mardi 7 avril 2009

Peut-on encore constater un problème sans détailler la solution actuellement possible?

L'école publique actuelle est pour certains élèves un enfer. Ils devraient avoir le droit de ne pas aller à l'école. Les parents devraient avoir le droit de les en débarasser. Pour d'autres c'est pas un enfer, mais vue leur orientation plutôt pratique que théorique une perte de temps agaçante. Là aussi ils devraient avoir le droit et les parents pour eux.

Quelqu'un vient de m'objecter qu'alors certain parents mettraient leur progéniture en formation professionnelle exploiteur également contre la volonté et les intérêts des concernés.

Tout d'abord:

Ne pas pouvoir constater un problème réel sans détailler une solution actuellement possible revient à étouffer toute critique. C'est un peu comme les éradications trop vite d'articles sur la wikipédie, si un embauche est éradiqué il ne peut pas être expandu en article complet.

Ensuite:

Le milieu des apprentis des jurandes n'était pas un milieu comme pour l'exploitation archi-capitaliste des enfants en des pays sans retenu dans la matière. Un apprenti était le fils d'un maître ou d'un compagnon. Les apprentis fils de maîtres (patrons) et les apprentis fils de compagnons (salariés) étaient égaux. Le traitement des apprentis était reglé dans les statuts d'une jurande. Ce n'est que la révolution française qui a détruit les jurandes, comme ce n'est que les républiques ensuivantes qui ont détruit les démocraties locales de l'Ancien Régime.

Mais enfin:

Le droit sur le bien et le mal des enfants en age infantil ou scolaire est d'avantage l'affaire des parents. Seulement quand les parents font quelque chose de très mal, alors l'état a le droit d'intervenir. Les législations modernes (comme en Allemagne depuis 1938 ou en France depuis le ministère de Jules Ferry) inversent les rôles de manière totalitaire et font des parents de simples vassales de l'état. Ce n'est pas parce que l'état a quelque chose de légèrement meilleur (selon ses propres fonctionnaires) à offrir aux enfants qu'il devrait avoir le droit de s'imposer et de se substituer au jugement des parents.

Hans-Georg Lundahl
Aix-en-Provence
25 mars/7 avril 2009
Fête d'Annonciation (a st)

3 commentaires:

matthieu v a dit…

encore une fois: je ne critique absolument pas le fait de transmettre un savoir faire à sa progéniture, ni même les artisans -je n'ai surement pas grand chose à redire à qui que ce soit-.

tu dis que l'Etat doit punir ce qui est mal.
quelle est la frontiere entre le bien et le mal?
boucher des perspectives à son fils, est-ce (bien que sans mauvaises intentions) mal?
le priver d'une éducation basique, est-ce mal?

Hans Lundahl a dit…

L'éducation scolaire actuelle n'est pas vraiment basique sauf par rapport aux exigences bureaucratiques d'études et par la législation.

Ses ancêtres ou devanceurs étaient basiques pour les études supérieures, pas pour la vie civique.

Joyeuses Pâques!

Hans-Georg Lundahl a dit…

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