il y a expulsion des gens qui ont été en prison et qui proviennent de l'étranger du pays où ils ont été en prison, mais quand même.

Si on dit Hamadoun Tandina à pas mal des gens Afro-Sensibles, c'est un artiste, un "ambassadeur de la culture Malienne" - si on le dit à Combs la Ville (77), aujourd'hui, il y a d'autres associations. Le crime pour lequel il est devant le tribunal est classifié parmi ceux qu'on appelle communément "pédophilie". Pourtant, ce n'est pas un garçon qu'il vient d'enculer, la preuve de sa culpabilité est son enfant né à une fille de treize qui avait donc douze au temps des faits. Une certaine époque s'il avait eu douze ans lui-même, en Suède les parents du nouveau-né auraient pu se marier. Vu qu'il a plus de 60 ans, en occurrence 68 ... on est prêts à le classer comme pédophile. Et aujourd'hui en Suède, un couple de douze ayant un enfant ensemble ne peuvent plus compter sur la même compréhension, on leur demanderait justement à considerer un cas comme Hamadoun Tandina et sa victime.

En Russie Pussy Riot (un collectif punk) ont mis en scène quelques-unes de leurs jeunes mères dans une église. Elles ont chanté un moleben, c'est à dire une litanie: "Mère de Dieu, Vierge, chasse Poutine dehors" et "Mère de Dieu, Vierge, Devenue une féministe" (je prend google translate pour "стань феминисткой", j'espère que pour une phrase de deux mots google translate puisse être correcte, même du russe)... bon, c'est déjà un peu douteux comme choix de mots. Si "une féministe" est une femme ou vierge qui garde la dignité des femmes très haut, elle est la seule vraie féministe, mais si on prend le mot féministe comme on le prend aujourd'hui ... bien, pas si féministe que ça, car certainement pas pour l'avortement, ni pour que les mères restent seules et laissent leurs enfants à la crêche, etc. Mais encore elles ont choqué par autre chose que les seuls mots. Dans une église elles ont chanté du punk.

Hamadoun Tandina a visiblement des moeurs très tradi-africains: pas forcément les meilleurs pour la France, surtout si c'est vrai que la mère de son enfant n'est pas la seule. Pussy Riot ont visiblement des moeurs très moderno-occident-avant-gardistes, pas forcément les meilleurs du tout, mais moins encore en Russie qu'en Occident. Dans les deux cas, il y a d'enfants qui sont menacés de manquer un père ou des mères s'en allant en prison.

Je me demande si l'échange de la prison en exile pourrait rectifier quelque-chose.

En même temps: je me rends compte que l'Occident a plus de compréhension pour Pussy Riot que pour Hamadoun. Et je me pose la question comment expliquer que je ne partage pas exactement cette préférence.

La faute liturgique est explicable en ceci: dans un concert punk, elles ne voudraient pas que le public se mette en chantant les tubes de marche militaires ou Ey Oukhnem ainsi interrompant leur punk. Mais la liturgie aussi est un concert: selon Abbé Dom Gérard, c'est le chant d'amour de l'Époux et de son Épouse, l'Église. Il y a un style là qui ne devait pas être interrompu pour quelque chose pas devôt. Et le punk passe difficilemnt pour dévôt. Et la soupçonnée victime de Tandina a l'âge qui était autrefois (avant les révolutions françaises et russes) canoniques dans l'Occident, elle aurait normalement pu l'épouser - si ce n'était pas pour une certaine polygamie dans sa démarche.

On prétend que ça soit féministe de repousser l'âge du mariage à 18. Ce n'est pas la coutume prévalant il y a deux mille ans. Pas la coutume de Notre Dame ou de St Joseph son très chaste époux. Par contre, commencer avant le mariage ou polygamie simultanée n'était pas leur coutume non plus. Il était veuf et avait enfants de sa première épouse. Ils ont été absolument chastes ensemble.

Hans-Georg Lundahl
La Clairière/Paris II
St Georges, 23-IV-2012

mardi 10 avril 2012

Jean Paul II vu par Sodalitium 1995

Quelques choses de Sodalitium n°38 (1995) à propos de Jean-Paul II. Écumenisme avec Mar Dinkha, avec ADL, et son personnalisme à propos le mariage.

2) Ils écrivent tous deux:

"...L'Eglise assyrienne de l'Orient prie la Vierge Marie en tant que 'Mère du Christ notre Dieu et Sauveur'. A la lumière de cette même foi, la tradition catholique s'adresse à la Vierge Marie comme 'Mère de Dieu' et également comme 'Mère du Christ'. Les uns et les autres nous reconnaissons la légitimité et l'exactitude de ces expressions de la même foi et nous respectons la préférence de chaque Eglise dans sa vie liturgique et sa piété".


En un mot, Mar Dinkha et ses fidèles pourront légitimement se refuser à donner à la Vierge Marie le glorieux titre de Mère de Dieu.


Mais, est-ce qu'il le lui refuse à elle? Refusent-ils aussi le titre Mère du Sauveur? Si selon eux le titre liturgique complet est 'Mère du Christ notre Dieu et Sauveur' - où est le refus?

Et Nestorius était-il vraiment hérétique, ou victime d'une injustice, d'un excès de zèle de la part de saints portés aux excommunications et aux "formules" dogmatiques?


Il m'est arrivé à connaissance qu'il y a un livre selon lequel Nestorius illico après le Concile d'Ephèse s'est retiré à un monastère. Ensuite, après le Concil de Calcédoine (que les monophysites expugnent, rappelons-le, précisement comme une infidélité à celui d'Ephèse) il sort en disant, c'est ceci que j'ai voulu exprimer. Hérétique ou non dans sa première approche, au moins il ne s'y obstine pas.

Si c'est exacte, il lui serait arrivé la même chose à peu près qu'ensuite à Eutychès, de s'exprimer mal. Eutychès a en effet accepté l'autre nature de la deuxième personne aussi en la confessant: "homoousios te metri."

Observons que l'exclusion des autres positions comme hérétiques entre les trois parties nestoriennes, monophysites et calcédoniennes, quoique Rome condamna le II Concile d'Ephèse, n'est pas typique pour la vie de l'Église de l'Occident du Moyen Âge, mais plutôt de l'Orient.

Cet été, un pauvre chrétien de soixantequinze ans, Marcel Junin, enseignant à la retraite, a été dénoncé par la Licra (Ligue contre le racisme et l'antisémitisme). Quelle est sa faute? Avoir écrit une lettre à un quotidien local (Sud-Ouest 6/07/1994). Dans celle-ci, après s'être déclaré "spirituellement sémite" (selon le mot célèbre de Pie XI) et avoir précisé n'avoir aucun préjugé racial, l'ex-professeur intervenait au sujet d'une conférence de l'archevêque de Bordeaux Mgr Eyt, prononcée le 13 juin et intitulée: "Qui a tué Jésus?". Pour le prélat la réponse était évidente: les romains. Le retraité répondait en citant l'Evangile de St Matthieu là où sont bien mises en évidence d'autres responsabilités. Le Grand Rabbin de Bordeaux, Claude Maman lui répondit le 11 juillet sur le même journal, écrivant entre autres: la lettre de Mr Junin "constitue une incitation à la haine raciale et le retour à un antisémitisme d'origine religieuse, dont le peuple juif a trop souffert (…) en ce qui concerne le procès de Jésus je tiens à préciser que de nombreux théologiens, et non des moindres, appartenant au catholicisme se sont penchés sur tant d'invraisemblances, d'obscurités et d'erreurs qui ont entouré ce procès (…).


Arretons-nous là, d'abord - "tant d'invraisemblances et c." Tel était le célèbre argument de Faurisson en tant que critique textuel (le début de son activité comme révisionniste). Pour moi il est évident que beaucoup de ces invraisemblances ne le sont qu'en apparence. Et la précocité sexuelle de l'Anne Frank n'en est peut-être pas: quoique ce ne sont pas les meurs que j'aimerais chez mes filles pendant des années avant le mariage. La situation globale, il semble très possible que les bourgeois de cette ville hollandaise aimaient saboter la politique de persécution tant que la fille était juste une mignonne enfant (les hollandais pensent que maturité sexuelle, c'est 18), mais ils ont très bien pu trahir la famille dès qu'elle entrait en rivalité avec telle autre fille locale.

Bien, il serait pas mal de jeter un oeil sur cette critique de l'Évangile pour le refuter.

Nous tenons à témoigner toute notre sympathie et notre amitié à Mgr Eyt, archevêque de Bordeaux, qui dans la droite ligne des décisions de Vatican II en 1965, a eu le courage et le grand mérite de rétablir la vérité (…)".


Laquelle? On sait bien quoi est la vérité, et un Catholique sait que le recit en question est véridique - la vérité rétablie par Mgr Eyt, est-elle en contradiction avec celle-ci ou non? En plus: se tient-elle en ligne avec les Pères de L'Église (rappelons le Concile de Trente) ou non?

Il est malheureusement très probable que ce n'est pas le cas.

C'est donc pour avoir cité l'Evangile qu'un chrétien a été dénoncé et sera jugé le 21 octobre par le tribunal de Cahors par les émules des "chers amis" de Jean-Paul II, justement celui qui aurait dû être en première ligne pour défendre Mr Junin et l'historicité des Evangiles.


Notons deux choses: Mr Junin n'a pas été condamné. La Licra n'a pas eu gain de cause. (Autrement Sodalitium l'aurait écrit!) C'est d'ailleurs à peu près quand des activistes de la Licra lapident Faurisson que pour la première fois dans ma vie - auparavant chrétienne et judéophile à la fois - je me pose la question si le Judaïsme d'aujourd'hui (chronologiquement différent de celui des persécueteurs de Notre Seigner et de l'Église Primitive) serait identique dans sa haine du Christianisme et des Chrétiens. Pour ce qu'il y a de leur traitement de Faurrisson et de Junin, la réponse semble être assez sombre. Pourtant, la Licra et A.D.L., pour émules qu'elles soient, ne sont pas identiques, et c'est celle-ci que Jean-Paul II a reçu au Vatican, et non la Licra.

Ici Karol Wojtyla rappelle, en passant, la "vieille" conception de la famille. C'est l'unique fois qu'il le fera. L'Eglise rappelle que, par nature, l'homme est, selon la célèbre expression d'Aristote, un "animal social", ordonné à vivre en société. Que, toujours par nature, il tend à établir une union permanente entre un homme et une femme pour la propagation du genre humain (et c'est le mariage et sa fin première, la génération des enfants). Que, naturellement, de la société conjugale dérive la société parentale, ou famille, qui est le fondement de la société civile elle-même, qui n'est rien d'autre que l'union de plusieurs familles pour réaliser le bien commun (Cf. par exemple: Victor Cathrein SJ, Philosophia Moralis, Herder, nn° 512 ss. et 551 ss.). Tout le récent magistère pontifical l'a continuellement répété; il suffit de consulter, même distraitement, le recueil des Enseignements Pontificaux édité par les moines de Solesmes. Jean-Paul II le sait et, explicitement, ne le nie pas.


Il le sait et explicitement il ne le nie pas? Voyons donc, s'il le niera par implication?

"La famille a toujours été considérée comme l'expression première et fondamentale de la nature sociale de l'homme. En substance, cette conception n'a pas changé, pas même aujourd'hui" (n° 7).


Même, "en substance" ce serait encore ainsi (nous voudrions savoir ce qu'il considère accidentel et, donc, changé, étant donné que la nature humaine ne change pas). Mais cette stable et objective nature de l'homme, aujourd'hui, n'est plus à la mode. Donc, aujourd'hui, il faut donner une définition (ou mieux, une description) différente de la famille...


S'il avait distingué substance d'une définition de son expression parfois accidentelle? Sans dans une miette attaquer l'identité de la nature humaine en soi-même à travers les siècles? Par exemple par biais d'un âge devenu allergique envers les définitions il aurait du trouver une certaine nécessité de la paraphraser par des descriptions?

... au canon 1013 § 1, où il est dit: "La fin principale du mariage est la procréation et l'éducation des enfants; sa fin secondaire, c'est l'aide mutuelle des époux et l'apaisement de la concupiscence". "Ce canon n'est pas - notez bien - une simple, quoique importante, disposition disciplinaire, mais un véritable principe de doctrine, rappelé par l'infallible magistère de l'Eglise" (P. ALFREDO BOSCHI S.J., Problemi morali del matrimonio, Marietti, Turin, 1953, p. 306). Toutefois, poursuit l'excellent Père Boschi, "la doctrine traditionnelle ne satisfit pas les esprits chercheurs de nouveau et méprisants de l'Ipse dixit, désireux surtout de mettre en relief l'élément psychologique et affectif de la société conjugale qui doit être une pleine communion des âmes entre les deux époux. (...) Ceux-ci se scandalisent presque de la conception canonique du mariage, pour qui suffit à la validité du contrat la donation et l'acceptation perpétuelle et exclusive à l'accomplissement sur leur corps des actes aptes de leur nature à la génération des enfants (can. 1081 § 2).


Fort bien - mais est-ce que le propos de Jean-Paul II est de contredire ce canon et de contredire l'analyse du P. Alfredo Boschi S. J. en se rangeant du côté des gens qui en mettant les accents sur une pleine communion des âmes entre les deux époux méprisent le contrat - ou de leur faire la charité de compréhension et, à partir de leur préoccupation avec la pleine communion des âmes justifier la définition canonique et la finalité procréatrice?

J'ai lu Amour et Responsabilité. C'est un texte fortement poëtique. S'il a pour but de satisfaire la préoccupation avec la communion des âmes, c'est réussi. Par contre, il dit très clairement que cette pleine communion des âmes se brise par sa dénaturation dès qu'on veut exclure les enfants. Il n'y a pas la pleine communion des âmes là où on s'exclut mutuellement comme parents des parents qu'on aura. Il y a dénaturation de la finalité des corps et donc mépris réel du corps et donc une sexualité qui refuse de satisfaire à cette pleine communion des âmes. La sexualité à elle seule, devenue tiède ne la garantit pas. Dans le scénario inverse, on se reconnaîtra mutuellement dans les enfants communs et l'amour se fortifie en proportion. Il récommende d'avoir au moins trois enfants, il ne pose pas de limite principielle, sauf en ce que un ou deux c'est trop peu.

Préoccupation personnelle des gens qui se marient et hiérarchie objective des fins du mariage n'ont pas à coïncider pour que le mariage soit licite, il suffit que le mariage ne soit pas vécu de manière à contredire objectivement la hiérarchie des fins du mariage.

Tout ceci - disent-ils - réduit le mariage à une fonction spécifiquement sexuelle, le découronnant et le dépouillant de sa beauté et spiritualité et le rendant au contraire quelque chose de matériel et presque vulgaire" (pp. 307-308).


Et là précisement ils sont non soutenus mais contredits par Amour et Responsabilité.

Avec des teintes et des modalités assez diverses, en mettant en relief très fort la communauté de vie découlant du mariage, ils arrivèrent aux conclusions suivantes:
  • a) L'homme et la femme sont pour se compléter l'un l'autre.
  • b) Dans ce mutuel complément personnel des époux à travers la pleine communion de leur vie et activité ou, en d'autres mots, dans le mutuel amour et union des époux favorisés et perfectionnés par l'offrande spirituelle et corporelle (psychique et somatique) de leur personne, consiste la fin première du mariage.


C'est d'ailleurs là qu'ils arrivent à exclure du mariage les homosexuels et à les encourager de s'exclure eux-même du mariage. Le Roi David aimait Jonathan avec plus d'affection que les femmes, mais il réservait certainement ce qu'il fallait aux fins du mariage, donc à ses femmes (il en avait effectivement plusieurs) sans le mettre en un quelconque abus avec Jonathan.

Aujourd'hui une certaine culture - ou contreculture - les aurait encouragé à délaisser le mariage comme, dans ces circonstances peu flatteur des femmes, et de poursuivre l'abus.

Bon, pour moi il y a deux façons d'argumenter contre l'homosexualité, comme on la nomme. Soit on argumente contre la sodomie, ou contre le manque de complémantarité dans l'acte fait pour être, à travers cette complémantarité corporelle, un acte fertil, et celle-là est la bonne, saine et catholique argumentation, soit on argumente contre le manque de complétarité psychologique, et alors on arrive dans les affirmations qui m'ont scandalisé dans le CCC. Il y a des mariages chrétiens entre des êtres psychologiquement androgynes qui n'éprouvent pas le même besoin de complémantarité psychologique, et en plus il y a les paires homosexuels où une complémantarité psychologique s'installe puisque l'un est très virile et l'autre androgyne, ou l'une très androgyne et l'autre très féminine: donc, manque et présence de complémentarité purement psychologique n'est pas du tout un début de la bonne définition délimitative entre l'acte du mariage et l'abusus in coitu (qui existe d'ailleurs aussi en variante hétérosexuelle).

Rappelons, si c'est impossible et contraire à la foi que l'abusus in coitu soit un trait connaturel à telle personne (ce ne sont ni les yeux bleus, ni le pouvoir des muscles, mais une préférence volontaire de la récherche de la communion des âmes plutôt que celle de la fertilité des corps, en pas mal des cas, ou un préjugé soutenu depuis quelque malheur de jeunesse), l'androgyinité et son contraire typicité pour son sexe, le peuvent. Il me semble qu'il y ait eu un roi écossais du XIV S. ou du XV, qui a légué une androgynité à Jacques VI et I: mais si celui-ci est devenu sodomite aussi (il a des ennemis qui l'affirment ou qui l'ont affirmé), c'est probablement à cause de l'entourage très machiste. La Renaissance était plus machiste et aussi plus prône à sodomie que le Moyen Âge. Mais même lui était capable à un mariage, comme aussi le maître de ses maîtres, Jean Calvin. Moins calvinistes et nécessitistes en celà que le texte qui m'a poussé encore une fois au sédisvacantisme très récemment.

S'il y a des réels avantages dans le fait de prendre le vrai qu'il peut y avoir, quoique de nature sécondaire, dans une position globalement erronée, alors, revenir aux vraies bases théoriques n'est pas mal non plus.

Hans-Georg Lundahl
Bibl. Château d'Eau
Mardi de Pâcques 2012

samedi 11 décembre 2010

Est-ce que ÇA existe en France, Renouveau Français, je vous pose la question?

Her friends have strongly denounced her as being racist. Of course, Hax agreed that she was being racist and chided her.

...

I've heard that in England, racial mixtures are encouraged for the same reason, but Whites get very upset when first generation Brits choose to marry someone from their own ethnic, racial or cultural group.


source

Quand j'avais lu votre auto-collant contre la mixité imposée je m'étais dit que ça devait être une réaction hystérique, en France ça ne pouvait pas être possible que des gens (moins les moins sympas des jeunesses beures) exigent des gens de sortir avec quelqu'un d'une "autre race" par exemple pour prouver qu'on n'était pas raciste.

Henry Makow me semble pourtant normalement assez bien informé.

Et le fait que vous citez Ploncard d'Assac (il a écrit une très bonne biographie de Salazar!) parmi les gens que vous honorez me prive de suite de toute excuse pour vous encore mettre en doute si vous me dites que tel est le cas. Il n'était pas un radoteur.

J'ai vu dans le sud une école privé (catholique, oui) où un jeune beur harcelait une blonde avec ses attentions un peu trop physiques et un peu trop insouhaitées. Qu'il était toléré me semble indiquer une certaine faiblesse vis-à-vis des gens qui sont collectivement forts. Mais pas que "la société" était en train d'imposer aux gens de sortir avec des gens d'une autre race pour se prouver anti-racistes.

Si je crois dans la liberté des jeunes adultes juste après la puberté de se marier, je crois évidemment aussi dans leur liberté de choisir avec qui ils sortent, à moins d'avoir à obéir injonctions parentales contre la mixité, surtout religieuse. Même là quand la mixité interdite par les parents n'est pas interconfessionnelle, mais juste ethnique ou sociale, je crois dans la liberté (oui, dès l'âge de Roméo et Juliette, 14 donc) de suivre son cœur contre l'injonction des parents. St Thomas d'Aquin y croyait aussi.

Mais une chose est la liberté d'espérer le mieux (dans le sens d'une conversion ou reconversion chrétienne) d'une sémite ou d'un sémite de religion (actuellement) non-chrétienne: une autre chose est de préférer cette personne pour la raison inverse, de se montrer insoucieux de la religion. Et, si je trouve anodin ou même sympa d'être insoucieux de la race, quand on a la même langue et la même religion, je ne trouve pas anodin du tout d'imposer cette insouciance dans la domaine très particulière où il s'agit - normalement - d'un futur en partageant tout.

Je m'étais l'autre jour posé la question si on me trouvait trop de gauche purement de causes culturelles. J'aime en effet le style musical de Jean Ferrat, et sa candeur à propos Prague 1968 me rend au moins une de ses chansons acceptable: Joli Mot Camerade.

Quand la liberté de choisir pour le mariage, pour l'amour qui prépare normalement pour le mariage, "le divers", quand cette liberté là devient l'obligation de ne pas déchoisir "le divers", là on se souvient commant le mot "camerade" avait un sens un peu sardonique pour dire le moindre sous les canons des chars de combat soviétiques, un peu un contre-sens même diabolique.

Si j'avais été sur des sites d'internet où vont les jeunes en français, comme je l'avais fait en suédois et danois, peut-être j'avais su. Non, je n'ai pas su que ça existe en France. Si on voit beaucoup des blanches avec des beurs ou noirs - 1 couple sur dix ou 20 des jeunes il me semble - je croyais que c'était à cause d'un autre thème de culpabilité fictice abordé par le bon Makow: les garçons des blancs sont tellement intimidés quand aux vertus martiales que souvent ils ne plaisent pas entièrement aux filles. Mais pas que ça tenait aux filles intimidés de suivre leurs cœurs quand même!

Est on en France encore ou en ... bon, j'ai fait mon service militaire en prépérant l'éventualité d'une invasion Soviétique ... zone occupé par les communistes?

Hans-Georg Lundahl
Mouffetard/Paris V
11/XII/2010