lundi 5 avril 2010

Sur la joie

Aujourd'hui est le jour d'Emmaüs. Non, pas de l'association, fondé par Abbé Pierre, mais de l'Évangile qui raconte un rencontre sur le chemin de Jérusalem vers Jéricho* qui mène pour le soir à un village nommé Emmaüs (y a-t-il des Palestiniens chrétiens aujourd'hui encore? Je l'espère!)

Aujourd'hui j'ai fait une excursion qui m'a donné de la joie. J'étais un peu troublé pour un jour de Pâque quelquefois hier (comme c'était le cas pour les deux disciples de l'Évangile) mais aujourd'hui j'ai eu beaucoup de la joie. Comme un autre Emmaus-Tag, la paroisse St Athanase à Trèves (FSSPX) sur le chemin entre Berlin et Paris, en 2005. Avant, durant et après la messe.

J'ai fait des charmants rencotres, j'ai eu des gentillesses de beaucoup de monde, une musulmane voilé le café du matin, par exemple, j'ai marché entre St Lazare sur une direction donné sur ma carte par une charmante rousse dans le graphique, j'ai rencontré une au pair créationniste qui redoute aussi la perspective évolutionniste de l'humanité en ruche et un jeune couple italien qui étudie les maths à la fac.

J'aime beaucoup l'évangile d'aujourd'hui, ce sont beaucoup de fois que Notre Seigneur fait des bon répliques aux pharisiens, mais aujourd'hui il fait une blague pleine de tendresse, comme autrefois son figure prophétique, Josef en Égypte, et Il la fait pour deux disciples. Une mascherade vénitienne, pour ainsi dire.

Certains ne voient pas la joie, même si elle est là, certains ne voient pas la source de la joie, même si elle est près, et pourtant Notre Seigneur se revèle enfin.

J'ai hâte aller à la messe et entendre cet évangile, je m'excuse! À plus!

Hans-Georg Lundahl
G Pompidou/Beaubourg
Paris IV
Jour d'Emmaüs de l'An du Seigneur 2010

*Post Scriptum du lendemain:

à st Nicolas du Chardonnet je n'ai pas entendu le mot Jéricho dans l'évangile, apparemment j'avais ça du Bon Samaritain, puisque la victime d'aggression qu'il aide était en chemin de Jérusalem à Jéricho, une direction symbolique qui explique pourquoi il fut blessé.

J'ai vérifié dans une édition universitaire, et trouvé une petite chose intéressente. Le texte a "deux heures de marche" en français, mais l'original a "soixante stades". Le commentaire précise en outre que quelques manuscrits ont "cent soixante stades" ce que correspond bien au village actuellement connu comme Anwas. Si 60 stades sont deux heures, 160 stades, avec même vitesse moyenne (ce que n'est pas sûr) donnerait 5 heures et vingt minitues de marche.

Plein de temps pour Notre Seigneur de faire leçons de Moïse et des prophètes pour indiquer comment il était lui-même, avec son église, sa mort et sa résurrection, prédit dans l'Ancienne Alliance. Et en même temps il montre l'humour de ne pas se faire reconnaître que plus tard!

Bon, leur doute et déroutement ressemble un peu à l'aveuglement des Juifs ... mais ils furent sauvés de faire parti de la synagogue apostate et persécutrice qui se reclamait de la condemnation sur un Sanhédrin déicide et qui plus tard fit une autre rebellion sur le Sanhédrin de Jamnia, après la destruction de Jérusalem, avant seulement l'évangile de St Jean, mais après les synoptiques. Ils furent sauvés pour l'Église chrétienne où les choses sont claires et joyeuses. Et la façon de laquelle ils sont brèvement ressemblés au judaïsme était très brève et un peu comique./HGL

2 commentaires:

Hans-Georg Lundahl a dit…

Une Arabe chrétienne vient de me dire que les villages Emmaus et Amwaz ne sont pas identiques ...

Hans-Georg Lundahl a dit…

J'ai entretemps entendu que Amwaz est quand même Emmaus rebâti. Amwaz est cent soixante stades de Jérusalem, la plupart des manuscrits nous disent soixante pour Emmaus, mais il y en a un manuscrit syriaque qui dit cent soixante.

À propos Jamnia, voici en anglais: Jamnia