jeudi 18 novembre 2010

Quelques clarification à propos l'interview avec Bruno Gollnisch en PRÉSENT

Mise-à-jour en bas!


Je cite (après samedi 13/XI/2010, p. 4)

JS ou OF*: Vous y évoquez la défense de la patrie, la défense de la famille française et la défense des valeurs du travail ...

BG*: Même le regretté Raymond Barre** ... avait rendu hommage à cette dévise, dont l'origine, je crois, est chez Saint Éloi.


Saint Éloi aurait donc demandé à Dagobert de rétablir la monarchie après une révolution dont la dévise était "liberté, égalité, fraternité"? Et dit "changez la dévise en Patrie, Famille, Travail?"

Faire l'œil ...

Trève de plaisanterie, ce qui me semble tout à fait raisonnable et réaliste est une autre scène, je présume que les lecteurs comprennent le Latin:

Rex Dagobert9: Quid faciam ut rex?
Episcopus St9 Eligius: Patriam servire, familiam servare, in bono negotio perseverare.

Je fais une analyse avec les sous-entendus que je présume y retrouver:

  • Patriam servire (et non te ipsum)
  • Familiam servare (et non dissolvere)
  • in bono negotio perseverare (et non vacillare).


Après le comportement de certains mérovingiens, c'était peut-être pas du tout mal comme conseil.

Où me posé-je à côté des critères de St Éloi?


  • Patriam servire? Je ne suis pas roi, ni politicien. Inapplicable.
  • Familiam servare? Je ne suis pas encore marié. Mes capacités à la fidélité se mésurent du fait que j'ai eu trois copines, et j'ai été largué trois fois. Et pas après avoir enceinté qui que ce soit.
  • In bono opere perseverare. Ce que je fais, comme écrivain et comme compositeur, malgré l'opposition, malgré la diffusion quasiment confidentielle, dont mes blogs sont victimes, malgré quasiment une conspiration de silence.


Qu'ai-je donc contre l'abrégé comme dévise?

C'est stylisé d'une façon qui rend le sens méconnaissable. Un peu comme la "fleur de lys" de Renouveau Français. J'aime la fleur de lys, mais leur version avait angularisé la curvature classique de l'emblême, et encore étiolé les pétales en lignes. Je ne déteste pas les gens qui font Renouveau Français, au contraire, je les ai parfois côtoyé avec plaisir sur le pélérinage de la tradition ce Pentécôte, mais comme culture politique ça me semble appauvri. Et un peu rigorisant.

Pourquoi une dévise? La dévise se fait par rapport à une armoirie. Et l'armoirie se fait par rapport aux faits qui ont annobli, normalement une dynastie, par extension un pays. SPQR n'était pas une dévise. Chi-Rho était beaucoup plus qu'une dévise. E pluribus unum en était une dévise, parce que les États Unis venaient de s'annoblir du statut de groupe de colonies au statut d'un état fédéral.

Si la France a besoin d'une dévise, pourquoi pas "fille ainée de l'Église"? Ou "mitis depone colla Sigamber"? Ou, puisque les loyautés deviennent français plutôt qu'envers la Chrétiennté latine entière à partir de la Guerre de Cent Ans, pourquoi pas les mots de celle qui épousa Francia au Ciel, avant de la donner aux rois: "je sers, mais messire Dieu premier servi!"

Mais une dévise n'est normalement pas trois substantifs. De grace! C'est presque comme Liberté, Égalité, Fraternité! La pomposité avec trop de thés ... et peut-être trop peu de thé dans la théière. Quoique, si St Éloi a eu quelque chose à dire à propos de Patrie, à propos de Famille et à propos de Opus/Négoce, alors, il aura eu quelque chose à dire à propos de la liberté, à propos de l'égalité, à propos de la fraternité. Genre:

In libertate serva liberos innocentes, in æqualitate judicandos et in fraternitate te ipsum cum subjectis.

Si le comportement de Dagobert s'était prêté à un tel conseil. Peut-être y a-t-il des politiciens plus récents auquels ces mots se dirigeraient mieux qu'à lui.

Trois substantifs, ça rappelle normalement trois verbes. Même "e pluribus unum" sousentend un "fit".

Trois substantifs, érigés en trois valeurs, bien, la boutade de Maurras, à propos de la IIIe République était bonne, mais parmi les non-révolutionnaires, je trouve et Brézil, et Pétain, défectifs vis-à-vis Portugal: Dieu, Famille, Patrie. Trois "choses" pour ainsi dire qui dépassent un-même et qui tous les trois peuvent demander un dépassement de soi-même d'un-même. Y mettre le "travail" ressemble un peu ... martiniste? maçonnique?

Biensûr qu'on préfère l'œuvre bien faite à l'œuvre mal faite (en plus mal faite par des gens très mal payés, comme vous avez la lucidité de dire - fair trade, not free trade était une dévise personnelle du roi Oscar II), biensûr qu'on trouve que le négoce plutôt que la mendicité - chez particuliers ou chez l'état - (quand c'est possible d'éviter celle-ci) doive nourrir la famille. Et que le négoce d'un homme le faisant à plein temps doive nourrir également femme et deux enfants au minimum. Mais est-ce pour ça une chose à mettre dans une dévise? Le négoce est un moyen, licite, normale, pour beaucoup de situations même obligatoire - mais aussi un châtiment. Une chose appelé par les Romains "improbus labor". Observation pareil pour Ordem e progreso. Il y a d'occasions où l'ordre établi doit être rompu - par exemple par le code vestimentaire*** de Ste Jehanne d'Arc - sans prétention à un quelconque progrès, et il y a des occasions où c'est précisement le progrès qui est le menace.

Le metier de mes parents - carrière réussi pour mon père, arrêtée dans les études pour ma mère - c'est la médicine. Planning Familiale et Psychiatrie/Psychologie ne seraient pas deux endroits où la bonne éthique médicale se trouve menacée?

Le mien a été (aussi interrompu avant de finir les études) langues et lettres, donc professeur. Mon metier serait pas menacé de devenir une forme de trahison envers les psys (les deux ou trois formes) par le fait que 1 sur 50 n'est pas fait pour écouter le professeur dans la classe ("Attention Deficit Hyperactivity Syndrome" comme si c'était maladif de ne pas être fait pour être élève) et peut être autant ont peu de chances d'être acceptés comme copains dans les récréations ("Asperger syndrome" comme si c'était maladif d'être attentif aux détails dans une mésure communément demandé plutôt à peu de spécialistes qu'à des travailleurs d'un équipe). En plus d'être un flicage envers l'éducation familiale de certaines familles. Et pour certains sujets voir même désinformation.

Hans-Georg Lundahl
George Pompidou/Beaubourg
18/XI/2010

* JS=Jeanne Smits, OF=Olivier Figueras, BG=Bruno Gollnisch
** de gauche, semble-t-il?
*** imposer des peines pour l'infraction envers un code vestimentaire rappelle donc un peu l'évêque de Beauvais - quoique des amandes n'est pas précisement un bûcher.

Mise-à-jour le 3 avril 2011:


Vouloir protéger "les droits du travail, de la famille, de la patrie" dans une législation ayant même statut de constitution n'est bien-sûr en rien un acte idôlatre ni martinique. Au moins pas en soi. Ça dépend de l'exécution de cette intention./HGL

mardi 16 novembre 2010

Fjeril vingad synts på Haga ...

Lofvärd luxe, med tanke på stälningen i staten.



Stort grattis, blifvande regenter!

dimanche 14 novembre 2010

Si Dieu pourrait annihiler un moment de mon passé et pourtant m'en laisser le souvenir?

Question philosophique. Mais, aussi théologique. J'irais donc entre les champs du savoir chrétien.

Comme pour beaucoup des questions il y a la question: si Dieu s'en fîchait complètement de quoi que ce soit, son pouvoir va-t-il suffire pour tel ou tel chose, et l'autre question, vu que Dieu est bon, va-t-il réellement faire tel ou tel chose.

Le premier type de question s'appelle la question considéré selon le pouvoir de Dieu absolu, c'est à dire absolu d'autres considérations que le fait que Dieu est tout-puissant. Le deuxième type de question s'appelle - si je me souviens bien - la question considéré selon la bonté de Dieu, son pouvoir étant déjà compris.

Dieu peut ordonner qu'une chose soit basé sur une autre chose, par exemple la quantité et les autres accidents du pain sur la substance du pain, et il peut enlever la base et faire rester miraculeusement la chose basée sur tel base sur son pouvoir. Ce que se fait pour les accidents du pain dans l'eucharistie, selon la doctrine ou même le dogme du Concil de Trente.

Alors, un événement du passé ayant réellement eu lieu est évidemment la base d'un vrai mémoire du passé. Donc, selon le même pouvoir considéré absolument, Dieu peut enlever l'événement passé de l'existence?

Pas si sûr. La substance du pain dans l'eucharistie n'est pas simplement annihilé, il est fait une autre substance, celle du Corps de Christ. Mais Dieu pourrait évidemment changer un événement dans le passé dans un autre événement.

Pourtant, il pourrait nous laisser le mémoire du passé première version, en le remplaçant avec un passé bis, pour ainsi dire. Tant que tout ce qu'on considère est le pouvoir de Dieu.

Alors, la bonté de Dieu, il est Vérace, il ne sait pas mentir. Nous laisser le mémoire d'un passé qui ne soit pas resté le passé, c'est un peu comme nous induire dans l'erreur. Et, quoique Dieu peut très bien nous laisser dans une erreur que nous avons de toute façon subi de notre propre faute ou celui d'autrui, ou qui n'a pas d'importance, il ne nous induit pas dans l'erreur. Donc, s'il nous remplacerait notre passé avec un autre passé, il sera obligé de nous remplacer aussi notre mémoire du passé.

Encore la bonté de Dieu, vis-à-vis sa création en générale, pas juste les êtres doués d'intelligence angélique ou humaine, il aime l'ordre. Si Dieu remplace le passé que j'ai vécu il y a 20 ans avec un autre passé, quand le fait-il? Dans le passé même ou dans le présent?

Car, si c'était dans le passé même, l'autre passé n'aura pas eu lieu en aucune version du passé. Et si c'est dans le présent: pourquoi est-ce que Dieu ne respecte pas son habitude de faire les décisions sur le temps dans son éternité qui voit tout temps, certes, mais les réaliser dans le temps même?

Donc, la bonté de Dieu vis-à-vis le temps exclut qu'il changerait le passé une fois devenu passé. Et s'il le ferait quand même, ce qu'il faut pas dire, sa bonté envers nous excluerait qu'il nous sauvegarde la mémoire d'un passé devenu non-passé, irréel.

Et l'eucharistie? Bon, si la substance du pain ne susbstiste plus, substiste en son lieu Le Pain des Anges. Alors, le voir sous l'espèce du pain n'est pas être trompé, la bonté de Dieu n'exclut pas que la doctrine eucharistique soit exactement vrai chez St Thomas.

Par contre, quand on parle du passé, il y a des choses que Dieu pourrait annihiler. Nos péchés, quand on les confesse. Mais c'est plus probable que ce qu'il annihile est le mal dans ces choix, une fois qu'on en se détourne et qu'il nous accorde son absolution (par un prêtre, normalement - non, je n'en suis pas, si vous avez des péchés à confesser, il y en a qui le sont). Sinon, il y a des possibilités que le jour du Jugement, les sauvés se commencent à souvenir de quelque chose, pour s'en accuser, et que Dieu les assure "Non, ça n'existe plus, je t'en ai laissé le mémoire juste pour te laisser l'espace de pénitence, maintenant, ça n'existe plus". Mais quoique je ne trouve ça hérétique, je trouve ça un peu litéraliste dans l'exégèse.

Vous croyez que Dieu aurait créé une terre au debut, ensuite laissé des millions d'années à son existence, ensuite annihilé ces millions d'années mais en laissé les traces dans la terre? Et ensuite "et la terre était vide..." du verset 2? Je ne le crois pas, je crois que les prétendues traces des millions d'années sont traces d'autres choses beaucoup plus récentes. Mais là, au moins, on aurait eu en terre non trompé. Et les anges en tout ça? Bien, justement, il me semble pour ça plus jsute de dire de Dieu que la terre est et a toujours été assez récente, vu que le Bible est vraie dans les généalogies de la Septante (7.200 - 7.800 années, Martyrologue Romain ou calendrier Vieux Russe selon L'Année de la Création dans laquelle nous vivons).

Hans-Georg Lundahl
Georges Pompidou
Beaubourg, Paris
St Élisabeth d'Hongrie
14/XI/2010

jeudi 11 novembre 2010

Déconnecter de la réalité veut dire quoi, Dominique Morin?

Laissons, pour l'instant, la question de cannabis strictement à côté. Le peu que j'en sais de propre expérience est qu'il y a un stade euphorique comme chez le vin, et un stade au delà de l'euphorie, que je juge plus dangéreuse que l'au-delà de l'euphorie chez le vin. D'observations très sporadiques je sais qu'un homme qui en a beaucoup consommé par les années peut devenir assez fou, à moins que c'étaient des démons de l'enfer qui l'avaient trompé sur un vaisseau spacial. Mais je ne sais pas s'il s'est contenté de la stade euphorique ou s'il est systématiquement allée au-delà. Ni de quels autres choses il se soit saoûlé, dont probablement l'alcool en quantités plutôt nordiques que françaises.

La question dont je parle s'appelle internet. Il touche juste quelques lignes de votre message blog à propos la Californie. Celles-ci, avec la note en bas de page:

Plus sérieusement, derrière cette mascarade se cache un immense appétit de manipulation des consciences. Les jeunes sont un formidable enjeu idéologique et économique. En contribuant à les déraciner de leurs familles et de leurs identités, en les déconnectant du réel (4), les emprisonner dans une quête insatiable de plaisir et d’oubli les déstabilisera suffisamment pour les rendre plus dociles et perméables aux manipulations.

(4) Internet, les jeux vidéos et la communication virtuelle y contribuent déjà très bien.


Semblablement il y a donc quatre choses, en réalité juste trois, qui contribuent à:


  • déconnecter les jeunes du réel,
  • les déraciner de leurs familles et de leurs identités,
  • les emprisonner dans une quête insatiable de plaisir et d'oubli
  • et les rendre dociles aux manipulations, déstabilisés ...


Car internet se divise déjà en deux choses: jeux vidéos, communication virtuelle. La troisième chose est bien sûr celle que je viens d'aborder très brièvement, le hachiche.

Un jeux vidéo n'est bien sûr pas lié à l'internet, elle peut également être lié à un console playstation. Les parents de lou (connue de journal infime) en sont fanatiques.

Et la communication virtuelle ne l'est pas non plus, car à part celle par internet, il y a celle par téléphone, par téléfax, par télégramme, par courrier classique sur papier, celle par journaux, celle par télévision, celle par radio, celle par cinéma, celle par dessins animés, celle par BD et celle par livre, en vers ou en prose, en fiction, en documentaire ou en texte de faculté. N'oublions pas celle par conférence ou école, dans la mesure, bien sûr, que le conférencier ou prof ne communique pas ses propres pensées mais celles d'un autre, d'un auteur ou d'une autorité - comme le fait le prêtre chaque fois qu'il reprend les mots de Notre Seigneur ou d'un quelconque auteur reconnu par l'Église, ou tout simplement de son professeur au séminaire.

Pourquoi est-ce de la communication virtuelle plutôt que réelle, tout ça?

Parce que: par téléphone on ne se voit pas de figure, ceux qui communiquent, ni par fax ou télégramme, ni par chat et ni par courriel ou courrier classique. En tous ces cas, on communique mais on ne se parle pas dans un vis-à-vis réel. On n'est pas en train de boire, manger ou fumer les mêmes choses (anodines, euphoriques ou dangereuses) sauf par hasard ou par connivence préalable, et on n'est pas en train de regarder le même paysage.

Par journal, par télévision, par radio, on est encore davantage coupé de la communication réelle, vu que les consommateurs ne sont pas capables de communiquer avec celui qui tient le programme sauf par son ingérence comme rédacteur ... à PRÉSENT (qui a reproduit votre article blog) c'est bien Caroline Parmentier qui décide combien de lettres seront répondues et lesquels - dans le cadre de l'espace accordé chaque jour, item pour les spectateurs en téléphone pour les programmes radio ou télévision, là le rédacteur doit faire face à un certain marge de surprise. Il sait d'où vient l'appel, de quelle ville ou même pays, mais pas qui appelle. Pourtant, le nombre de spectateurs qui appellent et ceux qui ont leur appel télévisé ou diffusé par radio est en raison tellement inégale que la plupart des spectateurs ou auditeurs trouvent plus sage et réaliste de ne pas même appeler. D'où le ton habituellement un peu exalté des spectateurs qui réussissent quand même de s'écouter "en double" à travers la télévision ou la radio.

Le cinéma, y compris le dessin animé est un peu autre chose: à la différence des média quotidiens on y va par un choix, l'autre choix étant par exemple un concert ou un dîner au resto. Mais là, la possibilité de communiquer avec "les communicateurs" est presque moindre que pour les programmes de télé ou radio ou pour le journal. Sauf par le fan-mail, on écrit à son acteur ou dessinateur ou réalisateur favori, on a quelques chances (quoique très affaiblis) de voir six mois ou un an plus tard ses réactions incorporées dans la base de la prochaine production. Plus on vit avec l'esprit transmis par la production, plus agrandit cette chance. On écrivit une lettre à Elvis - à l'époque - et peut-être c'est cette lettre là qui l'a influencé de choisir Acapulco comme scène de Fun in Acapulco. Juste peut-être. Mais pas si la lettre était chagriné sur le thème elvis-the-pelvis, ça c'est sur. Et la production télévisée de La Petite Maison sur la Prairie se prenait quelques libertés vis-à-vis les livres, peut-être quelques décisions, par exemple de soigner l'alcoolique avec la prière, sont prises par lecture des lettres d'admirateurs ou d'admiratrices, mais presque certainement pas par la lettre d'un non-admirateur, comme quelqu'un qui aurait jugé la série mièvre parsque autre et moins rock'n'roll que Fun in Acapulco.

La bande dessiné et le livre sont encore autre chose. On peut s'y infuser (c'est ma nostalgie du bon thé acheté en hecto et infusé en théière doublé de mon français défectueux qui me suggère ce choix de mots) jusqu'à l'immersion, mais on peut également en interrompre la lecture, que ça soit par rapport à la mamie qui appelle au repas ou que ça soit par rapport à un ami qui appelle sur la téléphone ou que ça soit sur satiété (mauvais augure pour la lecture continuée après la pause alors) ou autre cause, même le sommeil. On peut choisir de ne pas revenir - comme pour Crime et Châtiment ou quelque thèse marxiste trop sèche (il y en a qui sont lisibles quoique erronnées dans la doctrine) - ou de revenir souvent - comme pour le Seigneur des Anneaux ou les documentaires de Thor Heyerdahl.

Et, il y a aussi la communication virtuelle par internet. Un blog est souvent comme un journal. Un vidéo est comme un cinéma. Il y a même des blogs en bandes dessinées. Mais ils s'approchent tous au livre, en tant qu'il reste possible d'y revenir. Et ils s'approchent au mail en tant que c'est possible d'y ajouter des commentaires.

D'où vient donc cette idée que la communication virtuelle précisement par internet mais pas par livres ou télévision serait délétère pour le "sens de la réalité" ou l'enracinement dans sa famille? Serait-ce que par hazard les vieux de la famille trop souvent sont nostalgiques de la seule occasion qu'il leur est arrivée d'avoir un commentaire publié dans un journal ou d'être écoutés par radio ou télé? Serait-ce que ces vieux trouvaient normal précisemment la coté unilatérale de la communication, le fait que la publication d'un commentaire fait par eux était une chose à célébrer comme une réussite, tandis que pour les commentaires sur les blogs ou les statuts en FB, ce qui compte est d'avoir les commentaires auquels répond l'écrivain ou qui trouvent faveur chez les lecteurs du même statut FB?

Pour les psychiatres il y a une autre coté: en tant qu'ils sont apparentés à Miviludes ou au socialisme scientifique, ils sont contre l'internet et ses effets sur le "sens de réalité" précisemmment comme ils sont contre les lectures d'auteurs du premier siècle (Sts Matthieu et Jean, Flave Josèphe ou Tite-Live) ou du treizième (St Thomas d'Aquin, St Bonaventure, Dante Alighieri après ou St François avant eux). Ou certains oeuvres du XXe, comme sur la Cristiade ou les enfants de Fatima: par ce qu'ils détestent voir la pensée unique marxiste sérieusement mise en question ou niée.

Hans-Georg Lundahl
Paris/Beaubourg
St Martin de Tours et
Armistice de 18

11/XI/2010

samedi 6 novembre 2010

Idolatry killing girls


It is not often that I quote Al-Jazeera, but Life-Site News has given a hint about a video worth watching. Here is their article with Al-Jazeera video.

The unborn killed after eight months this time is a boy. More often however, it is a question of girls.

In China the idolatry perpetrating this is atheistic, evolutionistic socialism.

In Hindoo India, girls were not killed, but widows were. Honour in that society demanded they throw themselves on pyre, but actually they were not seldom drowsed by Hashish or Opium or both, so they could not tell what they were doing. The Al-Jazeera video reminds us, that before Portuguese, French and English stopped this evil practise in their colonies, Moslems did so in Pakistan and Bangladesh. Not meaning that the conquest was not celebrated in a way that was also bloody, but still, stopping such a thing is an honour.

Back in Rome before Christianity it was a bit like China. A boy had one the few boys' names, and the first four boys could have real names before there were names meaning Fifth (Quintus), Sixth (Sextus), Seventh (Septimus), Eighth (Octavus), Tenth (Decimus). Whether a ninth boy had a real name too or was killed because ninth I do not know. But I do know the girls' names were the family names or tribe names of the father turned into the feminine version. A tribe (gens) Tullius with a family called Cicero (it really means chick-pea) had a very famous member, Marcus Tullius Cicero. His daughter's name was - Tullia. The feminine of Tullius. I thank Régine Pernoud (La femme aux temps des Cathédrales) for drawing my attention to this fact. May she rest in peace.

And no, Romans were not slaughtered by conquering Christians, they converted themselves.

Hans-Georg Lundahl
G. Pompidou, Beaubourg/Paris
6/XI/2010

vendredi 5 novembre 2010

Grüß Gott, Fräulein Kampusch!

Wie ich in "metro" lese sind Sie in Paris um für Ihr Buch Werbung zu machen.

Darf ich annehmen, Sie lesen auch Französisch? Dann möchte zitiere ich - mit Vorlaub - ein Paar Zitate in französischer Sprache, und antworte - auf Deutsch.

Aus der Critique:

son ravisseur a presque réussi à la convaincre qu'elle était mieux enfermée que dehors. Presque, car cet être profondement malade et asocial n'est jamais parvenu à la briser complètement.


Nun, Psychiatriker und Psychologen - ist das auch nur "presque"?

Depuis le 23 août 2006, le jour de son évasion, Natascha Kampusch bénéficie d'un lourd suivi psychologique.


Haben DIE Sie davon überzeugt Sie seien unter deren, zwar nicht Einsperrung aber ständiger Überwachung besser dran als ohne das?

Pendant huit ans et demi, il m'a manqué un environnement social.


Und die Psychiatrie bzw Psychologie beraube Sie seitdem nicht der gesellschaftlichen Umgebungen?

Aujourd'hui j'ai un problème avec la superficialité des gens, la concurrence, la rivalité, l'animosité. Beaucoup des gens agissent faussement à mon égard, ils me mentent. Il faut que je me mette à l'abri.


Ich bin vielleicht gegen Psychologen und Psychiatriker voreingenommen, aber nur so spontan sag ich mir: mit denen glaub ich es Ihnen gerne.

Au moins, Wolfgang Priklopil était honnête dans sa démarche: il voulait me faire mal et il le faisait.


Wie ich die ersten Aussprechngen ihrerseits mir erinnere, sagten Sie damals er sei kein absolutes Monster gewesen, ihm sei es - danach - eher nicht darum gegangen Sie zu verletzen - obwohl sein Benehmen für wenig anderem geeignet war, ganz objektiv.

Aber hat Sie das psychologisch-psychiatrische Gefolge wirklich gut getan, seitdem?

Fonder une famille implique une responsabilité très grande que je ne me sens pas capable d'endosser.


Ja wieso? Sie sind intelligent, Sie haben was trauriges überstanden, es wäre doch Zeit für was fröhlicheres? Oder fühlen Sie sich wie "Witwenfrau Priklopil", obwohl da was absurdes dabei ist?

Et puis je serais toujours dans la crainte qu'il arrive quelque chose à mon enfant.


Vor weniger als einer Woche hatte ein Beby hier in Paris einen Engels-Schutz. Das Mädel fiel von höheren Stockwerken auf ein Café - so einen Stoffschirm den es über vielen Cafés gibt und der nicht eingerollt wurde: es war irgendetwas ein bissl verrostet und der Besitzer war sehr ausnamsweise nicht Pflichteifrig genug um auszuharren bis er es geschaft hatte. Und nachdem das Beby da abprallte, wurde es von einem Rugbyspieler aufgefangen und ist ganz wohl. Wie wärs mit etwas Gebet um Engelschutz? Ich denke weder Priklopil noch Psychiater oder Psychologen sind ganz das richtige Milieu um Gebet zu lernen ...

Schön Guten Abend noch

Hans-Georg Lundahl
milk/Stalingrad-Straße
Paris
5/XI/2010

mercredi 3 novembre 2010

comment about subsidiarity

A man wrote an article about Judging the appropriate level.

On the other hand, the individual family is arguably too low-level to do all of it. The base of human knowledge is simply too broad even for two well-educated parents to teach their children completely on their own. My knowledge of calculus, dimly recalled from high school classes many years ago, just can’t cut it; I’m going to need help teaching my children that.


"the base of human knowledge" - wait, as in University? I mean Cardinal Newman in Catholic Idea of a University says the meaning of a University is to provide a teaching of human knowledge in all and every field. Yea, if your children are in for University, do give them a chance to study calculus too. And to discuss how it translates into real mathematics. For logarithms I have translated "10-logarithm of 2 is the power of ten, if raised to which tens multiplied by themselves produce two" into "10-logarithm of two is the ratio where a power of ten and a power of two approach each other at the proportionally most possible (they will never be identical)".

Generally speaking all children need to learn about God. If parents do not know their catechism, there are catechists provided by parish. If parents do know it, they or their children are eligible as catechists, if the post becomes vacant, meanwhile they can teach their children without overburdening catechists. And an older sibling may very well teach it to younger siblings.

A farmer's boy was usually taught all there was to know about farming (i e traditional way) by his parents at their farm. A cobbler's boy usually learned what he needed to know about cobbling by a colleague of his father, ditto for a goldsmith's boy or a blacksmith's. My greatgrandfathers on ma's side were the two types of smith, my grandfather was first cobbler's apprentice before changing trade (ending up as a distiller). He did have an appetite for knowledge, but he got it mostly from reading - and I was his apprentice in reading.

Louis XVI had this hunch that both smiths and cobblers might usefully know something about drawing, so he started opening drawing schools, only getting around to the one in Paris, for free, for poor children. This is one thing that earned him a reputation of wastefulness: masters wanted to reserve drawing lessons for the apprentices and journeymen they wanted to be masters, not for every one, whom they wanted to stay journeyman (employee).

But if you are only dimly aware of calculus, it means you have not needed it in your trade, which means your children, if they get same or closely similar trade won't need it either.

A girl was typically taught wifing and mothering, sometimes - optionnally - she got a wide reading as well. Is that such a bad base for human knowledge?

I appreciate the drawing lessons (I never learned to draw well) but calculus as an excuse for your children absolutely needing a school? Seriously?

But more to the point: if parents are not quite sufficient as school, they may still be quite sufficient as their own children's "school board". The fact that some parents, indeed most, won't chose calculus for their children as an argument against that? Seriously!

First version of same comment on same quote (that quote ending by his inadequacy for teaching calculus)

Assuming your children need to know it. If your memories are dim, chances are you have had no need of it. If your children have similar interests, chances are they will have similar professions and no need of it either.

On a farm, formerly, parents taught children what there was to be known about farming. If they missed Leibnitz’ differential calculus, big deal. In towns, one cobbler would send his son to another to be taught the trade (it was my grandpa’s first attempt at a profession), one goldsmith to another goldsmith (which was his father’s trade, though he stayed the level of journeyman, never becoming a master).

Louis XVI rightly thought that goldsmiths and cobblers could both need drawing, which is why he wanted to start drawing schools for free for poor apprentices. In Paris one opened. But calculus? Seriously?

I left him with a comment I told him not to publish, chosing between my two ones

Hans-Georg Lundahl

samedi 30 octobre 2010

Katie, JTM 1 peu

Avec mes émotions, je pourrais me coller à toi, avec ma prudence, je me dis: on n'est pas encore mariés. On n'a pas encore le droit de se dépuceler.

Merci pour ce matin.

Tu veux quoi?

Avant de répondre, lis un peu. Si tu trouves quelque chose qui te dérange: alors tu me le dis ou tu me rejettes. Mes excuses pour te tutoyer, si ça te dérange. Mais JTM c'est tellement classique comme SMS.

Tu sais que c'est la paroisse St Nicolas du Chardonnet que je vais les dimanches?

Hans-Georg Lundahl

vendredi 29 octobre 2010

Comme si leurs prières étaient "fais que nous soyons de plus en plus le levain dans la pâte" ...

Pour St Louis en l'Isle.

D'abord pour parfaire mon volontariat d'écrire pour le bulletin paroissiale, ensuite pour clarifier pourquoi je suis ce dimanche venu à quitter la Messe et aller à St Nicolas du Chardonnet. Malgré le miracle eucharistique qui - s'il est génuine - me semble prouver la validité de la Messe Célébrée selon le rite de Paul VI.

Le nouvel offertoire est une prière de repas sabbatique. Pas un "simple repas", car le repas sabbatique est dans la prière là identique au Seder de Pesach. Ce sont les repas non-sabbatiques qui peut-être manquent prière, peut-être ont encore une fois la même mais moins obligatoirement, ou même une prière plus courte, j'en sais rien, je ne suis pas juif. Comme tel il fait de quelque façon double emploi avec le Pater Noster surtout avec "panem nostrum supersubstantialem da nobis hodie" mais pas exactement les autres prières (n'étais-ce un but de la réforme liturgique d'éliminer "ce que fait double emploi" avec qqc de plus important?)

[d'ailleurs la deuxième fois cette semaine que ce bloc-notes de yahoo se ferme quand je suis en train de le rédiger, la première était à la Marie du VII, ici c'est à Mouffetard, V - et non, il ne s'agit pas de mes action, car " bloc-notes impossibles à afficher" ne peut pas dépendre des miennes]

Le vieux offertoire par contre reprend jusqu'à dans la réponse du peuple quasi tout le Pater, y compris ce que ne relève nullement de la notion du repas: la gloire de Dieu (avant le "panem nostrum" et notre utilité "panem nostrum", mais aussi ce que vient après: pardon des péchés, délivrance des tentations trop grandes et du mal ou du malin). Quand même il était une nouveauté, il manque à la liturgie Dominicaine.

Il était une nouveauté tout court ou il remplaçait ou résumait quelque chose? Je pense qu'il résumait ou remplaçait déjà au début ce qu'il y a dans la liturgie orthodoxe, ce qu'aujourd'hui on réintroduit dans une forme plus libre dans le novus ordo: les prières, entre autres, pour les divers catégories et pour les divers besoins de tous.

Et LA j'ai trouvé ce dimanche une occasion de quitter la liturgie.

"Pour que nous vivions de plus en plus en communautés ouvertes aux autres" - "Seigneur, aie/prends pitié de nous"!

Le Kyrie eleïson, je reconnais, par exemple de la liturgie orthodoxe. Ce qui venait avant, non.

Ce n'est pas une prière recourante de l'Église que tous vivent en communautés, ni que tous soient ouverts aux autres. Et encore non plus que chaque communauté soit ouverte aux autres communautés, même celles dehors de l'Église.

Et il y a cette même tendance dans une autre église où je viens de visiter le Noveau Rite dit "ordinaire", Nanterre, la messe célébrée par le curé de la cathédrale. Là, les prières étaient plutôt acceptables, mais le Kyrie eleïson était remplacé par un autre refrain: "Seigneur donnez-nous ton Esprit, pour bâtir ton royaume". "Pour bâtir" ressemble plutôt à "pour que nous, avec son aide, bâtissions ton royaume" qu'à "pour qu'il bâtisse ton royaume (en nous)".

En plus, même si "bâtir l'Église" est un but de l'Eucharistie, en tant que Baptême et Réconciliations sont - oui pour ceux qui les reçoivent la condition de recevoir l'eucharistie, mais autrement, en global - le fruit de l'Eucharistie, alors, le fait de bâtir le royaume de Christ avec des nouvelles pierres vivantes (par le Baptême) ou des pierres vivantes réinsérées (par Pénitence), ne se fait pas à chaque Messe, et n'est pas non plus comparable à certaines requêtes, qui ressemblent plutôt à ce qu'on offre au bon Dieu un plan du bâtiment à construire, avec ce refrain! Comme le fameux "toujours vivre en des communautés ouvertes aux autres" de ce dimanche.

Cette prière là n'est pas exactement quelque chose dont toute l'Église serait d'accord.* Ni St Nicolas du Chardonnet, ni St Louis en l'Isle ne peuvent prétendre être toute l'Église. On ne peut pas prétendre que ce soit St Nicolas du Chardonnet qui invente une prière pour insulter les réticences anti-communautaires de St Louis en l'Isle. On doit conclure que cette prière forme en parti aussi un moyen de polémique contre les réticences communautaires de St Nicolas du Chardonnet. Et, quoique la polémique est licite, la prière de l'Église n'y est pas le bon endroit.

Comme d'ailleurs, la réponse aux préjugés anti-chrétiens quand à la personne du Messie et l'accomplissement de Jésus de Nazareth: le pire n'est peut être pas que la réponse de l'interlocuteur prévu était trop faible, mais que c'est dans l'église que Krygier ait prophéré ses mots objectivement blasphèmes. Quand les prières de chapelet non programmées, par l'intrusion des jeunes tradis mais rejointes par paroissiens de Notre Dame aussi, auront porté fruit dans des conversions, on pourra peut-être rétrospectivement dire que l'Évêque Mgr. Vingt-Trois aura été bien inspiré. Vu que c'est son vingt-troisième année d'épiscopat ou de sacerdoce - je ne me souviens plus duquel - espérons que cette année qui correspond à son nom lui apporte un peu plus de clarté quand à l'intégrité de sa foi catholique.

Mais il y a encore dans ces prières réintroduites à côté de l'offertoire: je n'ai pas entendu, ou si j'ai entendu j'ai oublié l'occasion, mais il m'est surgi en âme une fantaisie sur cette prière, comme si on avait dit "faites que nous soyons de plus en plus le fermant qui lève toute la pâte" - "Kyrie eleïson".

Un Pentécôtiste pourrait bien prier "faites que nous soyons de plus en plus le ferment qui lève toute la pâte, jusqu'à ce qu'elle soit levée". Déjà, ça serait un détournement hétérodoxe du texte, si c'était une prière par une église apostolique (pour eux ça pourrait être interpreté par Dieu comme une demande de rejoindre l'église catholique ou l'église orthodoxe), car les baptisés et une Église de baptisés ayant une vrai succession apostolique sont déjà, par ce fait même, le levain qui lève toute la pâte jusqu'à ce qu'elle soit levée. On ne demande pas de devenir ce qu'on se sait déjà être. Le faire donne l'impression de se vouloir convaincre par méthode Coué, ce qu'est ridicule. Les prières comme celle du dimanche me paraissent en esprit aussi un peu comme si on avait oublié la dernière phrase. Si les prêtres font de l'hypnose ericksonnienne, ça pourrait être une suggestion post-hypnotique de l'oublie. Je recommande donc qu'ils arrêtent ça, si j'ai bien deviné. Plus sérieusement, ça pourrait aussi être un souci d'être "plus sobre" et "moins bibliciste" qu'un Pentécôtiste éventuel qui prierait ça. Souci pas faux, mais alors aller jusqu'au bout, ne pas imiter leur mode de prière.

De toute façon, je recommande qu'ils n'oublient pas que le texte sur le levain comporte une limite: "jusqu'à ce que toute la pâte soit levée". Une prière comportant des mots comme "de plus en plus" ne devait pas se référer à une quelconque condition ou tendance terrestre, car pour les choses terrestres, chaque condition, chaque tendance a bel et bien une limite au delà duquel il ne convient plus de continuer le progrès. Une pâte levée n'a pas besoin d'être encore davantage et davantage levée, mais d'être mis dans le four: où elle se lève encore, mais pas indéfinement, elle se raidit pour devenir du pain.

Un homme marié dans un couple ouvert aux enfants n'a normalement pas besoin d'être absorbé dans une communauté focolari pour être encore davantage vivant dans une communauté, et une communauté ouvert aux enfants, aux pauvres, aux laïcs, n'a pas besoin de s'ouvrir aussi aux juifs, aux musulmans, aux protestants, aux franc-maçons de rite écossais, aux athées y compris le Grand-Orient, à Georges Fennech et sa Miviludes. Et l'ouverture aux sodomites doit être là même que toujours: soit vivre seul, soit prendre une femme (pour les hommes), soit rester sans les Sacrements.

Ce que me laisse - par voie d'association - un soupçon un peu amère quand à l'origine d'une prière comme "de plus en plus vivre en des communautés ouvertes aux autres": une secte est selon les définitions des trucs comme Miviludes une communauté fermée vis-à-vis l'extérieur. Une prière comme ça pourrait être la réponse à une demande discrète d'un sympatiseur de la maçonnerie, qui voudrait ainsi forcer les fidèles a subir dans leur liturgie une forme de méthode Coué de devenir autre chose que des fidèles, autre chose que des gens qui peuvent à occasion être intolérants et à d'autres renfermés vis-à-vis d'autres confessions.

Il y a eu aussi une chose comme ça dans une de mes paroisses orthodoxes, la dernière avant mon retour au catholicisme traditionnel: entre la prière, toute traditionnelle, pour les malades, et celle, toute aussi traditionnelle, pour les pécheurs, on avait introduit une prière pour les "alcooliques et toxicomanes" - comme si c'était une cathégorie distincte à la fois des malaeds et des pécheurs! Quelqu'un avait cru que je me trouvais là? Alors, la prière de l'église a été minipulé "pour moi" - ou "pour mon bien" (supposé) mais contre ma réputation. Je n'aime effectivement pas être tamponné comme alcoolique ou toxicomane.

Ce n'était pas juste mon honneur qui était blessée, mais la vérité. Dans un alcoolique, dans ses consommations d'alcool et ses réactions, il y a ce que relève du péché uniquement, comme la décision une soir de boire jusqu'ivresse, ou, quoique moins, la décision à telle heure de continuer de boire tout en risquant l'ivresse. Il y a aussi ce que relève de maladie - les ivresses mêmes et les "lendemains" sont des brèves maladies, l'alcoolisme comme maladie chronique est là des qu'une verre suffit pour induire l'ivresse - notons, l'ivresse, pas quelque autre symptome d'avoir bu, comme le rouge qui me peuvent monter aux joues même après une verre de rouge ou encore du chocolat ou du fromage bleu - elle se prépare avec les tolérances augmentés. Par contre, ce qui n'est ni maladie, ni péché, n'est pas une troisième catégorie entre "malades" et "pécheurs", c'est ce qui relève du normale. Certains hommes (mormons, musulmans et autres) ne supportent pas de voir un sdf boire une verre avec le repas ou de le voir prendre un verre de trop ou de le voir apprécier la bière offerte plutôt que le coca: ces hommes là seraient prèts à introduir une troisième catégorie entre pécheurs et malades pour eux. L'Église n'est pas là pour suivre leur mauvaise inspiration. Ni pécheur, ni malade revient à normale.

Il y a des gens tellement fourbes que les prières traditionnelles pourraient les blesser. Prier pour ceux qui voyagent peut être un insulte à un seigneur féodal qui abuse son territoire pour faire de la piraterie - comme les "Hunde von Kuenring" faisaient sur la Danube, jusqu'à ce que le Duc d'Autriche, avertis par un prisonnier échappé par miracle, faisait la siège à leur château.** Prier pour les prisonniers peut être apperçu comme un insulte par des militaires qui font des choses comme à Dachau ou Abu Ghraib. Le vieux offertoire peut être le fruit d'un compromis: d'une côté l'église fait une prière complète comme ça aussi, de l'autre les "moins de détailles" permettent aux malfaiteurs de ne pas se voir ciblés par les prières traditionnelles.

Aujourd'hui la tentation de politiciens serait plutôt que de supprimer les prières d'en introduir des nouvelles, comme la prière pour alcooliques et toxicomanes, ou comme la prière pour "vivre de plus en plus dans des communautés ouvertes aux autres".

Et sinon - si les prières comme ça ne se font pas sur quelque pression politique même discrète ou indirecte - c'est de toute manière une façon d'introduire son idéologie à soi dans la prière à Dieu. Dans la prière collective des fidèles. Peut-être quelque prêtre a-t-il dit "la paroisse le demande" parce que telle commission - regardez bien alors les proportions numérales entre la commission et les paroissiens, souvenez-vous alors que chaque membre du commission parle davantage aux autres membres sur les sujets en question qu'aux paroissiens en dehors de la commission, souvenez-vous alors que les paroissiens en dehors de la commission sont consultés en fonction de leur bien-être avec les membres de la commission! Le bon M. l'abbé Houghton a dédié un chapître de son livre à ce qu'il appelle "l'église du bavardage". Dans ce chapître, peut-être fait-il tort à Jean-Jacques, mais il a vu les commissions, il a vu souffrir les paroissiens humbles et pas trop commissionnaires après le réforme liturgique. Avec une prière comme ça, il y en a des paroissiens qui s'en foutent des détailles, il s'agit de toute façon de l'eucharistie, il y en a qui sont blessés en secret, et il y en a qui - comme je fis moi-même dimanche passé - se vont à St Nicolas du Chardonnet. Pour moi c'était un retour après une excursion très brève. J'ai beau avoir trouvé la conviction que le novus ordo s'est effectivement célébré validement à Buenos Aires, n'empêche pas, je ne sais pas si une messe même valide où je risque des prières comme ça soit une messe que je devrais fréquenter. Plutôt St Nicolas alors!

Hans-Georg Lundahl
Complété Vendredi
29/X/2010 à Beaubourg

*Certaines réflections me reviennent du bon livre de CSL: Letters to Malcolm, chiefly on prayer. Peut-être Michael Davis l'a-t-il lu aussi?

**Pour les lecteurs de l'allemand, je recommande "Die Hunde von Kuenring" et "Das Rosengaertlein" dans la collection "Sagen auss Oesterreich", la partie "Niederoesterreich". À cette époque les Ducs d'Autriche n'étaient pas encore les Habsbourgs, mais les Babenberg.

mardi 26 octobre 2010

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vendredi 22 octobre 2010

Idées reçues d'inspiration malthusienne


Endroit
où vue
Citation Réponse
 
Emmaüs
Agora
BD en photo
"si je me protège, je la protège aussi" De quoi? D'une parentalité "non souhaitée", certes. Est-ce vous ou l'asso ou Sarko qui n'aime pas que vous deveniez parents?

De SIDA?

Pas vraiment avec les capotes avec elle. Avec la fidélité, si.

Car, oui, être infidèle (sans capote) est risquer sa santé et celle de sa femme, mais, si tu a la capote avec ta femme, tu te protège contre elle, alors c'est trop tard pour la protéger, tu la protège contre toi, alors c'est trop tard pour te protéger.
 
Phosphore
Novembre 2010
p. 58
"Mais à 16 ans, même à 18 ou à 20 ans, beaucoup des choses sont encore en pleine transformation dans votre propre vie, et il est nécessaire de ne pas contrarier ces changements. Votre personnalité évolue, celle de l'autre aussi. LA bonne personne est celle qui ne vous empêche pas de changer." Ah bon?

Dans les siècles du passé, pas juste le XIX et le XX débutant, mais jusqu'en arrière vers les Romains et - peut-être aussi - "nos ancêtres les gaulois", l'age adolescente a été apperçu comme un age idéal pour se marier.

En Polonais, "le marié" se dit toujours "mlody kawaler" - "jeune célibataire" - et "la mariée" se dit "mloda panna" - "jeune demoiselle". Si on remplace les mots mlody/mloda avec "stary/stara", on a une expression qui signifie plutôt "trop tard pour se marier". Surtout pour la femme.

Mais cette splendide période de changement personnelle? Eh bien, c'était le changement entre jeunesse en recherche de mariage à jeunes mariés et - parents. Plus tard c'est plus difficile de changer, donc plus dur de devenir un bon parent.

Comme prof, j'ai vu un couple agés de 15 se former quand j'étais là, les deux étaient parmi les meilleurs personnes de la classe, et quelques mois plus tard, j'apprend qu'ils ont décidé de se quitter par manque de compatibilité. Biensûr qu'ils manquent de compatibilité s'ils sont tous les deux égoistes - ce que n'étais pas le cas - ou s'ils sont tous les deux poussés à une décision égoiste, ce qu'était à mon humble avis plutôt le cas.
 
Ceci n'est pas une idée reçue malthusienne:
 
PRÉSENT
Mercredi
le 21 oct 2010
et ce lien.
Résumé: Les évêques polonais viennent de condamner la fécondation in vitro comme "petite-sœur de l'eugénisme" puisque pour chaque embryon emplanté, plusieurs sont tués - il s'agit des personnes humaines! - ou congélés.

"Les évêques proposent de remplacer la FIV par des programmes de lutte contre la stérilité ou par l'adoption d'enfants."
Bien, le meilleur programme qu'il y a contre la stérilité est de ne pas attendre jusqu'à trente ou quarante avant d'avoir enfants.

Les mères de 16, 18 ou 20 aurant très rarement eu à lutter pour avoir leurs enfants, au moins contre la stérilité.

Contre la société moderne? Pour garder leurs enfants une fois eus? Contre propos d'avortement ou propos de laisser leurs enfants pour adoption? C'est une autre question.
 
Amicalement, sérieusement

Hans-Georg Lundahl
22/X/2010, Ste Élodie
Bibl. G. Pompidou, Beaubourg

mercredi 20 octobre 2010

John Sanidopoulos is often good, but again dishonest, out of loyalty to neohimerite "orthodox"

Here is link to post.

Its condemnation of abortion is good and recognised as such by both Catholics and Orthodox. But since quoting Church Fathers he is also condemning Contraception, though Catholics and Paleohimerites, but not Neohimerites recognise that.

I added three comments, of which he did not approve the second, the one most condemning of neohimerite "orthodoxy".

I quoted from post, from St Augustine quote:

that they procure poison to produce infertility, and when this is of no avail, they find one means or another to destroy the unborn and flush it from the mother's womb.


I noted: that "poison to procure infertility" corresponds to contraceptive pill, just as much as "one means or another to ... flush it from the mother's womb" corresponds to abortion pills or other means of abortion.

I noted furthermore, that if he was a neohimerite, he needed to tell his bishop that, I as a Papist knew it already from Pius XI (Casti Connubii) and from Paul VI (Dignitatis Humanae), as well as paleo-himerites already were told so by that bishop of Shanghai and San Francisco and by Fr Seraphim Rose.

This was left out. The quote from Saint John Chrysostom confirmed it, and therefore I added a comment that he DID approve:

St John the Gold Mouth: "Why do you sow where the field is eager to destroy the fruit? Where there are medicines of sterility?"

Contraception pills are precisely "medicines of sterility". Thank you again.


Which proves he had already seen and disapproved the other comment.

HGL

This means I am very suspicious of intent when two persons of Greek Orthodox Church - one probably excommunicate, since communist and atheist - greeted me this last week. Also of that OCF thing I received like an invitation in this guestbook spam from Chisinau:

https://www.ocf.net/members/Annual-credit-report-identity/default.aspx

Ort/Place: Meniappeaby, Cotonou
Datum: 2010-10-14 07:25:03
Kommentar:


As could be seen from RIPE nr, the spammer was not in Cotonou but in Chisinau.