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mardi 10 avril 2012

Jean Paul II vu par Sodalitium 1995

Quelques choses de Sodalitium n°38 (1995) à propos de Jean-Paul II. Écumenisme avec Mar Dinkha, avec ADL, et son personnalisme à propos le mariage.

2) Ils écrivent tous deux:

"...L'Eglise assyrienne de l'Orient prie la Vierge Marie en tant que 'Mère du Christ notre Dieu et Sauveur'. A la lumière de cette même foi, la tradition catholique s'adresse à la Vierge Marie comme 'Mère de Dieu' et également comme 'Mère du Christ'. Les uns et les autres nous reconnaissons la légitimité et l'exactitude de ces expressions de la même foi et nous respectons la préférence de chaque Eglise dans sa vie liturgique et sa piété".


En un mot, Mar Dinkha et ses fidèles pourront légitimement se refuser à donner à la Vierge Marie le glorieux titre de Mère de Dieu.


Mais, est-ce qu'il le lui refuse à elle? Refusent-ils aussi le titre Mère du Sauveur? Si selon eux le titre liturgique complet est 'Mère du Christ notre Dieu et Sauveur' - où est le refus?

Et Nestorius était-il vraiment hérétique, ou victime d'une injustice, d'un excès de zèle de la part de saints portés aux excommunications et aux "formules" dogmatiques?


Il m'est arrivé à connaissance qu'il y a un livre selon lequel Nestorius illico après le Concile d'Ephèse s'est retiré à un monastère. Ensuite, après le Concil de Calcédoine (que les monophysites expugnent, rappelons-le, précisement comme une infidélité à celui d'Ephèse) il sort en disant, c'est ceci que j'ai voulu exprimer. Hérétique ou non dans sa première approche, au moins il ne s'y obstine pas.

Si c'est exacte, il lui serait arrivé la même chose à peu près qu'ensuite à Eutychès, de s'exprimer mal. Eutychès a en effet accepté l'autre nature de la deuxième personne aussi en la confessant: "homoousios te metri."

Observons que l'exclusion des autres positions comme hérétiques entre les trois parties nestoriennes, monophysites et calcédoniennes, quoique Rome condamna le II Concile d'Ephèse, n'est pas typique pour la vie de l'Église de l'Occident du Moyen Âge, mais plutôt de l'Orient.

Cet été, un pauvre chrétien de soixantequinze ans, Marcel Junin, enseignant à la retraite, a été dénoncé par la Licra (Ligue contre le racisme et l'antisémitisme). Quelle est sa faute? Avoir écrit une lettre à un quotidien local (Sud-Ouest 6/07/1994). Dans celle-ci, après s'être déclaré "spirituellement sémite" (selon le mot célèbre de Pie XI) et avoir précisé n'avoir aucun préjugé racial, l'ex-professeur intervenait au sujet d'une conférence de l'archevêque de Bordeaux Mgr Eyt, prononcée le 13 juin et intitulée: "Qui a tué Jésus?". Pour le prélat la réponse était évidente: les romains. Le retraité répondait en citant l'Evangile de St Matthieu là où sont bien mises en évidence d'autres responsabilités. Le Grand Rabbin de Bordeaux, Claude Maman lui répondit le 11 juillet sur le même journal, écrivant entre autres: la lettre de Mr Junin "constitue une incitation à la haine raciale et le retour à un antisémitisme d'origine religieuse, dont le peuple juif a trop souffert (…) en ce qui concerne le procès de Jésus je tiens à préciser que de nombreux théologiens, et non des moindres, appartenant au catholicisme se sont penchés sur tant d'invraisemblances, d'obscurités et d'erreurs qui ont entouré ce procès (…).


Arretons-nous là, d'abord - "tant d'invraisemblances et c." Tel était le célèbre argument de Faurisson en tant que critique textuel (le début de son activité comme révisionniste). Pour moi il est évident que beaucoup de ces invraisemblances ne le sont qu'en apparence. Et la précocité sexuelle de l'Anne Frank n'en est peut-être pas: quoique ce ne sont pas les meurs que j'aimerais chez mes filles pendant des années avant le mariage. La situation globale, il semble très possible que les bourgeois de cette ville hollandaise aimaient saboter la politique de persécution tant que la fille était juste une mignonne enfant (les hollandais pensent que maturité sexuelle, c'est 18), mais ils ont très bien pu trahir la famille dès qu'elle entrait en rivalité avec telle autre fille locale.

Bien, il serait pas mal de jeter un oeil sur cette critique de l'Évangile pour le refuter.

Nous tenons à témoigner toute notre sympathie et notre amitié à Mgr Eyt, archevêque de Bordeaux, qui dans la droite ligne des décisions de Vatican II en 1965, a eu le courage et le grand mérite de rétablir la vérité (…)".


Laquelle? On sait bien quoi est la vérité, et un Catholique sait que le recit en question est véridique - la vérité rétablie par Mgr Eyt, est-elle en contradiction avec celle-ci ou non? En plus: se tient-elle en ligne avec les Pères de L'Église (rappelons le Concile de Trente) ou non?

Il est malheureusement très probable que ce n'est pas le cas.

C'est donc pour avoir cité l'Evangile qu'un chrétien a été dénoncé et sera jugé le 21 octobre par le tribunal de Cahors par les émules des "chers amis" de Jean-Paul II, justement celui qui aurait dû être en première ligne pour défendre Mr Junin et l'historicité des Evangiles.


Notons deux choses: Mr Junin n'a pas été condamné. La Licra n'a pas eu gain de cause. (Autrement Sodalitium l'aurait écrit!) C'est d'ailleurs à peu près quand des activistes de la Licra lapident Faurisson que pour la première fois dans ma vie - auparavant chrétienne et judéophile à la fois - je me pose la question si le Judaïsme d'aujourd'hui (chronologiquement différent de celui des persécueteurs de Notre Seigner et de l'Église Primitive) serait identique dans sa haine du Christianisme et des Chrétiens. Pour ce qu'il y a de leur traitement de Faurrisson et de Junin, la réponse semble être assez sombre. Pourtant, la Licra et A.D.L., pour émules qu'elles soient, ne sont pas identiques, et c'est celle-ci que Jean-Paul II a reçu au Vatican, et non la Licra.

Ici Karol Wojtyla rappelle, en passant, la "vieille" conception de la famille. C'est l'unique fois qu'il le fera. L'Eglise rappelle que, par nature, l'homme est, selon la célèbre expression d'Aristote, un "animal social", ordonné à vivre en société. Que, toujours par nature, il tend à établir une union permanente entre un homme et une femme pour la propagation du genre humain (et c'est le mariage et sa fin première, la génération des enfants). Que, naturellement, de la société conjugale dérive la société parentale, ou famille, qui est le fondement de la société civile elle-même, qui n'est rien d'autre que l'union de plusieurs familles pour réaliser le bien commun (Cf. par exemple: Victor Cathrein SJ, Philosophia Moralis, Herder, nn° 512 ss. et 551 ss.). Tout le récent magistère pontifical l'a continuellement répété; il suffit de consulter, même distraitement, le recueil des Enseignements Pontificaux édité par les moines de Solesmes. Jean-Paul II le sait et, explicitement, ne le nie pas.


Il le sait et explicitement il ne le nie pas? Voyons donc, s'il le niera par implication?

"La famille a toujours été considérée comme l'expression première et fondamentale de la nature sociale de l'homme. En substance, cette conception n'a pas changé, pas même aujourd'hui" (n° 7).


Même, "en substance" ce serait encore ainsi (nous voudrions savoir ce qu'il considère accidentel et, donc, changé, étant donné que la nature humaine ne change pas). Mais cette stable et objective nature de l'homme, aujourd'hui, n'est plus à la mode. Donc, aujourd'hui, il faut donner une définition (ou mieux, une description) différente de la famille...


S'il avait distingué substance d'une définition de son expression parfois accidentelle? Sans dans une miette attaquer l'identité de la nature humaine en soi-même à travers les siècles? Par exemple par biais d'un âge devenu allergique envers les définitions il aurait du trouver une certaine nécessité de la paraphraser par des descriptions?

... au canon 1013 § 1, où il est dit: "La fin principale du mariage est la procréation et l'éducation des enfants; sa fin secondaire, c'est l'aide mutuelle des époux et l'apaisement de la concupiscence". "Ce canon n'est pas - notez bien - une simple, quoique importante, disposition disciplinaire, mais un véritable principe de doctrine, rappelé par l'infallible magistère de l'Eglise" (P. ALFREDO BOSCHI S.J., Problemi morali del matrimonio, Marietti, Turin, 1953, p. 306). Toutefois, poursuit l'excellent Père Boschi, "la doctrine traditionnelle ne satisfit pas les esprits chercheurs de nouveau et méprisants de l'Ipse dixit, désireux surtout de mettre en relief l'élément psychologique et affectif de la société conjugale qui doit être une pleine communion des âmes entre les deux époux. (...) Ceux-ci se scandalisent presque de la conception canonique du mariage, pour qui suffit à la validité du contrat la donation et l'acceptation perpétuelle et exclusive à l'accomplissement sur leur corps des actes aptes de leur nature à la génération des enfants (can. 1081 § 2).


Fort bien - mais est-ce que le propos de Jean-Paul II est de contredire ce canon et de contredire l'analyse du P. Alfredo Boschi S. J. en se rangeant du côté des gens qui en mettant les accents sur une pleine communion des âmes entre les deux époux méprisent le contrat - ou de leur faire la charité de compréhension et, à partir de leur préoccupation avec la pleine communion des âmes justifier la définition canonique et la finalité procréatrice?

J'ai lu Amour et Responsabilité. C'est un texte fortement poëtique. S'il a pour but de satisfaire la préoccupation avec la communion des âmes, c'est réussi. Par contre, il dit très clairement que cette pleine communion des âmes se brise par sa dénaturation dès qu'on veut exclure les enfants. Il n'y a pas la pleine communion des âmes là où on s'exclut mutuellement comme parents des parents qu'on aura. Il y a dénaturation de la finalité des corps et donc mépris réel du corps et donc une sexualité qui refuse de satisfaire à cette pleine communion des âmes. La sexualité à elle seule, devenue tiède ne la garantit pas. Dans le scénario inverse, on se reconnaîtra mutuellement dans les enfants communs et l'amour se fortifie en proportion. Il récommende d'avoir au moins trois enfants, il ne pose pas de limite principielle, sauf en ce que un ou deux c'est trop peu.

Préoccupation personnelle des gens qui se marient et hiérarchie objective des fins du mariage n'ont pas à coïncider pour que le mariage soit licite, il suffit que le mariage ne soit pas vécu de manière à contredire objectivement la hiérarchie des fins du mariage.

Tout ceci - disent-ils - réduit le mariage à une fonction spécifiquement sexuelle, le découronnant et le dépouillant de sa beauté et spiritualité et le rendant au contraire quelque chose de matériel et presque vulgaire" (pp. 307-308).


Et là précisement ils sont non soutenus mais contredits par Amour et Responsabilité.

Avec des teintes et des modalités assez diverses, en mettant en relief très fort la communauté de vie découlant du mariage, ils arrivèrent aux conclusions suivantes:
  • a) L'homme et la femme sont pour se compléter l'un l'autre.
  • b) Dans ce mutuel complément personnel des époux à travers la pleine communion de leur vie et activité ou, en d'autres mots, dans le mutuel amour et union des époux favorisés et perfectionnés par l'offrande spirituelle et corporelle (psychique et somatique) de leur personne, consiste la fin première du mariage.


C'est d'ailleurs là qu'ils arrivent à exclure du mariage les homosexuels et à les encourager de s'exclure eux-même du mariage. Le Roi David aimait Jonathan avec plus d'affection que les femmes, mais il réservait certainement ce qu'il fallait aux fins du mariage, donc à ses femmes (il en avait effectivement plusieurs) sans le mettre en un quelconque abus avec Jonathan.

Aujourd'hui une certaine culture - ou contreculture - les aurait encouragé à délaisser le mariage comme, dans ces circonstances peu flatteur des femmes, et de poursuivre l'abus.

Bon, pour moi il y a deux façons d'argumenter contre l'homosexualité, comme on la nomme. Soit on argumente contre la sodomie, ou contre le manque de complémantarité dans l'acte fait pour être, à travers cette complémantarité corporelle, un acte fertil, et celle-là est la bonne, saine et catholique argumentation, soit on argumente contre le manque de complétarité psychologique, et alors on arrive dans les affirmations qui m'ont scandalisé dans le CCC. Il y a des mariages chrétiens entre des êtres psychologiquement androgynes qui n'éprouvent pas le même besoin de complémantarité psychologique, et en plus il y a les paires homosexuels où une complémantarité psychologique s'installe puisque l'un est très virile et l'autre androgyne, ou l'une très androgyne et l'autre très féminine: donc, manque et présence de complémentarité purement psychologique n'est pas du tout un début de la bonne définition délimitative entre l'acte du mariage et l'abusus in coitu (qui existe d'ailleurs aussi en variante hétérosexuelle).

Rappelons, si c'est impossible et contraire à la foi que l'abusus in coitu soit un trait connaturel à telle personne (ce ne sont ni les yeux bleus, ni le pouvoir des muscles, mais une préférence volontaire de la récherche de la communion des âmes plutôt que celle de la fertilité des corps, en pas mal des cas, ou un préjugé soutenu depuis quelque malheur de jeunesse), l'androgyinité et son contraire typicité pour son sexe, le peuvent. Il me semble qu'il y ait eu un roi écossais du XIV S. ou du XV, qui a légué une androgynité à Jacques VI et I: mais si celui-ci est devenu sodomite aussi (il a des ennemis qui l'affirment ou qui l'ont affirmé), c'est probablement à cause de l'entourage très machiste. La Renaissance était plus machiste et aussi plus prône à sodomie que le Moyen Âge. Mais même lui était capable à un mariage, comme aussi le maître de ses maîtres, Jean Calvin. Moins calvinistes et nécessitistes en celà que le texte qui m'a poussé encore une fois au sédisvacantisme très récemment.

S'il y a des réels avantages dans le fait de prendre le vrai qu'il peut y avoir, quoique de nature sécondaire, dans une position globalement erronée, alors, revenir aux vraies bases théoriques n'est pas mal non plus.

Hans-Georg Lundahl
Bibl. Château d'Eau
Mardi de Pâcques 2012

mercredi 5 janvier 2011

Les psychiatres définissent "délire" ...

Cueillette de Wikipedia*, qui précise aussi que "délire"=angl. "delusion" tandis que "delirium" est autre chose en français.

Les éléments qui peuvent faire penser à un délire et amener à demander conseil soit à son médecin traitant soit directement à un psychiatre ou même a un psychologue, sont l'association de:

  • Conviction fausse insensible à la persuasion,
  • Attachement irrationnel au discours délirant,
  • Anxiété parfois masquée par une apparence de fermeté et de décision inflexible,
  • La souffrance morale (souvent sous forme de culpabilité ou de frustration) est à peu près toujours sous-jacente au délire.


Remarques:

  • La conviction est-elle fausse ou reputée fausse? L'école laïque (et les universités d'ajourdh'hui aussi) nous fournit avec un tas de critères de vérité ou de fausseté qui ne sont que des critères - faux.
  • L'attachement est-il irrationnel ou le paraît-il seulement par indoctrination dans une école laïque, par conformisme social?
  • L'anxiété ouverte, est-elle motivée "par le délire" ou par une appréhension de retourner en psychiatrie (institution assez dégueulasse pour certains cas)? L'anxiété "masquée par une apparence de fermeté et de décision inflexible" est-elle anxiété masquée ou vraiment décision? Peux-tu voir le coeur de ton prochain?
  • Si le délire occasionne très certainement souffrance morale, frustration, culpabilité ou les deux, la souffrance morale est très présente chez des hommes persécutés même s'ils ne délirent pas. C'était le cas avec Notre Seigneur.


L'article nous veut aider aussi en classant les délires par thèmes. Quand il s'agit de délire de persécution, qui ne voit pas que le fait de constater "délire" chez quelqu'un aide à le persécuter à travers la psychiatrie (institution très dégueulasse pour certains, comme je viens de le dire) qui le persécute souvent réellement "pour l'aider"? Quand il s'agit de "délire de révindication", qui ne voit pas que quand celle-ci est "repérée" chez quelqu'un qui a une réelle révindication, ce "répère" l'empêche d'avoir ce dont il a un vrai droit? Les délires de grandiosité sont plus répérables, mais par les généreux. Il y a des personnes qui n'arrivent pas à comprendre que quelqu'un autre est mieux que lui de quelque façon particulière, et qui sont trop vite poussés à "répérer" un délire de grandiosité chez quelqu'un qui ne revendique que la vérité sur soi-même. Autre façon de faux répères: on attribue a quelqu'un une fausse révendication, qu'il n'a pas faite. Ça arrive aux envidieux qui sont prônes à trouver la fausse révendication équivalente aux révendications réelles (révendiquer de parler 8 langues de deux familles de langues est une autre chose que de révendiquer le don des langues miraculeux), ça arrive aux ricaneurs, ça arrive aux malhonnêtes.

Quand aux recettes pour "aider un délirant":

Aussi pour approcher la personne délirante et l'amener à accepter une issue thérapeutique il est fondamental de la rassurer et de soulager ou réduire sa souffrance morale. Pour ce faire il faut établir un rapport d'empathie avec la personne délirante et lui faire savoir que l'on reconnait sa douleur et sa peur. Il s'agit d'un processus d'une extrême délicatesse qui doit au plus vite déboucher sur une prise en charge spécialisée.


Dans le cas de faux répères de délire d'autrui, a) le but et la récommendation sont très aptes à frustrer la personne et b) le fait d'"établir des rapports d'empathie" dans ce but précise est une source supplémentaire de frustrations: c'est une garantie que la personne devienne incapable de rationnellement se fier à des "rapports d'empathie". C'est aussi pour ça que l'honneur dicte souvent de repousser quelqu'un qui offre l'empathie. C'est aussi une source de colère pour celui qui doit faire face aux prétentions de comprendre doublées d'une incompréhension réelle.

Hmmm ... la thématique offerte par l'article manque "délire d'empathie avec un délirant" ... serait-ce par ce qu'il y a trop des psychaitres qui en souffrent?

Hans-Georg Lundahl
Nanterre, BU
5/I/2011, Veille d'Épiphanie

http://fr.wikipedia.org/wiki/Délire

lundi 29 novembre 2010

La chose sur "maturité" hier à la prêche ...

... était la seule chose directement identifiable comme grave. C'est une vérité catholique que l'homme ne change pas de génération en génération au delà d'un spectre de variation déjà existant. Et aussi peut-on compter comme exclu que des découvertes vraiment nouvelles soient fait sur l'âme humaine.

Le début était en soi très général, il y avait des propos très louables - pourvu que réalisés.

Par exemple - est-ce qu'on se rend bien compte combien de la si-dite science moderne est irréaliste car anti-intuitive gratuitement? Pas seulement des adolescents prétendument trop jeunes pour avoir la maturité requise pour le mariage, pas seulement une épidémie ou endémie de schizophrénie au taux d'un % de la population - ce que dépasse largément ce qu'on peut croire sur la folie! Et le dernier "schizophrène" répéré comme tel par l'expertise et diffusé dans les média comme tel n'avait pas l'air d'être fou, mais d'avoir une hargne envers quelqu'un - le preneur d'une hôtage. Quel horreur pour les autres "schizophrènes de l'avoir comme camarade, et quel horreur pour lui-même ce qu'on fait généralement avec les "schizophrènes": il aurait gagné, crois-je, sur les suites pénales en prison.

Mais déjà dans les mathématiques, déjà dans la physique et l'astronomie!

C'est vrai, la philosophie ne s'arrête pas sur les apparences, là où on peut progresser vers le "fonds des choses". Mais ça n'est pas partout. Le caché, le passé, le lointain - tant d'obstacles, assez souvent insurmontables pour la science. Pourtant Freud et Dolto prétendent au caché, Darwin et Engels au passé, et --- les héliocentriques au lointain.

Précisons encore: certaines distances sont récupérables grâce à la lumière, à la réflection de la lumière du soleil notamment sur les autres corps, grâce aux angles et aux distances déjà connues: des distances terrestres à la distance de la lune, de la distance de la lune à celle du soleil, et par là à celles des autres astres proches, qu'on appelle traditionnellement, avec lune et soleil, planètes. Mais juste pour pouvoir mésurer une distance en soi irrécupérable (sauf que plus grand que du soleil et encore des distances planétaires) on présume que la terre bouge autour du soleil et que c'est par là que des étoiles comme proxima Centauri bougent annuellement dans les téléscopes. Si c'était une vérité connue et que la terre bouge, et que les étoiles ne bougent pas, oui, biensûr alors que les vaxillations de proxima Centauri et de tant d'autres serait parallactique et qu'une opération trigonométrique serait possible. Mais une terre qui bouge contredit nos sens pris dans leur objet concret. Et des étoiles qui ne surtout bougent pas sont une survivance d'une astronomie pré-Tychonienne ou quelque chose comme ça: car on sait que les étoiles se forment et on sait qu'elles ont parfois un mouvement qui ne s'explique pas avec une terre qui bouge autour du soleil. Alors ... la découverte de la si-dite parallaxe n'est ni une preuve de l'héliocentrisme, ni des distances stellaires. Et celles là - non prouvées ni évidentes en elles-mêmes - ne sont pas non plus une preuve, avec la vélocité de la lumière, d'un univers très vieux.

Pour ceux qui néanmoins prétendent l'héliocentrisme prouvé par la causalité - la masse du soleil serait tellement supérieur à celle de la terre et les orbitus seraient dus aux masses, à la gravitation, aux vélocités initiales, je signale qu'il y a une autre possibilité, que celle-ci est reconnu par St Thomas d'Aquin, et que la causalité prétendument en cause dans les calculs héliocentriques newtoniens est - un peu douteuse. Sur un autre blog, puisqu'en latin, une langue latine donc, je vous donne Mirabilis Cosmos, Mirabilior Cosmou Creator.

Pour l'Institut Universitaire de St Pie X, le latin ne pose pas d'obstacle.

Après, donnez-moi raison, que la philosophie moderne aussi connue comme "les sciences exactes" se donne souvent l'air d'aller au fonds des choses, mais au lieu de pêler l'orange et aller au pulpe, on pêle et pêle comme une oignon et il y a toujours quelque chose "dépêlable". De l'héliocentrisme d'un Galilée à l'acentrisme d'un Einstein, et ensuite vers la théorie des chordes.

Il y a une fausse prétention d'être une élite intellectuelle vis-à-vis les autres générations de l'Occident - qui étaient beaucoup plus chrétiennes - et vis-à-vis les non-occidentaux, ce qu'était plutôt le cas pour nos ancêtres chrétiens. Y compris les apôtres, biensûr.

Hans-Georg Lundahl
Mairie du III
Veille de St André Apôtre,
Avant vers l'an de Grace 2011
29/XI/2010 dans le civil

Voir aussi: http://hglsfbwritings.blogspot.com/p/oui-lage-moyen-de-la-puberte-reste-un.html dont la continuation sera dans l'espace commentaires ici-bas.

dimanche 3 octobre 2010

Génétique, tyrannie, école ... (et un peu sur HP)

Dans un très mauvais moment le "por Gracias de Dios Caudillo de España" se décida de fournir des ressources de récherche pour qu'on trouve le génôme du révolutionnaire.

Serai-ce une erreur? Serait-ce une calomnie? Je ne sais pas, je l'ai trouvé sur wikipédia, l'encyclopédie libre et ça se peut que quelqu'un ait abusé de la liberté pour faire promouvoir une mensonge.

Mais, dans l'abstrait, aurait-ce été une bonne idée si c'était ce qu'il faisait?

Le génôme du révolutionnaire ne diffère pas plus que le génôme de l'hispanophone et du francophone, puisque faire ou ne pas faire une révolution est plus volontaire et moins déterminé que de parler telle ou telle langue comme langue maternelle. Or, les linguistes s'accordent, il n'y a pas de détermination génétique pour parler telle ou telle langue comme langue maternelle. Pour choisir telle ou telle langue à apprendre par pur plaisir, peut-être: Tolkien se croyait héréditaire d'un plaisir dans le gallois. Mais pas pour avoir telle ou telle langue comme langue maternelle.

Or, être de la côté révolutionnaire ou de la côté réactionnaire, relève des idées, des vérités reçues ou rejetées, et autant peu du génôme que des astres.

Mais en plus, très obviement, les génômes se repartissaient d'une manière assez uniforme sur les deux côtés de la guerre.

Francisco Franco était de la droite (oui, on parle du futur caudillo), son cousin Ramón Franco était aviateur de la gauche. Et ne me dites pas que des aviateurs manquent esprit révolutionnaire, suffit de regarder Gabriele d'Annunzio pour s'en convaincre!

Queipo de Llano, aussi appelé "général micro" avait le même fibre moral que La Pasionaria. Faute de scènes de chambre ils nous ont fournis des scènes de ménage, comme dirait Totoche.

Caballero et José Antonio étaient de deux côtés dans l'idéologie, mais très très le même type moral.

Et les pauvres qui espéraient un paradis communiste ou anarchique n'étaient pas différents que les pauvres qui espéraient un retour de la Tradición aux pouvoir avec Dios, Patria, Fueros y Rey.

La seule différence marcante entre les deux dans les pairs était - le choix. Faire appel au génôme ou faire appel aux astres, c'est un même fatalisme payen et indigne à un caudillo ou à qui que ce soit d'autre qui le soit por Gracias de Dios.

Par contre, si je partage un peu le plaisir de Tolkien pour la langue galloise - que je ne maîtrise d'ailleurs pas - une uatre nouvelle galloise me fait frémir.

Un sur cinquante s'interesse plus sur sa propre vitalité que sur les sujets abordés par le professeur.

Génétiquement prédéterminé? Possible.

On peut voir une différence entre le type Queipo de Llano qui "bavarde" pour faire peur aux adversaires et le type José Antonio qui flingue les rues en se reclamant "de la côté des anges". Une différence purement humaine, et humainement plutôt en faveur du dernier (admirateur de Llorca) que du meurtrier de Llorca qui prenait la médiatique comme juste encore un moyen de faire la guerre. On peut croire qu'elle avait quelque rapport avecf leur génétique. Ce qu'on peut pas, c'est de tamponner l'un deux comme sain et l'autre comme malade.

Être un général micro, malgré Llorca, c'est une façon de ne pas être un Yagüe, de ne pas faire de Séville un autre Badajoz. Être un falangista de la côté des anges, c'était porter du pain aux pauvres et de la protection aux prêtres et moniales. S'il avait été plus calme, l'aurait-il fait si efficacement? J'en doute. Ni l'un, ni l'autre peut être considéré comme un malade.

Mais certaine élite - si l'anecdote wikipédiesque est correcte une qui se payait les frais et les pouvoirs sur un déficit de pensée correcte chez le caudillo - ne le voit pas de cette façon. Parti en sont médecins, autre parti en sont professeurs. Un José Antonio un peu précoce pose problèmes aux professeurs. Surtout à ceux dont la culture est trop limité pour atteindre une école privée, qui sont obligés donc de faire face aux élèves genre troublateurs. On prétend alors que ces élèves seraient un problème pour eux-mêmes quasiment ex definitione medicali, et on leur impose une cure de ritaline, c'est à dire de coke ou malvax. Et reste de les prétendre prédéterminés à leur manque d'attention, on vient de définir un génôme de ... quoi?

Malades?

Anita Thapar, Université de Cardiff, je lis la page trois de PRÉSENT du vendredi 1/X/2010, donne la statistique. Si un des parents n'était pas un élève calme, en 50% des cas l'enfant l'enfant considéré ne l'est pas non plus. Si un vrai jumeau n'est pas un élève calme, en 75% des cas l'enfant considéré ne l'est pas non plus. Le total est 2% de la population totale.

On ne sait pas si elle regarde les 2% les plus calmes et les plus doués pour études comme Syndrome d'Asperger, mais c'est très probable.

Dans une société normale, 4% qui souffrent de la classe, soit parce que le sujet est une distraction insupportable de leur vitalité (qu'ils pourraient bien exercer en apprentissages) soit parce que les camarades moins doués et moins calmes sont une distraction parfois tout aussi insupportable du sujet, seraient une signale de ne pas obliger ces un sur vingt-cinq de fréquenter les mêmes salles, et si c'est quelque part génétique, pas la peine de labourer les pédagogies pour les forcer d'aller ensemble.

Mais dans la notre les professeurs et les docteurs s'entraident, contre les propos de diminuer leurs services à un niveau utile mais pas malfaisant, et contre les sujet fournissant arguments pour une diminution de leurs opportunités de travail. Si ces 4% sont tamponnés comme malades, le professeur devient un spécialiste à dépister, donc une aide valable au médecin, et le médecin devient un spécialiste à dompter, donc une aide valable au professeur.

Dans une société comme ça, la classe, ou quelconque autre société affublé de prof et de docteur, devient dès par là, peut-être même sans une intervention quelconque de mauvaise esthétique, un terrain de trahisons. Multiples.

Tel camarade se trouve sur la ligne entre une diagnose "hyperactif" ou pas, en le dénonçant comme ayant fait encore telle bavure on le pousse vers la diagnose. Tel camarade se trouve sur la ligne entre une diazgnose "Asperger" ou pas, en le dénonçant comme ayant trouvé encore un sujet abstrus d'interêt - que serait enfin la science et les arts sans les sujets abstrus d'interêt! - on le pousse vers la diagnose. Et ça veut dire contre un constat désagréable, qu'il soit d'accord avec la diagnose ou pas, et ça veut dire contre des mésures prétendument curatives désagréables, directement ou indirectement.

Par exemple moins de chances de maintenir un couple sans que les parents vous trouvent finalement mauvais pour l'autre. Et moins de chances de garder un enfant fait hors mariage, plus de risque qu'on mette les alternatives "adoption ou avortement".

Et d'où vient l'interêt de trahir le camarade de classe? D'une bienveillance un peu subtile. On sait que c'est une bienveillance très banale et parfois très souahitée de ne pas trahir. On se sent plus subtil que l'autre en se disant que le docteur sait quand même mieux que le concerné. Chez les uns. Ches les autres c'est d'abord une hypocrisie, ensuite une peur d'être diagnosticés eux-mêmes s'ils ne maintiennent pas la fausse confiance aux docteurs avec des vrais trahisons de camarades.

Harry Potter n'a pas fondé ce climat. Ni dans les écoles normales, encore moins dans les écoles logés. Chaque fois qu'on me parle ou que je lis sur la mocheté de la vie à Poudlard, comme si c'étaient ces livres qui poussaient à la trahison. Ils poussent peut-être à pardonner, peut-être à supporter la trahison avec humour ou satire. J'en sais rien moi-même, je ne les ai pas lu. Mais j'ai l'impression très forte que beaucoup d'élèves se trouvent dans des situations très mauvaises, tellement que la laideur morale de Poudlard apparaît blanche ou brillante à côté de la propre situation.

Grace à Jules Ferry. Grace aux psychiatres, aussi ceux d'Espagne. Grace aux réchercheurs comme Anita Thabar.

Je refuse de faire des propos carrément barbares pour elle. Mais si un tribunal pour crime contre l'humanité serait ouvert demain, j'irais pour témoigner contre elle et contre ce système. Et non contre des bouquins qui s'en font les satiristes.

Hans-Georg Lundahl
Dimanche, mémoire de
Ste Thérèse de Lisieux
3/X/2010, G. Pompidou

mardi 20 mai 2008

Another take on FLDS (two sets of links) + update

A Was there any forced marriage at all? : What is this raid? : Why I disagree with promiscuity and fear for the FLDS kids that will be taught modern sex ed
B Someone has said what needs saying: Free the FLDS teens! : Oh, the children too!

I had written about this too: Children physically cannot have children (links, quote, comment)

Here's the update: Texas: Exes and Sexes. by Thomas Fleming. from Chronicles: A Magazine of American culture. I do not quite agree with that author's evaluation of FLDS Mormons. And, as for this ...


The Fundamentalist Mormons are, admittedly, a weird bunch, and I personally find their cult disgusting. Like other Mormon splinter groups, they seem to live off the welfare provided to the mothers of what are in law regarded as illegitimate children. Tom Green (out on parole after a conviction for having sex with his 13-year old “wife”) used to make a good living this way, and, according to people in Utah (Mormon as well as gentile) with whom I have spoken, some monogamous Mormons are all too prone to make use of welfare money to support their large families.


... see my comment:


As for raising large families on welfare money … well, if everyone did it, welfare might run out, but would it be a necessarily disastrous loss? As a matter of fact, everyone is not doing it, and why not people from the ethnic majority? After all, declaring the young wives illigitimate mothers and taxing people for welfare distribution might not have been their idea, and if they bear the burden, why not let them take the advantages too?

But I am as happy as the author about this ruling:

When Texas Child Protective Services (what a grisly name, by the way) seized the children of mothers belonging the Fundamentalist Church of Latter Day Saints, I wondered if the state of Texas was turning Yankee. By any legal or moral standard I could think of, the seizure was an abuse of power against the fundamental institution of all human societies, the family. Yesterday’s ruling by the state’s Third Circuit Court of Appeals, which condemned the action as illegal, restores my faith in the sanity of Texans