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mardi 3 avril 2012

On the Regress to Infinity Backwards Being Still Impossible


The creationist arguments and its variants rely on supposing that an infinite regression is impossible. I wonder, why precisely is such an infinite series held to be impossible.


It is actually the argument of St Thomas Aquinas. As in The Five Ways. Furthermore, it is not per se Young Earth Creationist.

If one places two mirrors facing each other, there is one mirror the image of the other, which contains its own image, which contains the image of the other, which contains its own image, et cetera ad infinitum.


Has the infinitude of mirror images been truly verified? But even so, it is not an infinitude backwards in causes, but forwards in effects.

It is not infinite regression, since it regresses to the two mirrors and what is put between them as first cause, together with light, of that particular effect.

If one divides 10 by 3, the answer is 3.3333333333333, etc. ad infinitum.

The value of pi, is held to be 3.14159, etc., etc.

If become aware that I think, I think that I think, and I think that I think that I think, etc. ad infinitum.

Are each of these not infinite regressions?


If one divides 10 by 3 one gets 3 and 1/3. If one uses duodecimals, that has a finite expression: the third length of ten feet is three feet and four inches. However, a seventh would be as impossible to express in duodecimals as in decimal fractions.

Since decimal fractions are not thirds, they are incommensurable with the third, and expressing the third in decimals becomes potentially infinite - i e whenever the mathematician gives up, he knows he could theoretically go on. And that however far he went on, he would not have exactly expressed that other ratio, as he exactly expresses it by saying 3 and 1/3.

That infinitude is precisely because it is impossible to express thirds in terms of decimals - unlike halves, fourths, fifths, twentyfifths, twentieths and so on.

Similarily the relation between periphery and diameter of a true circle is irrational, because these two have no common measure. It is therefore as impossible to express in either decimals or any other fractions as are into decimals those fractions of nominators including factors other than two or five.

If the universe itself contains these infinite regressions, why should there not be an infinite regression of causes?


Neither in double mirrors, nor in decimals do we find a regress into the infinite backwards in causation.

In the case of expressing thirds, sevenths, et c. in decimal fractions or of expressing irrational geometric relations in any kind of fraction (but you can say of any decimal acquired that it is below or above the value that cannot be expressed, as you can say of any non-decimal fraction in the case of irrational relations.

Such infinitude is purely accidental, and in the effect of expressing improperly, not in causation.

In the case of double mirrors, you have just maybe an infinitude forwards in effect (not really, I think), but certainly not backward in causation.

Hans-Georg Lundahl
UL of Nanterre,
Tuesday Holy Week
(Latin and Uniate Cal.)
Year of Our Lord MMXII.

mercredi 3 août 2011

Viens de lire le débat Onfray - Hollande

Tout d'abord, si Onfray a, après les meurtres en Norvège, plus de raison d'avoir honte de Nietzsche que moi d'avoir honte de créationnisme, il n'est quand même pas un "first Marxist hunter" qui massacre des jeunes parce qu'ils sont cons dans la politique.

Quoique, s'il soutient l'avortement (il ne s'y prononce pas souvent), il soutient un massacre des encore plus jeunes qui risquent de devenir cons, et non parce qu'ils le seraient déjà.

De toute façon et manière, il y a des côtés du Nietzscheanisme qu'il ne partage pas aux mêmes extrèmes immorales que Breivik. Comme Thomas d'Aquin ne partageait pas les erreurs d'Aristote aux mêmes extrèmes que les Averroïstes.

Hollande a bien dit que la France a la capacité de soutenir devant le monde des valeurs universelles. Seulement, la loi Veill n'en est pas. La loi Rachida Dati sur les sorties de la prison n'en est pas non plus. Veill a paganisé, Dati a islamisé et paganisé la législation française. Et le fait que le catholicisme et l'islam n'ont pas la même vision des valeurs universelles est une bonne raison de ne pas laisser islamiser la France.

Ceux qui veulent ni l'un ni l'autre, ni l'islam, ni le catholicisme, où puisent-ils leurs idées sur les valeurs universelles? Chez Nietzsche? Non, même Onfray ne fait pas exactement ça. Chez Marx? Plus sanguinaire que Breivik, dans les applications déjà vues. Chez Darwin? Il ne prône pas exactement un système de valeurs explicite, et les systèmes de valeurs qu'on a vus implicites dans sa biologie font horreur, comme le social-darwinisme, le progrès (avec les ouvriers qui égorgent les prêtres), l'eugénisme, un libre marché qui délocalise. Et c. Chez eux-mêmes seuls? C'est un peu orgueilleux, un surestime des propres personnes comme incapable d'erreur catastrophiques - au moins chez eux qui auraient autrement accès aux sources meilleures de valeurs. Chez les ancêtres payens? Fort bien, mais ils ont fini par devenir chrétiens. Dans l'Ancien Testament? Il a depuis 2000 ans abouti au Nouveau Testament. Ceux qui ne s'en rendent pas compte ne sont pas toujours à la hauteur morale de Moïse ou Abraham. Ils sont parfois trop paternalistes, par exemple, comme Laban vis-à-vis ses filles. Et parfois un tantinnet cananéens dans les meurs sexuels. Chez les Hindous encore payens? Mais ce n'est que grâce à la colonisation chrétienne (portugaise, française, anglaise) qu'a fini la secte des Thagui (thugs) qui étranglaient au nom de Kali, et l'obligation d'honneur des veuves de haute caste de se jeter sur le bûcher du mari défunt (merci bien, Phileas Fogg et Passepartout d'avoir empêché ça dans un roman de Jules Verne! - mais c'est pas de pure fiction, c'est emblêmatique pour la réalité historique) selon l'exemple des veuves de Krishna. Et les Hindous décolonisés avortisent les foetus des filles. Maintenant.

La police norvégienne vient de qualifier, mensongèrement, le meurtrier d'Oslo comme "chrétien fondamentaliste". http://o-x.fr/5dxq - Là ils jouent le jeu des "musulmans modérés" angoissés d'une "menace chrétienne". Et des autorités chinoises (aussi des avorteurs des fétus de filles, à encore plus grande échelle), pour qui les convertis, pour l'instant protestants, après le Tian an Men sont "une menace". J'en ai lu dans le même numéro de Nouvel Obs.

Je trouve biensûr moins correcte de part de ces chinois de se fier à Calvin que de se fier à St Augustin. Calvin niait le libre arbitre de l'homme. Il niait la présence réelle eucharistique. Il prétendait une apostasie ayant eu lieu de l'église visible et qui justifiait de refaire l'église selon ses propres idées. Pourrais-je conseiller à ces chinois qui bravent la persécution des autorités communistes, de traduire Somme Théologique par St Thomas d'Aquin, et peut-être ses Commentaires sur la Politique d'Aristote aussi, et ses hymnes, les écrits (moins volumineux, c'est sûr) de St François d'Assise (trois règles et pas mal de lettres), et, par St François de Sales la belle oeuvre Introduction à la Vie Dévote, ou Philotée.

Pourrais-je conseiller aux français de ne pas faire amalgame entre les "chrétiens fondamentalistes" et un "chrétien identitaire" qui n'est plus chrétien? Et entre un chrétien identitaire d'une droite qui tue, apparentée aux templiers et à la loge et les chrétiens identitaires qui sont chrétiens, catholiques, comme Bruno Gollnisch ou moi-même? Je viens d'être verbalement aggressé déjà trois fois après le massacre, et je ne suis ni templier, ni franc-maçon, ni raciste. Il y a d'autres aussi qui ont raison de se plaindre.

Hans-Georg Lundahl
BpI Georges Pompidou, Paris
3 août 2011

samedi 26 mars 2011

Et non, monsieur l'abbé, pour moi, la liberté ne fut pas un mot magique

Et ce n'est pas en me donnant trop des libertés que ma mère aurait causé l'esclavage apparent qui fut le mien en prison, c'est en me voulant donner d'avantage de répères qu'avait fait ma mère que d'autres m'ont parfois poussé à des péchés, faute de pouvoir satisfaire aux mêmes pulsions en soi légitimes par la solution catholique légitime, soit encore à des situations où j'ai bravé une légalité apparente pour soutenir la morale catholique et ma liberté légitime. Un policier m'avait fait une telle attaque que même contre le pape j'aurais eu le droit de me défendre même avec des armes* - il ne fut qu'un policier et j'ai pris la sienne.

Ce matin je viens de lire comment dans le Sud-Ouest une mêre beaucoup moins sage que la mienne il me semble vient par le fait sans doute de vouloir hospitaliser son fils le provoquer à la scalper - elle était en vie - et de blesser avec machete quatre policiers.

Moi, je n'ai pas blessé ma mère mais plutôt elle est fière, surtout du fait que le policier est en vie, mais il a une cicatrice sur la hanche. Et je remercie la Sainte Agathe pour le bienfait d'avoir été ce jour là en 1998 épargné de la psychiatrie, ne fut-ce en allant en prison de détention. Plus tard, après une première acquittation, et fuite devant le deuxième procés condamné à une peine dont j'ai persolvé les deux tiers très légalement, et après je n'ai pas eu le malheur d'être mis en psychiatrie.

Hans-Georg Lundahl
Georges Pompidou/Paris
26 Mars 2011, anniversaire
de Rue d'Isly 1962

*Merci Michael Davies, Monseigneur Lefèbvre, St Thomas d'Aquin et St Robert Bellarmin!

MISE-À-JOUR le 2 avril:

Comme le disait si bien La Bleue Marine "on peut se sentir visé sans se sentir coupable".

Mais honnêtement, je viens d'apprendre que le principe "pas d'ennemi à droite" est une réponse à "pas d'ennemi à gauche" des gauchistes. Et, pour moi, ça ressemble un peu à le genre de partisanisme que dénonçait Georges Bernanos dans "La Trahison des Clerks". En plus, Chesterton n'aurait pas été d'accord, pour lui la droite et la gauche parlemenatires d'Angleterre n'étaient que messieurs Hudge and Gudge, juste un peu plus différents que Dupond et Dupont.

Donc, si je peux me permettre, je me ferais peut-être UN ennemi à droite.

Car, c'est pusillanime de ne pas oser ouvertement critiquer de Gaulle dont vous dites que le "nom ne peut même pas être prononcé", quand il a fait une chose catastrophique la semaine avant "rue d'Isly" et quand son mobile de changer opinion - noté dans son autobiographie - était si débile, un docteur ou étudiant de médecine d'origine algérienne qui pleurnichait sur la dépendance politique d'une communauté qui, comme vous avez très bien dit, n'existait même pas avant cette dépendance, puisque la dépendance avant, celle des Turcs, ne l'avait pas créée.

Il y a un Norbert qui serait bien d'accord avec vous, que j'ai connu en Vaucluse.

Quitte à moi de déplorer une autre décision degaullienne davantage, la rationalisation des entreprises, notemment des fermes en des entreprises plus grandes et rationnelles, imposée par la fiscalité - comme en Espagne sous le régime dit Tecnocracía, mais en pire - et pire encore les Social-démocrates suédois et comme les pires jusqu'à plus les communistes. Quitte à moi aussi de me tenir dehors les débâts brûlants, vu que je ne suis ni algérois, ni autre français, mais suédois. Honorer les victimes de rue d'Isly, on le peut sans aller jusqu'à épouser chaque cause des survivants après les faits.

C'est pusillanime de vous de ne pas vous reclamer ouvertement du nom autant que du prénom du "cher Léon" - Degrelle, exilé en Espagne. Car on n'est pas en Belgique où mentionner son nom et prénom constitue un délit. Je ne crois même pas que la justice belge serait très intéressé de poursuivre des délits là-dessus hors le pays.

Quitte à vous de dire que si avec la justice en communauté européenne et la loi - plutôt pseudo-législation, comme après une distinction importante thomasienne - belge, c'était quand même une prudence.

Quitte à moi de dire que s'ils disait qu'il y a "mille raisons de se battre", la préférée peut être une pour vous et une autre pour moi.

HGL

MISE-À-JOUR, 4-IV.

Jugement sur FB de Bitch: ça serait - y laisser trainer les jeunes - défaire les âmes pas encore faites.

Et les laisser trainer à Paris? Et à l'école publique (où pas mal des élèves des parents catholiques traditionnels doivent trainer faute de pouvoir scolariser à Bitch ou à la maison)? Quand aux vertus de la volonté, je peux témoigner, que dans la mésure quelque part que mon âme soit été défaite avant ou même après d'être faite, les harcèlements à l'école publique y ont contribué, mais pas FB. Ni les conditions qui regnent sur FB. On peut être blessé sur FB, mais on peut aussi se rétirer des gens blessants. Et sinon, c'est parce qu'on les côtoie à la cour de récré où ils se vengent pour le fait qu'on les a largué autre part.

Autre jugement de Bitch, qu'il soit à propos de FB ou pas: on voudrait des gens de conviction, pas d'opinions flottantes.

Fort bien. Je suis un homme de conviction. Entre autres la conviction que les athées sont fort mauvais en logique. Et que les mystagogues, quoique légèrement moins illogiques que les athées, sont fort déficients en bon sens. Il y a pas mal de mes convictions qui datent de ma lecture de Tolkien, pas seulement sa fiction, mais aussi ses lettres et ses essais ou allocutions académiques. On peut regarder ses lettres en traduction française:

J. R. R. Tolkien: Lettres
Éd.on et sélect.on Humphrey CARPENTER
avec l'assistance de Christopher TOLKIEN
Trad. de l'anglais par Delphine MARTIN et Vincent FERRÉ
Christian BOURGOIS Éd.,
Copyright 1981 et pour la trad. fr. 2005


Je renvoie sur la lettre n° 43 au fils Michael, 6-8 mars 1941, pour beaucoup de mes convictions sur le mariage et sur l'amour. Ou à la page 111 sur la bêtise d'administration en temps de guerre (lettre 61), que je trouve pleinement applicable à d'autres administrations, qui mettent leurs victimes en position comme en guerre (DDASS ou psychiatres, par exemple, ou l'école publique), je récommende aussi les pp. 134 l'observation que dans la réalité il n'y a pas d'Uruks, ou 137 sur les défaut de GKC en termes de philologie nordique et anglosaxonne, et sur la guerre d'Espagne les pages 140 - 143. Le rencontre avec Roy Campbell.

Oui je suis un homme de conviction, et je sais d'où je les ai. Une et sur FB: c'est trop vaste pour être une société corruptrice. Les vrais corruptions se font en société largeur classe d'école.

HGL

MISE-À-JOUR le 13-IV

Ça dit, l'église peut et doit mettre en garde contre mauvaise compagnies ou lectures. Mais mon point est: on ne met pas en garde contre Blackwells Bookshop, Oxford, parce qu'on y trouve Lady Chatterley's Lover, et pas très bien contre FB parce qu'on y trouve quelqu'un qui donne un lien vers un youtube avec Ahmed Deedat - en occurrence, c'était moi, pour montrer comme il était capable de se prononcer malhonnêtement sur le Quicumque Vult, et dans une compagnie qui le connaissait déjà. Mais ça aurait pu être un autre dans une autre compagnie - tout comme ici à Paris on peut faire n'importe quel rencontre, bon ou mauvais.

HGL

dimanche 28 novembre 2010

Non, on ne mûrit pas plus tard aujourd'hui qu'il y a C ans

Selon St Thomas d'Aquin, l'age du mariage est à 14/12 selon les deux sexes (corpus de l'article). Mais pour être émancipé de la tutelle et gerer ses affaires, 25 (première objection avec sa réponse). Ce qui correspond parfaitement à la loi romaine.

Read in English. Supplementum, Q 58, A 5.

Selon la science moderne, le cerveau a cinq ages, qui me semblent avoir été remaniés depuis l'article en Sciences Avenir févr. (inaccessible en ligne, sauf pour abonnés, peut-être) jusqu'à ce blog: première pendant gestation (!), deuxième naissance (!) à l'age de dix, troisième dix a dix-huit (!), quatrième vingt (!) à soixante, cinquième soixante au décès. Selon ma mémoire (j'ai lu l'article dans la Bibliothèque Place d'Italie), c'était un peu autrement: première depuis la gestation à dix - sans rupture à la naissance, mais la bloggueuse pourrait être avortionniste d'idéologie - deuxième de dix à dix-huit, troisième dix-huit à vingt-trois, quatrième vingt-trois à soixante et cinquième soixante à la mort.

Or, les âges du cerveau étaint précisément les mêmes aux temps des Césars ou de St Thomas d'Aquin qu'aujourd'hui. C'est une illusion néfaste et même grossière de croire que l'adolescent à ces âges là était autre que l'adolescent d'aujourd'hui. Un adolescent à l'époque de Saint Thomas avait le même cerveau qu'un adolescent maintenant. C'est aussi une erreur un peu plus pernicieux de croire que la maturité mentale se soit décalé sur l'échelle des âges du cerveau. Ni n'arrive-t-on nulle part en supposant que les Vieux Romains ou les Canonistes et leur apanage en Scholastique se soient trompés en ignorance des âges du cerveau, puisque, si pas mal de détails étaient inconnus, l'effet normal sur le comportement et sur les capacités de raisonnement et de volonté était tout aussi bien connu qu'aujourd'hui - ou même mieux. Parce que moins méconnu.

L'âge du cerveau entre dix et dix-huit est donc celui où Saint Thomas place le début de l'âge conjugable: attention, pas tout de suite au debut, mais après un décalage qui permet d'autres organes que le cerveau de mûrir. Si un garçon et une fille de dix avaient tout les deux la capacité d'intellect de se marier sans attente, il leur manquerait la possibilité de se rendre la dette conjugale, il leur manquerait aussi les effets sur la volonté de ce renouveau des passions, qui dès l'âge de se marier - qui n'est donc pas dix ans! - comptent encore un moment d'appetit charnel au delà de manger, de boire, de se reposer et de se fatiguer.

Attention: St Thomas ne dit pas qu'un homme récemment marié à l'âge de 14 soit normalement capable d'avoir une économie autonome. Dans les familles féodales et les familles campestres, ce n'est pas un sinéquanone pour qu'il se marie, vu que l'héritier reste juste l'héritier quand même qu'il soit capable à l'autonomie jusqu'au décès du père, vu que les jeunes dans la campagne peuvent gagner de quoi se nourrir avec des tâches simples mais nécessaires comme la garde des troupeaux (il y a même enfants auquels ça a été confié: les enfants de Fatima et la bergère Suisse de la lecture infantine, Heidi, racontée par Johanna Spyri).

Par contre, avant d'être capable d'hériter une domaine ou de gérer une entreprise développée, on devait avoir 25 ans. Soit être entré depuis peux déjà dans le quatrième âge de son cerveau, celui qui durera jusqu'à 60. Et, pour certaines classes, ça a été aussi le seuil après lequel un mariage devient économiquement "stabile" comme s'exprime la bourgeoisie. Car un futur maître artisan reste un éventuel maître artisan qui n'est qu'en apprentissage prolongé connu comme compagnonnage. Un futur avocat reste un éventuel avocat, qui n'est qu'en ses études. D'un côté l'état providence a aidé ces gens là: aujourd'hui, avec la bourse universitaire, avec les allocations, c'est possible de se marier sans avoir déjà atteint une stabilité économique bourgeoise normale.

Mais, dira quelqu'un, choisir la mère ou le père de ses enfants futurs est beaucoup plus importante que de gérer une entreprise, n'est-ce pas un cas ou plus ou, au moins autant de maturité serait requise? Tout-à-fait, c'est plus important. Et pourtant, au contraire, c'est aussi plus commun, moins exceptionnelle: c'est le bonheur banal, dans le vieux et bon sens du mot. Donc moins de dons sont requis pour y arriver. Si la grace pousse plus qu'à autre chose au monastère, la nature pousse plus qu'à autre chose au mariage. Et l'une comme l'autre conseillent bien sans que beaucoup de temps pour repenser soit requis.

C'est donc faux qu'aujourd'hui on mûrisse plus tard qu'avant. C'est faux parce que la nature n'a pas changé. Ou même, elle a changé à l'autre sens: après le déluge cent ans est devenu pas l'âge pour le premier-né (même deux-cents ans selon la Septante, ce qu'est aussi crédible) mais plutôt un âge où la survie est plus rare que le contraire. L'âge requis pour se marier a donc reculé, pas monté.

Le lien vers le blog décrit l'adolescence comme un âge ingrat. Quand je me souviens de ma propre adolescence elle était ingrate parce que je me voyais condamné au célibat. Comme mon âge actuel - 42 - est en train de devenir plus ingrat aussi, pour le même motif, si rien change bientôt. Et le pire, c'est que cette violence mentale peut entrainer des repressions hors toute proportion d'avec les violences commises, par le biais de la psychiatrie. Celle-ci comme les incapacités imposées aux adolescents fait des dégats considérables dans les vies, pas seulement des payens, mais aussi des fidèles. Ça fait temps que l'église commence à s'en rendre compte plutôt que de glosser sur une quelconque supposition que la maturité vienne ou puisse même venir plus tard aujrourd'hui qu'il y a cent ans. Certaines violences ne sont pas de l'immaturité, mais de la maturité bafouée.

Hans-Georg Lundahl
Bibliotheca Pompidoliana
I Dim. de l'Avent vers 2011
(28/XI/2010)

jeudi 2 septembre 2010

"Les moteurs des corps célestes"

Ce message fait partie de la série création vs évolutionnisme, clicquer ici pour voir les autres

Ainsi s'appelle le chapître v de Thomas Litt, Les corps célestes dans l'univers de St Thomas d'Aquin, Louvain/Paris 1963, dont je vous donne une info "désuète" (après Vatican II) mais importante:

IMPRIMATUR:

Lovanii, die 7 Novembris 1962
+ A. Descamps
Ep. Tuneten. Rect. Univ.


Je vous donne également la fin du chapître, où la question à repondre avec l'affirmative ou la négative est que le esprits créés qui meuvent les corps soient ou ne soient pas unis à ceux-ci comme âme à corps formant des êtres vivants:


En deux écrits de la pleine maturité, il ajoute que la différence entre l'opinion affirmative et la négative est peu importante, du moment qu'on admet comme certain que les corps célestes sont mus par des êtres spirituels: d'autre part, s'ils sont vivants, ils n'ont certainement pas la vie végétative ni sensitive, mais uniquement la vie intellective.


La note 14:


De spir. cr., 6, c.; Ia, 70, 3, c.

Trop tard pour l'insérer dans notre texte, nous découvrons un passage des Sentences (œuvre de jeunesse) où S. Thomas rejette l'opinion affirmative comme étant "une erreur des philosophes" et où il ne manifeste personnellement aucun doute: II Sent., 8, 1, c.


Ce qu'il rejettait dans sa jeunesse sans une ombre de doute est la position d'Aristote (selon sa lecture, par exemple de l'œuvre De Cælo ou dans ses résumés au chapître II, 70 de C. G.) que les corps célestes sont animés. Mais il ne rejettait pas la position qu'alors les corps célestes sont mus par des esprits créés comme ils peuvent également mouvoir les corps terrestres, c à d quasiment du dehors.

Photios rejettait même ça (ou surtout ça?) que les astres sont mus par des anges comme il avait lu dans un livre par un moîne qu'il récense dans la Bibliotheke.

Mais ni St Thomas d'Aquin, ni Photius n'ont jamais affirmé comme une évidence la position matérialiste des astrophysiciens d'aujourd'hui, que les astres non seulement ne sont que de la matière, mais qu'elles ne soient même pas mues que par matière et causes quasi matérielles, comme la gravitation. Ce que j'ai trouvé comme arrière-pensée et pour ainsi dire, preuves des preuves quand les astronomes rejettent "l'univers de saint Thomas d'Aquin".

Hans-Georg Lundahl
Bibl. Pompidou/Paris
2/IX/2010

jeudi 26 août 2010

Law/Loi

[On the contrary,] Isidore says (Etym. v, 20): "Laws were made that in fear thereof human audacity might be held in check, that innocence might be safeguarded in the midst of wickedness, and that the dread of punishment might prevent the wicked from doing harm." But these things are most necessary to mankind. Therefore it was necessary that human laws should be made.


S. Isidore écrit: "Les lois ont été faites afin que, par crainte de leurs sanctions, l'audace humaine fût réprimée, que l'innocence fût en sûreté au milieu des malfaiteurs, et que chez les méchants eux-mêmes la faculté de nuire fût refrénée par la crainte du châtiment." Mais tout cela est nécessaire au genre humain. Donc il fut nécessaire de porter des lois humaines.


I-II, Q95, A1, Sed Contra (Summa Theologiae, Sti Thomae Aquinatis)

Drinking beer in a park is not wickedness.Boire de la bière dans un parc n'est pas méchanceté.

I do not think Muslims ought to be tyrannised, but I do not think they should tyrannise us either. Neither in own persons, nor through police.Je ne pense pas que les Musulmans devraient être tyrannisés, mais pas non plus je ne pense qu'ils devraient nous tyranniser, ni par eux-mêmes, ni par la police.

No, it was not I who drank beer. I did not even see him clearly, since he was behind me. But neither did I notice him, so I have no indication he was anything like drunk.Non, celui qui buvait de la bière n'était pas moi. Je ne l'ai même pas vu clairement, puisqu'il était derrière moi. Ni ne l'ai-je entendu ou noté, donc je n'ai pas d'indication qu'il était saoûl.


HGL

mercredi 21 avril 2010

Three Catholic Fundamentalists

  • 1 Origen and
  • 2 St Augustine (the latter in De Civitate Dei notes that the former ridiculed Egyptians for believing in a 40.000 year old earth)
  • 3 St Thomas Aquinas (noted that the one-moment creation proned by both may have preceded the six day creation proned by "all other" Church fathers, since the one may refer to first embrya, the second to miraculously rapid fullgrown exemplars)

    - ok, let's throw in a
  • 4 for fun: St Robert Bellarmine, argued that Galileo was wrong.

    Do you need the references (I am notoriously lazy about that) or do you trust my memory?/HGL


The provocation is the ingresse of this partly readable even for free article by Dermot McMullan. Link.

samedi 10 avril 2010

By replacing St Thomas' five ways by "universe had a beginning and it is proven",

and at same time, Loisy-wise, ignoring the historic evidence for God (i e miracles, espec. those pertaining to public Revelation) what do we get?



Nietzsche's and his likes' "doubts about God's survival" (in his own case, not doubt but negation).

Here is why.

Mihai Eminescu wrote about a star with a retarded effect.

In the five ways, we are talking about immediate, non-retarded causality.

In miracles we are talking about purpose, directed to the problem (of sickness, death, ignorance) solved by such.

Let me add immediately, I am not tempted to leave the five ways of Aquinas, and still less of leaving the belief in publically recorded miracles.

HGL

samedi 21 novembre 2009

Émotion et passion, s'égalent-ils selon la Somme?

1) deretour : Émotion et passion, s'égalent-ils selon la Somme? ; 2) New blog on the kid : Pietro Gasparri avait tort sur la charité

Regardez d'abord quelques lieux clefs:

http://www.newadvent.org/summa/2022.htm#article3 I-II Pars, XXII, 3 (in English)

English http://o-x.fr/9ulc Français http://o-x.fr/gbek I Pars, LXXX, 2 (après on peut scroller vers le bas, dans le français et vérifier en quoi consiste la sensualité).

Il semble alors qu'il y a un "appetit rationnel" et une obéissance de l'irrationnel envers le rationnel. Donc, le fait d'identifier quelque chose comme émotif ne suffit pas de l'identifier comme contraire à la raison. D'abord, la raison elle-même a une appétence du bon (et se trouve par là identifiable comme volonté), ensuite la passion obéit à la raison, et il faudrait d'abord être sûr que le passionné ne soit déjà en obéissance plutôt qu'opposition à la recta ratio.

Celui qui dit "elle est enceinte après un viol, il faut avorter" et celui qui dit "voilà un mendiant, il vaut mieux donner (voir si je peux)" sont tous les deux émotifs, mais c'est l'opposition et la connivence de l'un et de l'autre avec la loi chrétienne, avec la loi naturelle, qui fait de l'un une pseudo-raison et de l'autre une raison valable.

Dans les deux cas, ce n'est pas par un bas calcul qu'on rectifie les choses, mais en considérant ce qu'est vraiment honorable, ce que resonne avec la raison dans les émotions. L'enceinte peut avoir un motif valable pour vendette - envers le violeur. Mais pas envers l'enfant. Et il est honorable de repousser celui qui vous demande le déshonorable ou le criminel (comme le sex hors mariage, comme l'intrigue contre l'état et la paix publique, comme, enfin, l'avortement), pas celui qui demande le nécessaire et l'utile ou encor le plaisant innocent (comme une baguette, du fromage, une lessive, un café ou une bière - ou des pièces pour en avoir quelques bienfaiteurs plus tard).

Hans-Georg Lundahl
Paris XI, Parmentier
21 nov. 2009, fête de la
Présentation de la Vierge au Temple

Mis à jour, mercredi 2 décembre:

Pourquoi je fais la manche pour lavéries/dans les lavéries:

Mon nom est mal orthographié*, ET le rendez-vous pour 30 nov. était donné le 19, entre-temps j'ai du laver.
pourquoi des Roumains viennent ici (et font parfois la manche), clicquer pour agrandir:

Nouvelle Solidarité 25 sept. 2009, p. 15. Signé Alexandra Bellea.

*voir Lundahl, pas Lindhal, s v p

mardi 30 septembre 2008

Aquinas agrees more or less with St Gregory Palamas (and not with sceptics or rationalists - link in title)

Comments before you click the link to read it:

One difference: Thomas Aquinas calls the light of grace "created", though he does not try to prove that point, he only argues that it is needed a light that exceeds all merely human light.

Another: he believes that the blessed in Heaven see the very essence of God, not just his energies. This is the one point where Rome actually condemned the fifth council of Constantinople ... apparently agreeing by implication that Barlaam was condemnable.

A pseudo-difference: Aquinas says that what is illumined by grace is our intellect. Later misuse of the word has made him being misunderstood as meaning "the ability to argue". To Thomas the ability to argue is only a very secondary side of intellect. Rationality is an imperfection of intellect, as compared with intuitive intellect. To him intellect means "that which understands", i e what the Greek language calls nous.

A convention: before saying what he thinks, he always leaves the word, so to speak, to his adversaries - or rather to what they would say and quote for themselves.

mercredi 2 avril 2008

Usury, definition of

Quoting a blog, The Red Herring of Usury*: Originally printed in This Rock, September 1997:


"In the face of this change, the Church defined what is meant by usury. Session X of the Fifth Lateran Council (1515) gave its exact meaning: 'For that is the real meaning of usury: when, from its use, a thing which produces nothing is applied to the acquiring of gain and profit without any work, any expense or any risk.'


"So too, Pope Benedict XIV in his encyclical Vix Pervenit, says: 'The nature of the sin called usury has its proper place and origin in a loan contract [mutuum]. This financial contract between consenting parties demands, by its very nature, that one return to another only as much as he has received. The sin rests on the fact that sometimes the creditor desires more than he has given. Therefore he contends some gain is owed him beyond that which he loaned, but any gain which exceeds the amount he gave is illicit and usurious.'


"Note again that a mutuum is 'a loan of a fungible, i.e., perishable, nonspecific good, whose use consisted of its consumption' (New Catholic Encyclopedia). But at present the choice for one's money in our world-economy is never simply between spending and hoarding, for money can always been invested in any number of genuinely profitable ('fruitful') enterprises."


Whoaa!

One of the enterprises is lending at interest. Which has always existed, but not been considered licit.

The second is investing in a limited responsability company or similar joint venture: which is indeed often profitable, but means exchanging money for a moral kind of ownership. Even if the share held by a share-holder is marked or named as a share for so and so many dollars, the share differs from the dollars in nature, and therefore the money has been exchanged for something which is not initself money. Nor is it exchanged without risk. Limited responsability means you have paid your fair share of the company's debts in buying the share, you do not need to spend more on the company's debts if it gets broke. The company's material belongings are different from yours. This is as distinct from the usual kind of company in which the company is a person or a family which responds to debts without limits either than those imposed by law for private debts, like not confiscating one's clothes. Even so, limited responsability runs a risk, which the lender for interest does not: he depends juridically on the good luck and business sense of those running the company. A lender may sue the borrower for not paying, even interest, but a shareholder may not sue the company for going broke, at the most the directors for making it go broke by incompetence.

The third is buying material and starting a company which you run yourself and take all the risks. That possibility has always been there. That has always been one of the alternatives for a rich man as against hoarding or borrowing.

Is the second option fair? Doubtful, since it makes the real decision takers mere stewards with the one goal of giving value in money for investments. If it is fair, does this possibility change the nature of the first possibility? I think not.


The second group of texts is illustrated by Deuteronomy 23:19-21: "You shall not charge interest to your countrymen: interest on money, food, or anything that may be loaned at interest. You may charge interest to a foreigner, but to yourcountryman you shall not charge interest, so that the Lord your God may bless you in all that you undertake in the land which you are about to enter to possess." Here the principle of interest-free loans is extended to embrace all of Israel (and would include those non-Jews who are living under Israel's protection). But notice that the Scripture also says, "You may charge interest to a foreigner," indicating that interest-taking is not presented as inherently evil or sinful.

Except that King James Version - and Douay Rheims - says "brother", where you say "countryman". And except that the relations between Israelites in Old Testament hold good for Christians in New Covenant as well. If through Christ every man is my brother - from whom shall I take usury (sorry, "interest", but you see the Greek would have tokos for either English word) without sinning?

And if there is something one may not do to countrymen, but to strangers only, does it not strike you as that thing being at least unpatriotic to do with your countrymen? If you decide in a city to impose a toll on visiting strangers, is it not possible that this may be because one has less solidarity with them and wants to spare the citizens a consumption tax at the same time as wanting to limit the competition for indigenous traders, but harden it for foreign traders?

Aquinas explains** that the Jews could licitly take usury from Canaaneans, because they were like public enemies to God as well as to Israel, they were people who had publicly worshipped gods who demanded human sacrifice as well as kinky rites in honour of fertility gods. St Ambrose, on the question of taking interest on loans given to Goths says: "whoever you may licitly kill, from him you may licitly take usury". There he spoke about enemies of the Roman Empire and future persecutors of the Orthodox Faith, in Spain as well as in Italy.

Money itself was considered primarily a medium of private and not commercial exchange. As Joseph Rickaby says of the Middle Ages (and his comments apply to much of antiquity as well): "In those days land was hard to buy, agriculture backward, roads bad, seas unnavigable, carrying-trade precarious, messages slow, raids and marauders frequent, population sparse, commerce confined to a few centers, mines unworked, manufactures mostly domestic, capital as yet unformed. Men kept their money in their cellars or deposited it for safety in religious houses. . .-They took out coin as they wanted it to spend on housekeeping, or on war, or on feasting. It was very hard, next to impossible, to lay out money so as to make more money by it. Money was in those days really barren" (Moral Philosophy, 261).


His comments do not even apply to all of the Middle Ages, not even the period of the scholastics. Or rather: especially not. When they called money barren, it is because the investor, not the lender is the one who makes, not the money, but the money's worth yield fruit.

Hans Lundahl
Aix en Provence
20 March/2 April 2008

PS: I quote:

Money is no longer a barren thing in itself, and thus the loan of money at interest is not usurious.



and:

Rickaby sums up the correct view of usury nicely: "[I]t is usury to take any interest at all upon the loan of a piece of property, which (a) is of no use except to be used up, spent, consumed; (b) is not wanted for the lender's own consumption within the period of the load; (c) is lent upon security that obviates risk; (d) is so lent that the lender forgoes no occasion of lawful gain by lending it"



I do not see how money is of other use than being spent, nor that a lender would lend money he needed for own consumption, nor that he usually foregoes securities, as for condition d, that would make every loan in history a licit source for usury. How can a man loan without foregoing any occasions for licit gain? Even in the parable, the one asked "why did you not give it to a money-lender so as to take usury" was the same who had foregone willfully the lawful gains, like the trade made by the other servants.

PS2: I notified the author, he and I have exchanged arguments on comments part here.

PS3: Distributism blog has a take on this.

*by David J. Palm
** click here and scroll down to Answer to Objection 2.