lundi 22 novembre 2010

Le Pape mal cité par les média, Act-Up désinforme sur la chose

Le blog de Jeanne Smits a donné la citation complète, d'abord selon les média, ensuite d'après correction. La voilà:


Il peut y avoir des cas individuels justifiés, par exemple quand une prostituée utilise un préservatif, cela peut être un premier pas vers une moralisation, un premier acte de responsabilité pour développer de nouveau la conscience du fait que tout n’est pas permis et que l’on ne peut pas faire tout ce que l’on veut. Toutefois, cela n’est pas le moyen de vaincre l’infection du HIV. Une humanisation de sa sexualité est vraiment nécessaire.


Il s'agit pourtant pas d'une prostituée, car Jeanne Smits continue:


Vérification faite, Benoît XVI parle, dans la réponse originale retranscrite par Seewald, non pas d’« une prostituée », comme l'a mal traduit L'Osservatore Romano, mais d’« un prostitué ». Quelqu’un qui commet déjà un acte contre nature, à des fins mercantiles, et qui aurait malgré tout le souci de ne pas en outre contaminer mortellement son client.


Pour ceux qui ne sont pas au courant du tout de la théologie morale catholique: la sodomie et la capote sont interdites pour la même raison, parce qu'elles empêchent une grossesse et naissance d'être le résultat de l'acte sexuel. Donc, un sodomite commet déjà complêtement ce péché par le fait de commettre sodomie, il n'y ajoute pas en utilisant une capote. Il ne s'agit donc pas de "première", le pape a été plus fidèle à l'enseignement de l'église que Franco à l'époque où il était directeur de l'académie militaire de Salamanca. Pour lui, l'officier éventuel futur devait utiliser la capote aussi avec une prostituée - j'imagine qu'avec un prostitué le futur officier éventuel n'aurait pas gardé sa carrière du tout - et bien fait!

Il y a des gens (tels Act-Up) pour qui "le préservatif, c'est pour tous et partout". C'est possible que ça pourrait reduire un peu les dégâts du SIDA, c'est sur que ça ne donne pas d'enfants pour qui que ce soit. Et les enfants, ça rime avec retraite à soixante.

Ce n'est pas une vérité scientifique, c'est un préjugé antichrétien, soutenu par une législation anti-nature (18 pour les deux sexes, depuis la réforme néfaste de 2006) et un marché de travail féministe (qui les deux facteurs repoussent de trop l'age du mariage et des premiers enfants), qu'il soit très souvent impossible d'attendre jusqu'au mariage avant de faire l'amour. Non, ce n'est pas en soi impossible, c'est une chose que l'état et le marché, mais pas l'église ni la nature ne rendent très dure.

Eux, avec les avortements sur les filles de moins de 18 enceintes, parce que le mariage est devenu interdit, eux encore avec les filles poussées aux études à la fac et aux CDI avant le mariage, eux encore avec leur mépris pour la capacité des filles d'être mères qui ne sont pas faits pour les études ou pour le travail, eux, ils poussent le public, tant féminin que masculin à une détresse sexuelle où l'activité sexuelle hors mariage, sans fidélité, à des risques élévés, devient avec la contagion de SIDA un problème de santé commun. Même pas les cas de célibataires contagiés de VIH et ayant un appetit sexuel comme avant ne suffisent pour scientifiquement motiver la capote. Un atteint de SIDA peut épouser une atteinte de SIDA, et la fidélité limitera le contagion à eux et certains de leurs enfants, même sans capote.

Hans-Georg Lundahl
la Bibl. Pompidolienne
Beaubourg, Paris
22/XI/2010

2 commentaires:

Hans-Georg Lundahl a dit…

Précisons, ce n'est pas juste par l'âge légal et par le marché de travail que la société moderne empêche ses victimes typiques d'être chastes jusqu'au mariage.

Il y a aussi la préoccupation de la bonne nourriture poussée jusqu'à dénier les bienfaits du jeune pour chasteté, humeur, et même santé (surtout cardiaque).

Il y a aussi le rock et la salsa - fréquentés avant le mariage.

Et pourquoi pas mettre le point sur les i avec Pape Pie XI: les célibataires pubères des deux sexes ne deraient pas être coéduqués.

Hans-Georg Lundahl a dit…

du jeune=du jeûne bsr