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jeudi 14 juillet 2011

Bonne fête de St Camille de Lellis!

- Mais c'est vert aujourd'hui.
- Non, blanc. St Camille de Lellis.
- Vous êtes un homme honnête et pieux, voici les clefs de l'église. Je m'appelle Camille Chaussinand!*

Le 17 je vais commémorer la destruction de la Bastille, sur l'ordre de Louis XVI.
HGL

*D'après mémoire du livre Prêtre rejeté, par M. l'Abbé Bryan Houghton

vendredi 29 octobre 2010

Comme si leurs prières étaient "fais que nous soyons de plus en plus le levain dans la pâte" ...

Pour St Louis en l'Isle.

D'abord pour parfaire mon volontariat d'écrire pour le bulletin paroissiale, ensuite pour clarifier pourquoi je suis ce dimanche venu à quitter la Messe et aller à St Nicolas du Chardonnet. Malgré le miracle eucharistique qui - s'il est génuine - me semble prouver la validité de la Messe Célébrée selon le rite de Paul VI.

Le nouvel offertoire est une prière de repas sabbatique. Pas un "simple repas", car le repas sabbatique est dans la prière là identique au Seder de Pesach. Ce sont les repas non-sabbatiques qui peut-être manquent prière, peut-être ont encore une fois la même mais moins obligatoirement, ou même une prière plus courte, j'en sais rien, je ne suis pas juif. Comme tel il fait de quelque façon double emploi avec le Pater Noster surtout avec "panem nostrum supersubstantialem da nobis hodie" mais pas exactement les autres prières (n'étais-ce un but de la réforme liturgique d'éliminer "ce que fait double emploi" avec qqc de plus important?)

[d'ailleurs la deuxième fois cette semaine que ce bloc-notes de yahoo se ferme quand je suis en train de le rédiger, la première était à la Marie du VII, ici c'est à Mouffetard, V - et non, il ne s'agit pas de mes action, car " bloc-notes impossibles à afficher" ne peut pas dépendre des miennes]

Le vieux offertoire par contre reprend jusqu'à dans la réponse du peuple quasi tout le Pater, y compris ce que ne relève nullement de la notion du repas: la gloire de Dieu (avant le "panem nostrum" et notre utilité "panem nostrum", mais aussi ce que vient après: pardon des péchés, délivrance des tentations trop grandes et du mal ou du malin). Quand même il était une nouveauté, il manque à la liturgie Dominicaine.

Il était une nouveauté tout court ou il remplaçait ou résumait quelque chose? Je pense qu'il résumait ou remplaçait déjà au début ce qu'il y a dans la liturgie orthodoxe, ce qu'aujourd'hui on réintroduit dans une forme plus libre dans le novus ordo: les prières, entre autres, pour les divers catégories et pour les divers besoins de tous.

Et LA j'ai trouvé ce dimanche une occasion de quitter la liturgie.

"Pour que nous vivions de plus en plus en communautés ouvertes aux autres" - "Seigneur, aie/prends pitié de nous"!

Le Kyrie eleïson, je reconnais, par exemple de la liturgie orthodoxe. Ce qui venait avant, non.

Ce n'est pas une prière recourante de l'Église que tous vivent en communautés, ni que tous soient ouverts aux autres. Et encore non plus que chaque communauté soit ouverte aux autres communautés, même celles dehors de l'Église.

Et il y a cette même tendance dans une autre église où je viens de visiter le Noveau Rite dit "ordinaire", Nanterre, la messe célébrée par le curé de la cathédrale. Là, les prières étaient plutôt acceptables, mais le Kyrie eleïson était remplacé par un autre refrain: "Seigneur donnez-nous ton Esprit, pour bâtir ton royaume". "Pour bâtir" ressemble plutôt à "pour que nous, avec son aide, bâtissions ton royaume" qu'à "pour qu'il bâtisse ton royaume (en nous)".

En plus, même si "bâtir l'Église" est un but de l'Eucharistie, en tant que Baptême et Réconciliations sont - oui pour ceux qui les reçoivent la condition de recevoir l'eucharistie, mais autrement, en global - le fruit de l'Eucharistie, alors, le fait de bâtir le royaume de Christ avec des nouvelles pierres vivantes (par le Baptême) ou des pierres vivantes réinsérées (par Pénitence), ne se fait pas à chaque Messe, et n'est pas non plus comparable à certaines requêtes, qui ressemblent plutôt à ce qu'on offre au bon Dieu un plan du bâtiment à construire, avec ce refrain! Comme le fameux "toujours vivre en des communautés ouvertes aux autres" de ce dimanche.

Cette prière là n'est pas exactement quelque chose dont toute l'Église serait d'accord.* Ni St Nicolas du Chardonnet, ni St Louis en l'Isle ne peuvent prétendre être toute l'Église. On ne peut pas prétendre que ce soit St Nicolas du Chardonnet qui invente une prière pour insulter les réticences anti-communautaires de St Louis en l'Isle. On doit conclure que cette prière forme en parti aussi un moyen de polémique contre les réticences communautaires de St Nicolas du Chardonnet. Et, quoique la polémique est licite, la prière de l'Église n'y est pas le bon endroit.

Comme d'ailleurs, la réponse aux préjugés anti-chrétiens quand à la personne du Messie et l'accomplissement de Jésus de Nazareth: le pire n'est peut être pas que la réponse de l'interlocuteur prévu était trop faible, mais que c'est dans l'église que Krygier ait prophéré ses mots objectivement blasphèmes. Quand les prières de chapelet non programmées, par l'intrusion des jeunes tradis mais rejointes par paroissiens de Notre Dame aussi, auront porté fruit dans des conversions, on pourra peut-être rétrospectivement dire que l'Évêque Mgr. Vingt-Trois aura été bien inspiré. Vu que c'est son vingt-troisième année d'épiscopat ou de sacerdoce - je ne me souviens plus duquel - espérons que cette année qui correspond à son nom lui apporte un peu plus de clarté quand à l'intégrité de sa foi catholique.

Mais il y a encore dans ces prières réintroduites à côté de l'offertoire: je n'ai pas entendu, ou si j'ai entendu j'ai oublié l'occasion, mais il m'est surgi en âme une fantaisie sur cette prière, comme si on avait dit "faites que nous soyons de plus en plus le fermant qui lève toute la pâte" - "Kyrie eleïson".

Un Pentécôtiste pourrait bien prier "faites que nous soyons de plus en plus le ferment qui lève toute la pâte, jusqu'à ce qu'elle soit levée". Déjà, ça serait un détournement hétérodoxe du texte, si c'était une prière par une église apostolique (pour eux ça pourrait être interpreté par Dieu comme une demande de rejoindre l'église catholique ou l'église orthodoxe), car les baptisés et une Église de baptisés ayant une vrai succession apostolique sont déjà, par ce fait même, le levain qui lève toute la pâte jusqu'à ce qu'elle soit levée. On ne demande pas de devenir ce qu'on se sait déjà être. Le faire donne l'impression de se vouloir convaincre par méthode Coué, ce qu'est ridicule. Les prières comme celle du dimanche me paraissent en esprit aussi un peu comme si on avait oublié la dernière phrase. Si les prêtres font de l'hypnose ericksonnienne, ça pourrait être une suggestion post-hypnotique de l'oublie. Je recommande donc qu'ils arrêtent ça, si j'ai bien deviné. Plus sérieusement, ça pourrait aussi être un souci d'être "plus sobre" et "moins bibliciste" qu'un Pentécôtiste éventuel qui prierait ça. Souci pas faux, mais alors aller jusqu'au bout, ne pas imiter leur mode de prière.

De toute façon, je recommande qu'ils n'oublient pas que le texte sur le levain comporte une limite: "jusqu'à ce que toute la pâte soit levée". Une prière comportant des mots comme "de plus en plus" ne devait pas se référer à une quelconque condition ou tendance terrestre, car pour les choses terrestres, chaque condition, chaque tendance a bel et bien une limite au delà duquel il ne convient plus de continuer le progrès. Une pâte levée n'a pas besoin d'être encore davantage et davantage levée, mais d'être mis dans le four: où elle se lève encore, mais pas indéfinement, elle se raidit pour devenir du pain.

Un homme marié dans un couple ouvert aux enfants n'a normalement pas besoin d'être absorbé dans une communauté focolari pour être encore davantage vivant dans une communauté, et une communauté ouvert aux enfants, aux pauvres, aux laïcs, n'a pas besoin de s'ouvrir aussi aux juifs, aux musulmans, aux protestants, aux franc-maçons de rite écossais, aux athées y compris le Grand-Orient, à Georges Fennech et sa Miviludes. Et l'ouverture aux sodomites doit être là même que toujours: soit vivre seul, soit prendre une femme (pour les hommes), soit rester sans les Sacrements.

Ce que me laisse - par voie d'association - un soupçon un peu amère quand à l'origine d'une prière comme "de plus en plus vivre en des communautés ouvertes aux autres": une secte est selon les définitions des trucs comme Miviludes une communauté fermée vis-à-vis l'extérieur. Une prière comme ça pourrait être la réponse à une demande discrète d'un sympatiseur de la maçonnerie, qui voudrait ainsi forcer les fidèles a subir dans leur liturgie une forme de méthode Coué de devenir autre chose que des fidèles, autre chose que des gens qui peuvent à occasion être intolérants et à d'autres renfermés vis-à-vis d'autres confessions.

Il y a eu aussi une chose comme ça dans une de mes paroisses orthodoxes, la dernière avant mon retour au catholicisme traditionnel: entre la prière, toute traditionnelle, pour les malades, et celle, toute aussi traditionnelle, pour les pécheurs, on avait introduit une prière pour les "alcooliques et toxicomanes" - comme si c'était une cathégorie distincte à la fois des malaeds et des pécheurs! Quelqu'un avait cru que je me trouvais là? Alors, la prière de l'église a été minipulé "pour moi" - ou "pour mon bien" (supposé) mais contre ma réputation. Je n'aime effectivement pas être tamponné comme alcoolique ou toxicomane.

Ce n'était pas juste mon honneur qui était blessée, mais la vérité. Dans un alcoolique, dans ses consommations d'alcool et ses réactions, il y a ce que relève du péché uniquement, comme la décision une soir de boire jusqu'ivresse, ou, quoique moins, la décision à telle heure de continuer de boire tout en risquant l'ivresse. Il y a aussi ce que relève de maladie - les ivresses mêmes et les "lendemains" sont des brèves maladies, l'alcoolisme comme maladie chronique est là des qu'une verre suffit pour induire l'ivresse - notons, l'ivresse, pas quelque autre symptome d'avoir bu, comme le rouge qui me peuvent monter aux joues même après une verre de rouge ou encore du chocolat ou du fromage bleu - elle se prépare avec les tolérances augmentés. Par contre, ce qui n'est ni maladie, ni péché, n'est pas une troisième catégorie entre "malades" et "pécheurs", c'est ce qui relève du normale. Certains hommes (mormons, musulmans et autres) ne supportent pas de voir un sdf boire une verre avec le repas ou de le voir prendre un verre de trop ou de le voir apprécier la bière offerte plutôt que le coca: ces hommes là seraient prèts à introduir une troisième catégorie entre pécheurs et malades pour eux. L'Église n'est pas là pour suivre leur mauvaise inspiration. Ni pécheur, ni malade revient à normale.

Il y a des gens tellement fourbes que les prières traditionnelles pourraient les blesser. Prier pour ceux qui voyagent peut être un insulte à un seigneur féodal qui abuse son territoire pour faire de la piraterie - comme les "Hunde von Kuenring" faisaient sur la Danube, jusqu'à ce que le Duc d'Autriche, avertis par un prisonnier échappé par miracle, faisait la siège à leur château.** Prier pour les prisonniers peut être apperçu comme un insulte par des militaires qui font des choses comme à Dachau ou Abu Ghraib. Le vieux offertoire peut être le fruit d'un compromis: d'une côté l'église fait une prière complète comme ça aussi, de l'autre les "moins de détailles" permettent aux malfaiteurs de ne pas se voir ciblés par les prières traditionnelles.

Aujourd'hui la tentation de politiciens serait plutôt que de supprimer les prières d'en introduir des nouvelles, comme la prière pour alcooliques et toxicomanes, ou comme la prière pour "vivre de plus en plus dans des communautés ouvertes aux autres".

Et sinon - si les prières comme ça ne se font pas sur quelque pression politique même discrète ou indirecte - c'est de toute manière une façon d'introduire son idéologie à soi dans la prière à Dieu. Dans la prière collective des fidèles. Peut-être quelque prêtre a-t-il dit "la paroisse le demande" parce que telle commission - regardez bien alors les proportions numérales entre la commission et les paroissiens, souvenez-vous alors que chaque membre du commission parle davantage aux autres membres sur les sujets en question qu'aux paroissiens en dehors de la commission, souvenez-vous alors que les paroissiens en dehors de la commission sont consultés en fonction de leur bien-être avec les membres de la commission! Le bon M. l'abbé Houghton a dédié un chapître de son livre à ce qu'il appelle "l'église du bavardage". Dans ce chapître, peut-être fait-il tort à Jean-Jacques, mais il a vu les commissions, il a vu souffrir les paroissiens humbles et pas trop commissionnaires après le réforme liturgique. Avec une prière comme ça, il y en a des paroissiens qui s'en foutent des détailles, il s'agit de toute façon de l'eucharistie, il y en a qui sont blessés en secret, et il y en a qui - comme je fis moi-même dimanche passé - se vont à St Nicolas du Chardonnet. Pour moi c'était un retour après une excursion très brève. J'ai beau avoir trouvé la conviction que le novus ordo s'est effectivement célébré validement à Buenos Aires, n'empêche pas, je ne sais pas si une messe même valide où je risque des prières comme ça soit une messe que je devrais fréquenter. Plutôt St Nicolas alors!

Hans-Georg Lundahl
Complété Vendredi
29/X/2010 à Beaubourg

*Certaines réflections me reviennent du bon livre de CSL: Letters to Malcolm, chiefly on prayer. Peut-être Michael Davis l'a-t-il lu aussi?

**Pour les lecteurs de l'allemand, je recommande "Die Hunde von Kuenring" et "Das Rosengaertlein" dans la collection "Sagen auss Oesterreich", la partie "Niederoesterreich". À cette époque les Ducs d'Autriche n'étaient pas encore les Habsbourgs, mais les Babenberg.

lundi 19 juillet 2010

M. l'Abbé Bryan Houghton d'accord avec Mgr. de Castro Mayer

L'évêque de Campos, en effet, dans ses vota pour le concil*, était soucieux d'éviter que les conférences épiscopales ne deviennent des entraves à la fois à la soumission de l'évêque au pape et à sa liberté personnelle de décider.

Très élaborée cette observation dans le chapître L'église du bavardage dans le livre Prêtre rejeté. Dans sa jeunesse une période le futur abbé (ou "soutanosaure", comme disait M. l'Abbé de Cacqueray**) avait été communiste***, il connaissait donc bien le fonctionnement psychologique de "la volonté générale", c à d anonyme dans une assemblé qui vote des choses que les votants n'auraient normalement pas le courage ou mauvais goût moral, voir cruauté de décider un par un.

HGL

* Le Sel de la Terre, N° 37, avril 2001 dédicait une bonne section au mémoire de l'évêque camposin, décédé le 25 avril 1991, un mois après Mgr Léfebvre.
** Le dodo, même n°.
*** Autre effet d'inoculation de par sa jeunesse communiste avant la conversion, il rejetait l'évolutionnisme, qu'il savait apparenté au bouddhisme: l'autre jour j'en avais une confirmation, en brandissant comme placard de mendiant le URL de mon blog créationniste:

et l'interlocuteur m'interrogeait sur "mes bases", je repondis que c'est plus correcte et probable que Dieu a créé les différents espèces que de présumer qu'on serait développés à partir des amibes. "Dieu a-t-il créé les amibes?" Oui. "Tu vois: tout est un" - ce qu'est faux mais bien bouddhiste.

mardi 28 avril 2009

René Le Gal ... L'ADN en question(s) - rélévance pour le débat créationniste/évolutionniste et Benoît XVI

Admettons d'abord:

J'ai pas lu tout le livre. J'ai vérifié en perlisant les rubriques des chapitres, qu'il n'y avait pas de chapitre consacré à la question de la diversité des nombres des chromosomes chez les mammifères. Ce que me parait le plus grand problème pour les évolutionnistes. Qu'un chimpanzee a 48 chromosomes et un homme 46, ce n'est pas tellement le problème. L'homme pourrait théoriquement avoir eu deux paires de chromosomes conflatés.

Attention: ce n'est pas du tout sur que ce soit passé ainsi. A part le nombre reduit il y a entre chimpanzee et homme tellement des différences, qu'il serait hazardeux d'affirmer l'identité à part quelque remaniements. Ce site ci ne donne pas les différences locales, à nombre de milliers ou dixaines de milliers.

Mais fusion, c'est une chose, augmenter le nombre des chromosomes c'est une autre. Télomères pourraient être conflatés en un centromère (fusion Richardsonienne) mais d'où viennent les nouveaux centromères en cas de fission chromosomique? Par hypothèse, les télomères démeurent télomères dans ce cas là. C'est le problème où conduit le scénario selon lequelle 2n=48 chez les premiers mammifères.

C'est donc uniquement pour vérifier si Le Gal avait apporté une reponse ou une tentative échouée de reponse (ce que m'aurait donné un plaisir malin) que j'ai ouvert son livre. Voici maintenant une chose que j'y trouve:

Je ne crois pas au paradis. En revanche, je sais que l'enfer existe. ... C'est l'enfer au quottidien des exclus, des pauvres, des sans-abri, des sans-papier, des handicapés, des malades, des femmes violées, mal traitées, de toutes les victimes de la violence d'autres hommes.


Remarque: Je suis sans-abri. Ce n'est pas un enfer. Ce matin j'avais occasion de passer par un endroit où l'année passée on m'avait donné des khakis, mais plein. Par gentillesse ils m'ont ajouté le café de ce matin. Non, l'existence quotidienne des sans-abris n'est pas un enfer. Grace à Dieu. Si je voudrais la finir? Dépend de ce que j'aurai en retour.

Après, il laisse entendre que la religion, par conséquent le concepte d'une création récente de l'homme, soient là pour donner un espoir de paradis dans l'au-delà aux misérables. Un truc "vieux comme le monde".

Faux.

L'espoir d'arriver au paradis en masse, simplement en restant gentil, n'est pas plus vieux que le christianisme.

Moïse parlait pas de paradis à atteindre après la mort, au moins pas ouvertement. Même la résurrection des morts est plutôt insinuée indirectement que clairement dite. Pour beaucoup des païens, le seul bonheur possible pour les morts étaient les sacrifices aux défunts. Platon, les Stoïciens et Bouddha, et Zoroastre aussi, parlaient d'un paradis dans l'au-delà, mais sous conditions pas trop populaires. Les égyptiens étaient plus proche, mais même pour eux les différences sociales persistaient à l'au-delà. La résignation sociale était due à une résignation plus profonde - qu'il avait toujours été ainsi, que même l'au-delà fera pas grande différence. Erreur partagé par Le Gal.

Ou alors le monde s'est renouvelé, et le monde et le nouvel espoir ont un même age de 2000 ans.

Non plus il n'est pas vrai que le christianisme prone une passivité sociale absolue. Tellement des vierges ont sacrifié leurs vies pour un amour et un espoir qui paraient foux à la société. Si la fille à maison n'est plus l'esclave absolue de son père, c'est du à l'espoir d'un au-delà, c'est du à sainte Cécile et sainte Barbe, mais aussi à sainte Géneviève et sainte Claire.

Ça a quel rapprt avec l'ADN? Aucun, biensur. Et Le Gal le sait. il s'est permi une diatribe anticléricale, totalement hors sujet, j'y repond. Mais il retourne à l'ADN, et je le suis. Rien du nombre de chromosomes des mammifères, biensur, mais quand même de l'ADN. Et la religion, catholique (ou pas tellement), en plus.

Le père Teilhard de Chardin écrivait en 1950, peu de temps avant de mourir, que "la vie est la forme que prend la matière à un certain niveau de complexité". Pouvait-on mieux résumer la pensée profonde - le dogme? - de la biologie moderne que par cette formule concise et précise d'un religieux, d'un jésuite?


Ah, la biologie moderne a ses dogmes ou pensées profondes? Des pensées au-delà des simples données observées? Merci pour l'aveu, alors! Et Teilhard de Chardin formule les dogmes de ... pas le christianisme, mais la biologie moderne? Merci pour l'observation!

Pour lui, il n'y avait pas d'opposition entre la foi catholique et la science. Le tout est de savoir où l'on place Dieu. Il est la conscience suprême, spirituelle, mais il n'est, pour le chercheur jésuite, ni à l'origine de la terre ni à celle de la vie. C'est, évidemment, encore trop pour les athées, mais cette conception de la foi a au moins le mérite de sauver les apparences de la réflexion, d'accepter les connaissances qui dérangent, de ne pas bafouer la conscience humaine.


Résumons en mes mots: Teilhard de Chardin, ou son école à l'état pure s'il y en a encore, ne croit pas que Dieu eusse créé, ni la terre, ni la vie. Ça c'est sauver les apparences de la réflexion. Ah bon, ceux qui croient que Dieu a bien créé les deux et l'homme en plus ne reflechissent pas, alors? Le dogme de "la biologie moderne" est alors "la conscience humaine" à ne pas surtout bafouer? Je ne crois pas avoir surinterprété le texte.

Il y en a plein d'hommes à être en désaccord avec ça, même par rapport purement de leur conscience humaine et j'en fais parti. Pour repondre dans la même veine de socio-indignation par rapport à un dogme qu'utilise Le Gal: le christianisme ne rend pas ses fidèles suffisamment remodèlables pour le goût de certains riches ou téchnocrates qui voudraient que les chantiers tournent 24/24 et 7/7, détruisant ainsi les heures du calme pour les voisins avec le biorhytme des équipiers de nuit, tout avec le repos du dimanche. Alors ils veulent le remplacer.

Le mieux, c'est nier Dieu. Le mieux pour nier Dieu, c'est prétendre qu'il y a une autre explication qui marche parfaitement pour expliquer l'homme, la vie, la terre et l'univers. Tant pis s'il faut prétendre que c'est par une lutte sans répit pour l'existence qu'évolue le crossoptérygien à l'amphibien, l'amphibien au reptile, et ensuite des reptile juste les oiseaux et les mammifères, les animaux avec piété, compassion et tendresse. Ou tant mieux, de leur point de vue, car alors on peut dire aux ouvriers "la vie est dure, il faut lutter pour l'existence". Et les banques peuvent le dire à ceux qui refusent d'imposer cette lutte à leurs ouvriers.

Une époque, on n'était pas encore prets à nier Dieu, c'était avant la révolution industrielle. Avant les révolutions de France et les guerres Napoléoniennes. Pendant les lumières il y avait un ou deux à nier Dieu directement et ouvertement. Didérot et d'Alembert. Ils prétendaient par là justifier la jouissance sans freins, chose de toute façon inaccessible pour la masse. Leur fruit moral est un marquis un peu trop connu: de Sade.

Avant cette négation, au moins on niait que Dieu aie créé l'homme au centre de sa création. D'où l'héliocentrisme, la prétence que la terre soit centré autour du soleil. Hypothèse encore pas prouvée, mais qui fonctionne comme un passe-partout contre le dogme catholique, et sape en même temps la confiance qu'a normalement l'homme dans ses sens. Ils sont supplémentés par mauvaise logique:

Rappelez-vous : tous les êtres vivants, des bactéries les plus rudimentaires aux animaux les plus évolués et à l'homme, depuis les virus jusqu'aux végétaux, possèdent le même ADN, avec le même alphabet, le même code. Comment peut-on nier, dans ces conditions, la parenté entre tous les vivants de cette planète et donc leur origine commune?

Certainement, ceci est le plus repandu et le plus profond comme soi-disant preuve de l'évolution. Et certainement on ne peut pas prétendre que les différents êtres soient issus chacun avec son ADN, chacun du non-vivant sans l'ADN, et par pure hazard aboutis à en avoir le même.

Mais un créateur commun explique autant qu'un ancêtre commun. L'intelligence artistique peut avoir économie artistique, même chez sa créature, l'homme. En plus, si un créateur commun les a tirés de la terre indépendamment les uns des autres, ça ôte le problème des différents nombres de chromosomes noté plus haut.

Voyons alors où ça continue:

Le pape reconnait aujourd'hui l'ADN comme support matériel pour ne pas dire matérialiste - ça n'irait pas avec support - de l'information génétique et les découvertes qui fondent le concept d'évolution.


De l'information génétique, d'accord, mais est-ce qu'il entend par , le bon pape Benoît XVI "les découvertes qui fondent le concept de l'évolution"? Rappelons que Mendel n'était nullement évolutionniste. Selon Prêtre rejeté ouvrage autobiographique du père Bryan Houghton, Mendel était certaine époque, longue de 50 ans, "sur index" en France évolutionniste. Avec les chromosomes. Mais il ne peut y avoir "index" dans les sciences? Pas? Alors, d'où les dogmes et les pensées profondes que je viens de noter? Espérons juste que Benoît XVI ne partage pas le pire de Teilhard de Chardin!

Hans G. Lundahl
15/28 avril A. D. 2009
Carpentras

jeudi 9 avril 2009

Tolerance ... un peu de signification

C'est une question de tolerance quand il y a deux calendriers de Pâques. Banalement. Pour moi, Jeudi Saint sera la semaine prochaine. Ceux qui le comptent comme aujourd'hui, je ne les considère pas comme automatiquement hérétiques. Juste fâcheux qu'en 2006 ils (ou nous, à l'époque) célèbraient/célebrions Pâques le même weekend que les juifs leur Pesach. Faut pas confondre les deux testaments.*

Mais, autrement, "tolerance" n'est pas une question théorique de considérer sa propre confession à l'égale exacte de toute autre. On n'est pas "intolérant" par ce qu'on considère que les hérétiques et apostats ou les non-baptisés vont à l'enfer. On n'est pas "tolerant" parce qu'on considère que les adeptes d'une secte bouddhiste esotérique japonaise ont la même proximité que les chrétiens au ciel, pourvu que les deux soient pratiquants - ou les deux pas pratiquants. Le bon mot pour "intolérant" dans ce sens là est exclusiviste (un exclusiviste catholique s'appelant père Feeney, un exclusiviste Catholique romain s'appelle aussi feeneyiste), le bon mot pour "tolerant" dans ce sens là est indifférentiste ou universaliste.

Tolerance est accepter ce qu'embête. Intolerance est de ne pas l'accepter. Vue que les mendiants embêtaient certains aixois il y a deux ou trois années, c'est un acte d'intolerance de monter les obstacles à la mendiance. Pour un mendiant, c'est un acte de tolerance de ne pas trop se fâcher de ça. Ça c'est d'évidence.

Moins évident est la question, qui est embêté par la présence d'un mendiant? Père Bryan Houghton avouait parfois être "un peu rude" envers les mendiants, mais c'était parce qu'à Londres une certaine époque, ayant maison et donc possibilités de chauffer, il a vécu de ce qu'il ramassait des poubelles. Il a cru pouvoir généraliser l'expérience. Et il y a des gens qui font systématiquement les poubelles.

Il y a d'autres qui sont fâchés de voir quelqu'un ramasser de la nourriture des poubelles. Certains supermarchés même jusqu'à pourrir délibéremment les invendus. Logiquement ils devraient idéaliser les mendiants. Ce que n'est, hélas, pas toujours le cas. Mais nourriture des associations ou ou des invendus en fin de journée ou des poubelles ne resout pas le problème de laver les fringues. Il y a quand même des laveries (automatiques en plus) ou le patron engueule quelqu'un pour une demande même courtoise à un autre coutumier. Ce n'est pas tolerant.
...
Hans

*PS: Bien que séparés, ils ne sont pas sans rapport. Tous les Sabbaths du Vieu Testament étaient la préparation du jour que les Catholiques et Estoniens célèbrent aujourd'hui - 29 mars/11 avril 2009 -, et les autres orthodoxes en une semaine: Holy Saturday (nous, on est encore à Samedi de St Lazare, Lazarus Saturday)

lundi 9 mars 2009

Mgr Lefèbvre et le Concil Vatican II

Qu'il s'opposait au Concil est connu. Mais n'en était-il pas un fruit lui-même?

  • 1 : "Participatio actuosa". Les fidèles de la FSSPX, Le Barroux, FSSP, ICRSP (et c) assistent le plus souvent aux Messes munis d'un missel bilingue. Et mâchent pas chewing-gums pendant messes ou offices, comme le faisaient certains pendant une certaine époque.

  • 2 : Retour "ad fontes". Mgr Lefèbvre en sacrant les évêques invoquait une ecclésiologie selon laquelle la persistence perpétuelle de l'église (et portae inferni eam non superabunt) tient comme condition suffisante à un seul évêque qui confesse la doctrine orthodoxe. C'était l'ecclésiologie de Mgr Gréa contre laquelle l'abbé Bryan Houghton et des sédisvacantistes comme David Bawden - élu Pape Michel I par ses fidèles - ont protesté que la présence sur terre d'un pape de la vieille Rome est indispensable. Mais c'est aussi l'ecclésiologie de l'évêque Markos Evgenikos d'Éphèse et - apparemment, vu ses rélations avec Pape Libère - de St Athanase d'Alexandrie.

  • 3 : L'écuménisme. Selon les mémoires de Mgr Tissier de Mallerais (que j'ai entendu à Bordeaux en 2005) il y a des textes de Monseigneur selon lesquelles l'eucharistie, depuis le Concile de Trente aurait été renvoyée dans une rôle purement personnelle de dévotion - mais il fallait voir une dimension sociale dans la communion autour de l'autel. En ça il rejoint tous les luthériens, dont j'étais avant ma conversion catholique, les orthodoxes (auxquels je me suis converti depuis), les calvinistes même tels qu'ils existent à Taizé (ce que n'est pas typique pour l'esprit calviniste historique). Et biensur les prêtres ouvriers, dont Dom Helder Camara (il - Mgr Lefèbvre - était dans une paroisse ouvrière au debut de sa carrière sacerdotale).